Friday, March 14, 2008

1,420 Posts and moving to No. 8 Blog/Blogue

Hello, for those of you who enjoy our blog/blogue, merci! We appreciate your readership!

We are going to be posting be Franco-American News & Events, 8
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The same excellent work will be recorded in our new blog/blogue...

Update your links to this work with:
http://fanset8.blogspot.com/

Thanks again for reading!

Wednesday, March 12, 2008

«L'avenir incertain de TV5 Monde! — À mettre à l'ordre du jour du Sommet de Québec»

«L'avenir incertain de TV5 Monde! — À mettre à l'ordre du jour du Sommet de Québec»
Luciano Dorotea
Ancien conseiller au ministère québécois des Relations internationales
LE SOLEIL - ANALYSE
Le mercredi 12 mars 2008
Hyperlien : http://www.cyberpresse.ca/article/20080312/CPSOLEIL/80307082/5019/CPSOLEIL

Dernièrement, le Bloc québécois et le Parti québécois dénonçaient la France et son projet France Monde, un holding qui vise à restructurer l’audiovisuel extérieur français en chapeautant non seulement la chaîne d’information internationale France 24 et Radio France Internationale, mais également la chaîne francophone multilatérale TV5 Monde.

Le 25 février, à la Chambre des communes, le Bloc québécois accusait la France d'avoir «décidé unilatéralement de prendre le contrôle complet de la gestion de TV5 Monde». À la fin janvier, dans un texte publié sous la signature des députés Pierre Curzi et Daniel Turp, le Parti québécois disait «non à la mainmise de la France sur TV5 Monde». Les deux députés attribuent même au gouvernement de leur parti la paternité de la chaîne : «Le Parti québécois, dont le gouvernement fut à l'origine du partenariat unique et innovateur que fut TV5 au moment de sa création en 1984…»

C'est la France qui est à l'origine de TV5

Rectifions d'abord cette prétention à la paternité de TV5. C'est sous l'impulsion du ministère français des Affaires étrangères qu'a été créée la chaîne de télévision internationale francophone TV5. Elle a été lancée, le 2 janvier 1984, par cinq chaînes européennes de langue française : TF1, Antenne 2 (aujourd'hui France 2) et France 3 pour la France, la RTBF pour la Communauté française de Belgique (CFB) et la SSR pour la Suisse. C'est deux ans plus tard, en 1986, que le Consortium de télévision Québec Canada s'est joint à TV5 et c'est le 1er septembre 1988 que TV5 Québec Canada a été lancée à Montréal. Elle est actuellement l'un des trois plus grands réseaux mondiaux de télévision, aux côtés de MTV et de CNN.

Une centralisation à Paris

Dans le présent débat, le Bloc et le Parti québécois omettent de dire que c'est un gouvernement du Parti québécois qui a participé à la mise en place des conditions qui permettent aujourd'hui à la France de procéder comme elle le fait dans son projet de holding. Il est pertinent de rappeler que TV5 Monde, dont le siège est à Paris, a été créée le 1er août 2001 dans le cadre d'une réorganisation du réseau international de TV5, réorganisation qui fut décidée par les cinq gouvernements bailleurs de fonds de la chaîne, soit la France, la CFB, la Suisse, le Canada et le Québec.

À compter de cette date, la gestion opérationnelle de tous les signaux de la chaîne (France-Belgique-Suisse, Europe, États-Unis, Amérique latine, Afrique, Orient et Asie) devenait centralisée à TV5 Monde, à Paris, à l'exception de TV5 Québec Canada qui continuait d'être gérée, à Montréal, par le Consortium de télévision Québec Canada. Le Consortium de Montréal a alors perdu, au profit de Paris, la gestion de deux signaux régionaux des Amériques (TV5 États-Unis et de TV5 Amérique latine), de même que le contrôle effectif de la programmation de ces deux signaux.

N'eut été de la licence canadienne et des règlements du Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes, la gestion du signal TV5 Québec Canada aurait pu être aussi transférée de Montréal à Paris. Aujourd'hui, et pour les mêmes raisons, cette entité montréalaise de TV5, qui est juridiquement distincte de TV5 Monde, ne pourrait être intégrée dans le nouveau holding de la France.

Prépondérance de la France

Dans ce débat, il est également important de préciser que, depuis le 1er août 2001, la France est actionnaire majoritaire de TV5 Monde S.A., une société de droit français. C'est par l'entremise de France Télévisions, ARTE France et l'Institut national de l'audiovisuel français, qu'elle possède 66% des actions. Par l'entremise des représentants de ses radiodiffuseurs publics, la France détient également la majorité au sein des membres votants du Conseil d'administration de TV5 Monde. Enfin, à elle seule, la France assume annuellement environ 75% du financement global de TV5 Monde, ce qui lui donne une prépondérance effective sur les décisions liées à la chaîne.

En 2006, selon les données du gouvernement français, les ressources propres de la chaîne s'élevaient à 7,98 millions d'Euros, alors que la contribution de la France totalisait 66,58 millions (plus de 100M$), ce qui représentait près de 80% des contributions des États partenaires. À une époque où la plupart des gouvernements dans le monde sont confrontés à des difficultés et des contraintes budgétaires, on peut comprendre le gouvernement français de vouloir maximiser les sommes importantes qu'il investit dans son audiovisuel extérieur et dans TV5 Monde.

Le péril pour la survie de TV5 Monde comme chaîne multilatérale, ne provient-il pas d'abord de la faible diversification de ses sources de financement et du trop grand déséquilibre entre la contribution financière de la France et celle des autres gouvernements partenaires ?

Devenir un projet commun de la Francophonie

Les 22 et 23 février derniers, les hauts fonctionnaires des cinq gouvernements bailleurs de fonds de TV5 Monde se sont réunis à Ottawa pour discuter du projet de holding français. Selon une dépêche de l'Agence France Presse, le sujet a fait l'objet d'échanges «francs». Au-delà des discours sur le caractère multilatéral de TV5 Monde, la survie de la chaîne exige que cette multilatéralité se concrétise non seulement dans sa programmation, mais également dans son financement et dans un élargissement de ses partenariats qui tienne davantage compte de la Francophonie d'aujourd'hui.

Voilà un sujet que les gouvernements du Canada et du Québec devraient proposer d'inclure à l'ordre du jour du prochain Sommet de la Francophonie qu'ils accueilleront dans la ville de Québec, du 17 au 19 octobre prochain, et qui réunira 68 États et gouvernements membres de l'Organisation internationale de la Francophonie. D'ici là, la France pourrait-elle surseoir à inclure TV5 Monde dans son projet France Monde ?

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The Samuel de Champlain Portal

http://www.northernblue.ca/images/northernblue.jpg
*Announcing The Samuel de Champlain Portal

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*March 11, 2008 *Please Forward*


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This letter is to announce the creation of *The Samuel de Champlain
Portal* . This Web site
is an open collaborative wiki set up to mark the 400th anniversary of
the founding of Québec, and is dedicated to celebrating the life and
career of the founder of New France.
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This portal contains a growing slate of supporting textual and image
resources and activities that can be used for student projects and book
reports. Features:

 Chapter content and texts are locked against changes, but users are
encouraged to share resources they think appropriate. To contribute to
the Champlain Portal, you must apply for a UserID and Password, with a
note on what you want to add to the portal.
 The material in this portal can be used for non-profit educational use.
 We will be setting up an open area to feature uploaded student work.
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I hope you enjoy the site, and welcome your comments and suggestions.

Please contact me directly if you are interested in helping with a
French version of the portal.

Alastair Sweeny
General Editor
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E-mail: asweeny@gmail.com
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*The Samuel de Champlain Portal*
is hosted as a public
service by the Civics Channel and Northern Blue Publishing. You may also
be interested in our other open site, *The John A. Macdonald Portal*
.

Professor Documents Labors of Lewiston's Past

Professor Documents Labors of Lewiston's Past
By: SARAH DUNN

Posted: 3/11/08
The Bates Student

Surrounded by abandoned mills and other remnants of an urban industrial past, one can't help but wonder at the rich commercial history of the Lewiston Auburn area. A viewing of the documentary "Roughing the Uppers, The Great Shoe Strike of 1937" last Thursday night reflected the increased efforts of Bates and the community to address and honor the place we inhabit.

The event was hosted by Museum L/A as a part of their "Voices" lecture series. The museum dedicates itself to preserving and commemorating the history of Lewiston/Auburn workers and the Industrial Revolution, recognizing Lewiston/Auburn's history as a hub of the manufacturing world.

In Professor David Scobey's introduction of the film, he explained that the industrial community became an unequal, harsh and volatile force of society. The film and the history it captures represent "not only the importance of class and equality, but people's sense of social class as part of their own identities, the common working identity behind people at the core," said Scobey.

The film "Roughing the Uppers," created by the late Bates Professor Robert Branham and Bates alumn Lyn Francoeur and William Suris, features interviews with Maine historians and Lewiston/Auburn residents. The documentary, narrated by a Bates student, employs a rustic lens in its retelling. Branham used two VCR's - now deemed antiquated technology - to splice the footage.

Initially the film presents footage of bustling and burgeoning shoe factories, accompanied by the community's palpable fervor for new labor opportunities. However, this ardor quickly fades as the great depression and economic degradation ensue. The film quickly turns to a harsh depiction of an unjust, exploitative corporate world. The interviews provide horrific anecdotes of employee suffering and managerial mistreatment. "Roughing the Uppers" addresses not only employer exploitation, but gender inequality and racial conflicts, referencing the growing Franco-American population of the 1930s.

The bridge which connects Lewiston to Auburn is used as a focal point for the movie's retelling of the labor strike. The back-and-forth movement across the bridge is used to depict the struggle of the strikers as they attempt to cross it to reach the factories and their owners but are hindered by police blockades.

As Scobey relayed, the movie accurately portrays the nature of labor conflicts; they become a battle for control, of the government, police and courts, as well as a battle of ethnic loyalties.

The crowd in Carnegie was a sampling of all generations, mixing Bates students with community members all equally eager to investigate the city we share. Such a warm commingling of ages and voices brought to bare an intimate discussion of personal experiences and fears. Some discussed what it was like to be alive in the '30s, to witness the strikes firsthand. Others discussed the perils present day union workers face, revealing a deep-seated fear of being called to boycott.

"There were deep communal fights evident in this strike reflecting a moral disagreement about what the people wanted their community to be. It wasn't just about profits and wages, but the highest aspirations of the community," said Scobey.

A partnership, such as that between Bates and Museum L/A, now seems increasingly imperative. It asserts that our interactions with the surrounding population determine the course of history and the success of our community. ©

http://www.batesstudent.com/home/index.cfm?event=displayArticlePrinterFriendly&u
Story_id=1c33302e-06a5-4937-b37d-6b51f1855b54

Women's history expert to speak at Jamestown library

Women's history expert to speak at Jamestown library

Jamestown Press, USA
March 13, 2008

In honor of Women's History Month, the Friends of Jamestown Library present author and University of Rhode Island history professor, Evelyn Savidge Sterne on Tuesday, March 18, at 7 p.m.

Professor Sterne will speak on the theme of her book, "Ballots and Bibles: Ethnic Politics and the Catholic Church in Providence."

By the mid-nineteenth century, Providence, an early industrial center, became a magnet for Catholic immigrants seeking jobs. The city created as a haven for Protestant dissenters was transformed by the arrival of Italian, Irish, and French-Canadian workers. By 1905, more than half of its population was Catholic. Rhode Island was the first state in the nation to have a Catholic majority. Civic leaders, for whom Protestantism was an essential component of American identity, systematically sought to exclude the city's Catholic immigrants from participation in public life, most flagrantly by restricting voting rights. Through her account of the newcomers' fight for political inclusion, Sterne offers a fresh perspective on the nationwide struggle to define American identity at the turn of the twentieth century.

This free program, sponsored by the Friends of the Library, will take place in the library's meeting hall, is for both teens and adults.

http://www.jamestownpress.com/news/2008/0313/News/015.html

Canadians use guns, fists as "snow rage" erupts

Canadians use guns, fists as "snow rage" erupts

By David Ljunggren
Reuters South Africa [...on a need to know basis in So. Africa...case they get belted with snow...]
Wed 12 Mar 2008, 16:02 GMT

QUEBEC CITY, Quebec, March 12 (Reuters Life!) - Although Canada is one of the snowiest countries in the world, a series of violent "snow rage" incidents reveal that even the locals have their limits.

Police in the French-speaking province of Quebec said on Wednesday that people were fighting over snow clearing and even parking spaces.

Recent Canadian winters have been mild but this one looks set to break all-time records for snow. One storm last weekend dumped 23 inches (51 cm) on the capital Ottawa and 19 inches on Quebec City, which has already received 210 inches this year.

Quebec City police said they had been called to a dozen violent disputes about snow from one property ending up on someone else's. The drifts outside some houses are 12 feet and higher.

Last Sunday, a man in an upscale Quebec City neighborhood became so upset a woman from a snow removal service was putting snow on his yard that he shouted at her and then took a shovel and hit the window of the vehicle she was driving.

"The woman apologized and returned to work ... a bit later the man opened his garage door and emerged with a shotgun, pointed it at the ground and looked at her in a threatening way," said police spokeswoman Catherine Viel.

Police arrested the man, who will be charged with negligent use of a firearm, and seized a total of 13 weapons from his home. Viel said snow-related fights were unusually common.

"It's happened particularly often this year ... you have to be used to snow if you live in Quebec but it's been a bit extreme this year. People are fed up," she said.

In Montreal, police said a man had produced a toy gun during a heated dispute on Sunday between two drivers over a rare parking space. He may face weapons charges.

There may be more trouble to come, since Environment Canada says there is no sign winter is about to end. Snow fell again on Quebec City and Ottawa on Wednesday.

Montreal is also having problems disposing of the snow. One massive mound is around 80-feet high and officials told reporters that unless steps were taken to dismantle the pile, much of it would still be there when next winter started. (Reporting by David Ljunggren, editing by Mario Di Simine)

http://africa.reuters.com/odd/news/usnN12181443.html

Tuesday, March 11, 2008

L’Office franco-québécois pour la jeunesse a 40 ans

Commentaire du blogueur : et pourquoi pas un organisme semblable qui rejoindrait les jeunes Franco-Américains?

«L’OFQJ a 40 ans : les échanges ne se limitent plus à la France»
Marie Caouette
Le Soleil (Québec)
Le mercredi 20 fév 2008
Hyperlien : http://www.cyberpresse.ca/article/20080220/CPSOLEIL/80219205/5910/CPACTUALITES

L’Office franco-québécois pour la jeunesse (OFQJ) fête ses 40 ans ce mois-ci. Le général de Gaulle en avait lancé l’idée, lors de son voyage au Québec à l’été 1967. Le premier ministre Daniel Johnson et son homologue français convenaient, peu après, de la mise sur pied d’un organisme pour favoriser le rapprochement des jeunes des deux sociétés.

L’acte de naissance de l’Office a été signé en février 1968. Sa mission était de permettre à des étudiants et de jeunes travailleurs, âgés entre 18 et 30 ans, de se familiariser avec une autre culture, de se perfectionner sur le plan professionnel et de créer des réseaux d’échange privilégiés.

Les étudiants voyageaient déjà en Europe à cette époque, mais les autres jeunes y avaient peu accès, se rappelle Jean-Paul L’Allier, qui fut le premier secrétaire général de l’Office.

Quarante ans plus tard, l’OFQJ aura permis à 115 000 jeunes adultes de voir d’autres horizons, au rythme d’environ 1800 par année. «C’est un des outils les plus performants de la coopération franco-québécoise», estime l’ancien maire de Québec. «On envoie des jeunes sur le terrain, pas des fonctionnaires.»

Les étudiants forment la moitié de la clientèle de l’OFQJ. Les autres sont des créateurs du domaine culturel, des entrepreneurs ainsi que des jeunes en réinsertion sociale qui, après des débuts difficiles, ont l’occasion de vivre une expérience valorisante qui les motive à reprendre le chemin de l’école ou à décrocher un emploi.

Au cours des dernières années, la mobilité internationale est devenue très populaire et l’Office a élargi considérablement son champ d’action pour répondre aux pressions des jeunes désireux de tisser des liens dans d’autres parties du monde.

Les échanges de jeunes existaient déjà avec la Wallonie et certains coins de l’Amérique, par deux organismes spécifiques. Depuis peu se sont ajoutés des séjours en Allemagne pour de jeunes journalistes et en Chine pour de jeunes traducteurs. L’OFQJ demeure, mais il loge depuis un an maintenant sous un chapeau plus large : Les Offices jeunesse internationaux du Québec (LOJIQ).

Le secrétaire général actuel, Alfred Pilon, veut profiter de cette nouvelle structure pour «ouvrir de nouvelles destinations». L’Europe, l’ensemble des Amériques et le reste du monde sont dans sa mire. Prochaine cible, la Catalogne, en Espagne, avec laquelle un accord de principe est déjà signé.

Empreinte inoubliable

La France demeure, malgré tout, un partenaire majeur. C’est Paris qui a mis le pied à l’étrier à la jeune designer montréalaise Mariouche Gagné, pdg de Harricana, une entreprise de recyclage de fourrures.

«Elle y a écoulé tous les échantillons dont elle avait rempli son sac à dos et a décroché son premier gros contrat avec un grand magasin», raconte M. Pilon.

La ministre Line Beauchamp est une autre ancienne stagiaire qui garde un souvenir ému de l’Office, 20 ans après un premier séjour en France. Elle allait comparer les méthodes de protection des consommateurs, dans le domaine des cours de croissance personnelle. La ministre responsable du Développement durable, de l’Environnement et des Parcs était alors une experte de ce type de service, sous lequel se camouflaient souvent des mouvements sectaires. Elle a constaté une importante différence culturelle dans l’approche adoptée par chaque société, raconte-t-elle en entrevue. «En France, on étudiait la question sous l’angle religieux. Il y avait un mouvement politique qui voulait encadrer les sectes, tandis que le Québec privilégiait un angle nord-américain, axé sur la protection des consommateurs.»

Sur le plan personnel, ce séjour a laissé «une empreinte que je n’oublierai jamais», dit-elle. Line Beauchamp partageait une petite chambre dans Montmartre avec une collègue. «Il y avait l’arrêt au café le matin, avant de prendre le métro avec les travailleurs. Comme les gens du pays. On rencontrait les gens dans leur milieu de travail et on revenait le soir prendre un demi au café du coin, avant de faire du tourisme. Il y avait une douceur de vivre…»

La ministre conserve de si beaux souvenirs qu’elle ne refuse jamais une demande d’aide pour un stage d’action bénévole à l’étranger. «C’est une activité révélatrice sur le plan personnel. On ne se trompe jamais en faisant cette expérience. Je n’ai jamais entendu que des gens soient revenus déçus.»

M. L’Allier rencontre lui aussi des gens qui lui disent qu’ils n’auraient pas fait la même carrière s’ils n’avaient pas bénéficié de ce séjour en France. L’ancien maire de Québec conserve des liens d’affection avec l’Office. Encore aujourd’hui, dit-il, «je lis tout ce qui s’écrit sur l’Office…»

«Intégration des immigrants : un métissage culturel sur une œuvre du 400e»

«Intégration des immigrants : un métissage culturel sur une œuvre du 400e»
Alain Bouchard
Le Soleil (Québec)
Le lundi 10 mars 2008
Hyperlien : http://www.cyberpresse.ca/article/20080310/CPSOLEIL/80309094/5910/CPACTUALITES

Le jumelage culturel de 100 immigrants avec des Québécois de souche sera consacré par une immense mosaïque de paroles et de couleurs, à l’occasion du 400e anniversaire de Québec. Le projet prévoit l’installation de l’œuvre en juin, dans le grand hall de la bibliothèque Gabrielle-Roy.

L’idée est venue d’un immigrant chilien de 32 ans, Alfredo Ramirez, à partir d’une expérience communautaire vécue dans son pays avec sa conjointe québécoise Émilie Raymond. Lui, journaliste, et elle, anthropologue, ont animé un projet d’éducation populaire qui passait par la lecture.

Établi dans le quartier Saint-Roch depuis un an et demi, avec ses jumelles de trois ans, le couple gère ce projet, baptisé Mains de demain, comme s’il avait été ironiquement destiné à métisser et jumeler le monde. Il est réalisé avec le soutien de Lis-moi tout Limoilou, un organisme d’alphabétisation populaire.

Le projet se veut une expérience d’intégration et d’apprentissage accélérés du français. «Après mes premiers mois de cours à l’école Louis-Jolliet, raconte M. Ramirez, je me suis rendu compte que le français est plus dur à apprendre que je le croyais. Et j’ai pensé qu’il manquait aux immigrants un espace de rencontre et d’expression culturelle.

Les thèmes du passé

La création de la mosaïque constituera le dernier d’une série de quatre ateliers auxquels participeront les 100 «jumeaux». Les trois premiers se tiendront sur les thèmes du passé — L’histoire et la culture de la ville de Québec et Mon projet d’immigration —, du présent — Les bonheurs et les problèmes d’être immigrant à Québec en 2008 —, et du futur — Nos idées pour faire de Québec un endroit encore plus accueillant pour les gens de toutes origines.

Des Latino-Américains, des Africains blancs et noirs, des Russes, des Polonais, des Néo-Zélandais, etc. sont jumelés aux Québécois de Mains de demain (www.mainsdedemain.com). Le nom de la future mosaïque lui vient du fait qu’elle contiendra la main et la parole de chacun des immigrants participants.

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«Un congrès pas assez festif pour le 400e»

«Un congrès pas assez festif pour le 400e»
Ian Bussières
Le Soleil (Québec)
Le mardi 11 mars 2008
Hyperlien : http://www.cyberpresse.ca/article/20080311/CPSOLEIL/80310287

L’Institut du patrimoine culturel (IPAC) de l’Université Laval aurait bien aimé présenter le Congrès national des sociétés historiques et scientifiques de France à l’occasion des festivités du 400e anniversaire de Québec, mais s’est fait répondre que l’événement n’était «pas assez festif».

Laurier Turgeon, directeur de l’IPAC, a contacté la Société du 400e à deux reprises, à l’automne 2006 et à l’automne 2007, pour tenter d’intégrer le congrès aux festivités, mais a obtenu une réponse négative à chaque occasion.

«On s’est fait dire que la Société ne financerait pas un colloque scientifique car elle souhaitait mettre l’accent sur les fêtes et les spectacles», déplore-t-il.

«Non seulement la Société du 400e n’a pas voulu contribuer au financement de l’activité, mais elle n’a même pas voulu nous inscrire dans son programme. C’est dommage, car on se retrouve avec une fête historique sans contenu historique!», poursuit M. Turgeon.

Irène Belleau, présidente de l’Association des Belleau dit Larose d’Amérique (ABLA), qui présente le colloque vedette du congrès sur les Filles du Roy, trouve elle aussi la Société du 400e bien peu réceptive aux projets à caractère historique.

«Ils nous ont accordé 15 minutes en 2006 pour nous dire que cette activité n’était pas vraiment dans leurs flûtes. Je crois qu’ils voulaient que les Filles du Roy se mettent à faire de la danse folklorique!», déclare-t-elle.

Celle-ci ne s’est toutefois pas laissée décourager. «Même sans l’aide du 400e, nous avons décidé de continuer en nous associant au Congrès national des sociétés historiques et scientifiques de France. Nous ne comprenons toutefois pas le refus du 400e de nous aider, car si les Filles du Roy n’avaient pas été là, les gens du 400e ne seraient pas là eux non plus aujourd’hui!», image Mme Belleau.

Malgré les deux refus, Laurier Turgeon s’obstine à ne pas baisser les bras et souhaite approcher de nouveau la Société du 400e pour une éventuelle collaboration. «Je crois que la nouvelle direction du 400e est plus sensible au contenu historique et plus consciente que la population en réclame davantage.»

Du côté de la Société du 400e, la porte-parole Hélène Sauvageau a signalé que son organisme ne finançait pas uniquement des événements festifs, mais que les congrès et les colloques n’entraient pas dans la programmation officielle à l’exception de quatre événements d’envergure mondiale, dont le Congrès eucharistique et le Sommet de la Francophonie. «Cet événement-là n’entre simplement pas dans nos critères de sélection», conclut-elle.

«Huit cents chercheurs à Québec cet été»

«Huit cents chercheurs à Québec cet été»
Ian Bussières
Le Soleil (Québec)
Le mardi 11 mars 2008
Hyperlien : http://www.cyberpresse.ca/article/20080311/CPSOLEIL/80310288

Près de 800 chercheurs québécois et français en sciences humaines et sociales sont attendus au pavillon Camille Roy du Séminaire de Québec du 2 au 6 juin pour le 133e Congrès national des sociétés historiques et scientifiques de France, le premier à se tenir à l’extérieur de l’Hexagone.

Le directeur de l’Institut du patrimoine culturel (IPAC) de l’Université Laval, M. Laurier Turgeon, qui avait pris part au congrès de 2004, a convaincu le comité des travaux historiques et scientifiques (CTHS) de France de tenir l’événement à Québec pour son 400e anniversaire.

Le thème du congrès sera Migrations, échanges et transferts culturels France-Amérique. «Il y aura plus d’une trentaine de colloques et plus de 400 communications regroupées dans une quinzaine de disciplines, dont l’histoire, la philosophie, la linguistique, la géographie, la généalogie et l’histoire de l’art», explique M. Turgeon.

Filles du Roy

Le congrès ouvert aux universitaires, aux professeurs liés aux différentes disciplines, aux généalogistes et au grand public inclura, le 5 juin, un banquet-concert inspiré de la cuisine de la Nouvelle-France de même qu’un colloque sur les Filles du Roy mis sur pied par l’Association des Belleau dit Larose d’Amérique (ABLA).

«Il fallait souligner l’apport historique des Filles du Roy car on calcule que 90 % de la population du Québec aurait comme ancêtre l’une de ces 770 femmes qui ont été envoyées en Nouvelle-France de 1663 à 1673», explique Irène Belleau, présidente de l’ABLA et elle-même descendante d’Hélène Calais, qui faisait partie du dernier contingent de Filles du Roy.

«Une fresque soulignera les 350 ans du sanctuaire de Ste-Anne-de-Beaupré»

«Une fresque soulignera les 350 ans du sanctuaire de Ste-Anne-de-Beaupré»
Louise Lemieux
Le Soleil (Québec)
Le mardi 11 mars 2008
Hyperlien : http://www.cyberpresse.ca/article/20080311/CPSOLEIL/80311190

Dès le 15 avril, les créateurs commenceront à préparer le mur du Musée de Sainte-Anne, à Sainte-Anne-de-Beaupré, pour y peindre une immense fresque trompe-l'œil de 180 mètres carrés. Cette fresque sera visible depuis le boulevard Sainte-Anne.

«On voit très bien le musée sur le boulevard, mais il n'est pas accrocheur. La fresque va l'aider», souligne France Lefrançois, coordonnatrice des activités du 350e anniversaire du sanctuaire Sainte-Anne-de-Beaupré.

D'autant plus que le musée, discret, mérite une visite, et abrite une exposition spéciale pour le 350e, insiste Mme Lefrançois. On pourra y admirer, entre autres, une chasuble offerte par Anne d'Autriche (la mère de Louis XlV) lorsqu'elle est devenue enceinte. Elle avait promis d'offrir un cadeau à chaque paroisse française et de la colonie qui portait le nom de sainte Anne.

Sera exposée aussi une précieuse statue de sainte Anne, en bois et garnie de feuilles d'or, promet Mme Lefrançois.

Les célébrations des 350 ans du sanctuaire Sainte-Anne-de-Beaupré commenceront le dimanche de Pâques. Mgr Maurice Couture présidera la messe de 9h30. Y participeront des personnages de l'époque, costumés.

Étienne de Lessard, par exemple, sera à la messe, lui qui a donné le premier terrain pour la construction d'une chapelle dédiée à sainte Anne. Louis Guimont, le premier miraculé, guéri d'une maladie de rein après avoir déposé trois pierres au pied du mur de la chapelle, y sera aussi.

Tous les «miracles», faveurs et guérisons survenus à Sainte-Anne-de-Beaupré ont été consignés par les pères Rédemptoristes, précise Mme Lefrançois. «Et nous continuons à recevoir quelques centaines de témoignages de guérison à chaque année. Les pères ont vu nombre de gens malades revenir guéris», assure-t-elle.

«Certains lèvent le nez sur cette dévotion populaire à sainte Anne, mais n'empêche que c'est une dévotion bien enracinée. Plusieurs reviennent parce qu'ils sont venus enfants», explique France Lefrançois.

Chaque année, la fête de Sainte-Anne du 26 juillet attire 35 000 visiteurs au sanctuaire Sainte-Anne-de-Beaupré. «Le tourisme religieux est en développement», soutient Mme Lefrançois.

«Mon Champlain est plus vrai que le tien...»

«Mon Champlain est plus vrai que le tien...»
Ian Bussières
Le Soleil (Québec)
Le mardi 11 mars 2008
Hyperlien : http://www.cyberpresse.ca/article/20080311/CPSOLEIL/80310286

Le 400e de Québec a beau avoir quatre interprètes de Samuel de Champlain, la Compagnie de Canonniers-Bombardiers de Québec (CCBQ) prétend qu’ils sont historiquement inexacts et que sa version du fondateur de Québec est beaucoup plus conforme à l’histoire.

Au lendemain de la présentation des personnificateurs de Champlain par la Société du 400e, la CCBQ, un organisme sans but lucratif spécialisé dans les reconstitutions historiques, avait amené «son» Champlain à la conférence de presse du Congrès national des sociétés historiques et scientifiques de France.

«Le Champlain du 400e n’a aucune crédibilité historique. Ça finit par être ridicule à force de faire n’importe quoi!», déplore l’historien et ethnologue Laurier Turgeon, qui utilisera le Champlain des Canonniers, personnifié par Réginald Gagnon, lors du congrès.

«C’est un Champlain tel qu’il s’était dessiné lui-même lors de la bataille contre les Iroquois en 1609 avec une représentation exacte de l’équipement qu’il portait, soit l’armure et le casque de fer, l’arquebuse et la rapière. On s’est donné du mal pour être fidèle à ce qu’il était à l’époque», poursuit M. Turgeon.

Période Louis XIII

François Gagnon, membre de la CCBQ, détenteur d’une maîtrise en archivistique de l’Université Laval et fils du personnificateur de Champlain, signale que le costume de Champlain du 400e est de la période Louis XIII alors que le leur est plutôt de la période Henri IV.

«Notre Champlain est vraiment celui de 1608! Le personnage de la Société du 400e a plutôt l’air d’un mousquetaire et représenterait mieux Frontenac! Il est vêtu selon la mode de la fin du XVIIe siècle, quelques décennies après la mort de Champlain!», explique-t-il.

M. Gagnon souligne d’ailleurs que c’est bien leur Champlain, et non celui du 400e, que les Forces armées canadiennes ont choisi pour mener le défilé militaire de la fête de Québec, le 3 juillet.

«Il faut donner aux gens une bonne représentation de Champlain. L’information existe, mais il faut faire l’effort d’aller la chercher! Il existe des thèses universitaires sur Champlain et je me demande pourquoi quelqu’un qui est payé à temps plein par le 400e n’a pas fouillé davantage», ajoute François Gagnon.

Crédible

Du côté des Productions Épisode, qui fournit les personnificateurs de Champlain au 400e, le comédien Stéphan Parent, l’un des quatre Champlain, se dit à l’aise avec sa représentation du personnage historique.

«Nous avons fait des recherches avec une scénographe à partir d’illustrations d’époque pour trouver un costume le plus crédible possible que Champlain aurait pu porter entre 1600 et 1620», explique M. Parent.

Ce dernier concède que son costume est de l’époque Louis XIII. «C’est de l’époque des mousquetaires, mais j’ai porté ce costume devant les historiens Denis Vaugeois et Jacques Lacoursière et les deux m’ont dit qu’il était très crédible.»

Quant au Champlain des Canonniers-Bombardiers de Québec, M. Parent souligne que ce n’est que l’une des représentations du personnage historique. «C’est un costume de champ de bataille. Champlain ne s’habillait pas comme ça à tous les jours!», conclut-il.

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Émission 400 fois Québec du samedi 8 mars 2008

Résumé de l'émission 400 fois Québec (télévision de Radio-Canada) du samedi 8 mars 2008 :

" Retour sur la belle époque du ski alpin sur les Plaines d’Abraham et toute l’histoire du ski à Québec. Tout sur la Symphonie « Des Mille », le concert grandiose de l’OSQ pour le 400e de Québec, qui réunira 1000 musiciens et choristes. Yves Jacques nous fait visiter la maison de ses ancêtres et d’autres endroits marquants pour lui à Québec. "

Il vous est possible d'écouter cette émission de 30 minutes via l'Internet, en visitant le site http://www.radio-canada.ca/regions/400foisquebec/ et en cliquant sur l'icône «Regardez».

Les autres émissions de cette série, diffusée depuis janvier 2008, sont conservées en archives et peuvent être écoutées via l'Internet.

Profitez-en!!!!

Les proverbes de chez nous (concours organisé par Radio-Canada)

Dans le cadre des Rendez-vous de la francophonie, Radio-Canada a organisé un concours intitulé Les proverbes de chez nous. Ce concours implique plus d'une vingtaine d'émissions de Radio-Canada, dont la plupart peuvent être écoutées « en ligne », via l'Internet.

Même si ce concours n'est ouvert qu'aux résidants du Canada qui ont atteint l'âge de la majorité, je crois qu'il pourrait vous intéresser, ne serait-ce que pour voir les proverbes qui ont été soumis aux différentes émissions.

Pour plus de renseignements, allez visiter le site suivant :
http://www.radio-canada.ca/regions/concours/lesproverbesdecheznous/ .

Bonne lecture!

"Jamestown, Québec, Santa Fe: Three North American Beginnings Stirring the Melting Pot" (final days of this exhibition in St.Louis, Missouri)

If you are in the St.Louis (Missouri) area, there are now less than 2 weeks left for you to vsit the exhibition "Jamestown, Québec, Santa Fe: Three North American Beginnings Stirring the Melting Pot."

To wet your appetite, please read the following text, which has been copied from the Missouri History Museum's web site, hyperlink http://www.mohistory.org/announcements/jqsf/index.htm .

" St. Louis: Cultural Crossroads

Unlike in Jamestown, Québec, and Santa Fe, where a single culture dominated each colonial settlement, the three European cultures—Spanish, French, and English—flourished in St. Louis. The Missouri Historical Society presents a companion section to the national exhibition, focusing on the local intersection of cultural influences in St. Louis's early history. This portion of the exhibition will be on display only in St. Louis and was developed from the Missouri Historical Society Collections.

October 27 through March 23, 2008

One of the things we remember from history classes is that Jamestown, founded in 1607, was the first permanent English colony in America. From this beginning, American history seemed to unfold. The exhibition, Jamestown, Québec, Santa Fe: Three North American Beginnings, opening at the Missouri History Museum on October 28, 2007, complicates and enriches this grade school view through an examination of three centers of European influence that interacted in various ways with Native American cultures to create a multi-national legacy.

The seeds of this complex history were planted by 1610 since the settlement of Jamestown was followed in 1608 with the establishment of Québec by the French and, in 1609, with the arrival of the Spanish who pushed north from Mexico to found Santa Fe. In the new world, these three great European empires found a new arena to act out old conflicts, with the Native people and later the enslaved Africans caught in the middle.

Visitors to the exhibition will see 140 artifacts and 60 graphics including rare surviving Native and European artifacts. Maps, documents, farming implements, clothing, weaponry, and ceremonial objects collected from both sides of the Atlantic tell the story of cultural encounter.
For example, Captain John Smith’s 1612 map of Virginia is one of the few early maps to credit information received from Native people by marking it with a Maltese cross. Artifacts show how the French in icy Québec adopted Native people’s technologies for transportation, developing their own canoes, snowshoes, and toboggans. An Italian-made breastplate, worn by the Spanish, is engraved with the Virgin and Child reflecting the ideas of conversion that drove the Spanish conquests.

To emphasize the web of cultural influences that constitutes American history, exhibition text is presented in three languages—English, French, and Spanish. Jamestown, Québec, and Santa Fe has been jointly organized by the Virginia Historical Society and the Smithsonian Institution National Museum of American History, with support from Robins Foundation, Land America, Jamestown 2007, and Virginia Department of Natural Resources. "

For more info on the St. Louis exhibition, click on the following hyperlink: http://www.mohistory.org/announcements/jqsf/index.htm .

Based on information gleaned on the National Museum of American History's web site (URL http://americanhistory.si.edu/exhibitions/exhibition.cfm?key=38&exkey=997 ), it is my understanding that, after St. Louis, this travelling exhibition will be displayed at the following locations:

May 9, 2008 – September 7, 2008
Canadian Museum of Civilization
100 Laurier Street
Gatineau, Québec J8X 4H2
Canada

October 25, 2008 – March 29, 2009
The Albuquerque Museum
2000 Mountain Road NW
Albuquerque, New Mexico 87104

May 18, 2009 – October 31, 2009
The Smithsonian International Gallery
Smithsonian Institution 1100 Jefferson Drive, S.W. Washington, D.C. 20560

If you can make it at any of these locations, enjoy your visit!!!

Les Rendez-vous de la Francophonie -- Spotlight on La Francophonie (Canada)

Le texte qui suit est extrait du site Internet Les Rendez-vous de la Francophonie (RVF), hyperlien http://www.rvf.ca/ .

"Les Rendez-vous de la Francophonie (RVF)

Les Rendez-vous de la Francophonie (RVF) invitent à la fête durant la période entourant la Journée internationale de la Francophonie (célébrée le 20 mars). Cette période nous offre l'occasion de célébrer partout au pays la présence, le dynamisme et la vitalité de la francophonie canadienne.

Cette année, les Rendez-vous mettent l’accent sur les liens à tisser constamment entre les générations. Chaque génération de francophones, depuis le début et d’un bout à l’autre du pays, a contribué à notre enracinement dans les villes et villages, mais aussi au développement du tissu social dans le milieu des arts et de la culture ainsi que dans les affaires et le domaine sportif, et à notre évolution relative à la façon de parler, de penser et de s’exprimer. Le 400e anniversaire de la fondation de la ville de Québec nous donne l’occasion d’examiner d’où nous venons : d’ici ou d’ailleurs, depuis longtemps ou récemment. Nous ne sommes pas le produit d’une génération spontanée. Chacun, chacune est issu d’une lignée de personnes qui ont assuré la présence et la permanence du fait français au nord du continent américain.

Spotlight on La Francophonie

The Rendez-vous de la Francophonie (RVF) (French speaking people get together) are inviting everyone to festivities during the Journée Internationale de la Francophonie, which will be celebrated March 20. This occasion allows us to celebrate everywhere in the country the dynamism and vitality of the French Canadian presence.

This year, the Rendez-vous will emphasize the generational ties that need to constantly be woven. Each French speaking generation since the beginning of this country, from one end to the other end of the country, has contributed to our roots in villages and towns, and also to social development, in arts and culture, in business and sports, in the way we speak, think and express ourselves. The 400th anniversary of Québec City will allow us to look at where we came from: from here or from somewhere else, a long time ago or recently. We are not the product of a spontaneous generation. Each and everyone is the product of a family line that ensured the permanent presence of the French community in North America."

Pour en savoir plus, allez visiter le site Internet Les Rendez-vous de la Francophonie (RVF), hyperlien http://www.rvf.ca/ .

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Blogger En Français: Une claque dans la tête


Dans la vie, il y a des diversions. Dès fois, c’est mal et dès fois, c’est bien.

Il y a quelques mois quand ma mère m’a envoyé un lien : http://www.tetesaclaques.tv/.
Je vais vous dire que c’est bizarre comme site. Commencé en Québec, c’est des semi-animations autour d’un sujet. Les personnages parlent comme les personnes qui ont agrandi dans un monde anglais-français. Alors ils parlent comme des personnes je connais depuis mon enfance (et je peux créer l’accent sans problème)! Le sens d’humeur dans les clips est malade (dans le sens fou), un peu vulgaire et plein des jeux de mots. Les personnages moquent les anglophones, les francophones, et eux-mêmes.

Même si ce n’est pas « politically correct», le monde aime Têtes A Claques. Envers un million de vidéoclips sont visionnes par jour sur le site. Dans mon expérience, il y a une discussion sur les nouveaux clips chaque réunion de famille.


Je trouve que c’est une bonne façon à apprendre le vocabulaire. Ils répètent assez souvent et on peut comprendre le contexte même si on ne comprendre toutes les mots. Alors amusez-vous avec Têtes à Claque comme j’ai fait pendant mon « lunch break ».


Image de: http://www.zatras.com/~share/images/Zatras/trouvailles/videos/0610/teteaclaquestv-willi-waller-2006.jpg

Franco-American Women's information

For Women's History Month, Franco-American Women's information, and links:

From Texture to Textiles to Texts
Franco-American Women's
Literary Tradition
Text Map of panels
http://www.fawi.net/SMALLPANELS.html

Curriculum for Franco-American Women of Maine, Grades 7-12
http://www.fawi.net/FAWCurriculum/FAWomenCurriculum.html

Franco-American Women's Writers and Editors Slide Show
http://www.fawi.net/Slideshow/Welbien.html

Franco American Women's Institute Directory
http://www.fawi.net/Lesfemmes.html

Les Femmes Française qui chantent and other musical/theatrical pages
http://www.fawi.net/Links.html#chant

Tante Blanche
http://www.fawi.net/Links.html#TB

Contemporary Franco-American Women's Writings
http://www.fawi.net/Links.html#contemporary

Women of the French & Indian War
http://www.fawi.net/Links.html#WF&IW

French American women artists
http://www.fawi.net/Links.html#Artists

Women from:
France
New exhibit about the Mlle. Franco-American Liberty!
"Bartholdi, building of the statue of Liberty"

Canada

United States/États-Unis

Haiti

Huguenot

Acadian, Cajun, Creole, and more

Rhea Cote Robbins, M.A.
641 South Main St.
Brewer, Maine 04412-2516
Telephone: 207-989-7059
Fax: 207-989-7059
Email:
Rhea_Cote@umit.maine.edu
RJCR@aol.com

Web Sites:
Author of Wednesday's Child
http://www.rhetapress.com/

New book, just published:
Canuck and Other Stories
Rhea Côté Robbins, Editor
Canuck, by Camille Lessard Bissonnette, (1883-1970),
translated by Sue Huseman and Sylvie Charron
La Jeune Franco-Américaine, The Young Franco-American
by Alberte Gastonguay, (1906-1978),
translated by Madeleine C. Paré Roy
Françaises d'Amérique, Frenchwomen of North America
by Corinne Rocheleau Rouleau, (1881-1963),
translated by Jeannine Bacon Roy

Franco-American Women's Institute
online since 1996
http://www.fawi.net/

"The artist is always beginning," Ezra Pound once wrote. "Any work of art which is not a beginning, an invention, a discovery is of little worth. The very name Troubadour means a 'finder,' one who discovers."...his central imperative: "Make it new."

Sculptures by Alfred Laliberte

Franco American Centre
Franco-American Centre Announces

Sculptures by Alfred Laliberte

What: Wine & Cheese reception
When: Thursday, March 13, 5-7pm
Where: Franco-American Centre
52 Concord Street
Manchester NH 03101
Cost: Free*
Questions: 669-4045 or visit our website, www.facnh.com

This exclusive exhibit will soon be gone. Please join us this Thursday for some wine, Cheese and beautiful art.

*As always, our exhibits are free and open to the public but a donation to help defray the costs of hosting such a significant exhibit would be greatly appreciated.
About Alfred Laliberte(1878-1953)

Born is Warwick, Quebec, gained attention early on with his talent as a sculptor. A scholarship, from La Presse, sent him to study in Paris. He returned to Montreal five years later only to produce monumental sculptures. Alfred Laliberte is considered one of Canada's premier artists. Laliberte covered a wide range of topics, from famous leaders of the American continent, to allegorical pieces. The collection, owned by ACA Assurance, contains over 50 pieces-the largest outside Canada.
About Franco American Centre
Located at 52 Concord Street the mission of the FAC is to promote the language, history, culture and art of the French speaking cultures in North America.

The FAC is one of New Hampshire's "Seven to Save"

Franco American Centre
Christine Bois Davis
Executive Director
Our Sponsors

Our Sincere Thanks to the New Hampshire Institute of Art for Sponsoring the Reception

The Laliberte exhibit is brought to you by ACA Assurance


We greatly appreciate the support of our sponsors and hope that you keep them in mind for your future business and personal needs.

Monday, March 10, 2008

«Le rapport de la Commission Boucar»

«Le rapport de la Commission Boucar»
Rima Elkouri
La Presse (Montréal)
Le dimanche 09 mars 2008
Hyperlien : http://www.cyberpresse.ca/article/20080309/CPARTS02/803090593/6517/CPARTS02

Le rapport de la commission Bouchard-Taylor ne sera pas livré le 31 mars comme prévu, apprenait-on cette semaine. Vu l'ampleur de la tâche, les coprésidents ont réclamé deux mois de sursis. En attendant, l'afro-québécois Boucar Diouf nous offre avec une bonne dose d'humour sa propre Commission Boucar sur un raccommodement raisonnable.

Boucar Diouf m'a donné rendez-vous dans un café qui a fermé, avenue du Mont-Royal. «Excuse-moi, je ne connais pas bien Montréal», me dit ce Rimouskois d'adoption.

Tu n'aimes pas Montréal? «J'adore Montréal, mais je suis un gars de petite ville. J'aime avoir un contrôle sur mon environnement social. Aller au café, connaître les gens qui y sont et continuer la discussion que l'on avait entamée six jours auparavant. Montréal, c'est gros. Et puis, moi, j'ai besoin de voir le fleuve...»

On en a pourtant un, fleuve, à Montréal... «Ah! non! C'est pas ça!» rouspète l'océanographe comme si je venais de blasphémer. «J'ai besoin de voir l'estuaire du Saint-Laurent, 42 km de large dans le coin de Matane. C'est le fleuve qui m'a emmené ici, alors je ne peux pas m'en éloigner vraiment.»

Dans La Commission Boucar pour un raccommodement raisonnable, petit traité sur l'intégration publié aux éditions Les Intouchables, Boucar Diouf raconte le parcours singulier qui l'a mené à quitter son village au Sénégal pour venir «poser son pied noir» au Québec en 1991. Lui qui a fait un doctorat en océanographie sur l'adaptation des poissons au froid aime bien piger dans les notions de biologie pour mettre en lumière certains phénomènes migratoires. Il prend plaisir à nous expliquer comment l'éperlan, au cours d'un long processus d'évolution, a appris à produire des molécules antigel lui permettant de passer l'hiver au froid sans rouspéter. C'est l'adaptation à son meilleur...

Berger sénégalais dans une autre vie, Boucar Diouf a aussi appris que l'on ne gagne rien à «frapper que sur les moutons qui traînent derrière». «S'ils ralentissent, c'est que, parfois, ceux d'en avant ne progressent pas à un rythme suffisamment soutenu pour leur donner une chance. Un bon pasteur doit savoir repérer les bêtes qui perturbent l'équilibre de son troupeau et leur servir une correction à la mesure de leur faute».

Après 16 ans dans la région du Bas-Saint-Laurent, le berger est devenu un humoriste afro-québécois difficile à étiqueter, plus québécois que bien des Québécois à certains égards, même si des gens continuent de l'aborder comme un pur étranger. «Je suis allé à la pêche à l'éperlan à Rimouski en fin de semaine, raconte-t-il. C'est drôle parce qu'il y a toujours là un monsieur pour me dire: connais-tu ça, l'éperlan? Ça me fait rire! J'ai eu envie de lui dire: regarde, s'il y a quelqu'un qui connaît l'éperlan, qui en a pêché l'hiver et l'automne, qui a sué à cause de l'éperlan pendant des années, c'est bien moi!»

Dans le cadre de la Commission Boucar qu'il a lui-même convoquée, le berger Diouf prend soin de taper autant sur les immigrants que sur les Québécois. Il se moque des «pure laine» qui clament que les «importés» devraient adopter le mode de vie d'ici mais qui, l'hiver venu, se réfugient dans un ghetto de Québécois en Floride. Il se moque aussi des intégristes musulmans et de leur paradis peuplé de vierges. «Pendant que les intégristes me promettent sept vierges au paradis, le Québec me garantit quatre poulettes ben su'a brosse à Rimouski», écrit-il, avec ironie. Il rit de l'imam de la mosquée de Dakar qui lui a expliqué que si les femmes doivent rester en arrière des hommes, c'est parce qu'avec des fesses bombées devant les yeux, les hommes risquaient d'être déconcentrés dans leurs prières. «Je lui ai dit: Qu'est-ce que tu penses que les filles font en arrière? Tu penses qu'elles ne regardent pas vos fesses?»

Boucar a tout prévu si des fondamentalistes n'apprécient pas ses blagues. «Si j'ai une fatwa, je vais aller me cacher en Gaspésie», lance-t-il en riant. «Ce que j'écris sur l'intégrisme musulman, je l'assume entièrement. Je démontre que ceux qui crient et font du boucan ne sont pas la majorité. Quatre-vingt-dix-neuf pour cent de ceux qui pratiquent leur islam ne dérangent personne. Moi, j'en suis un, musulman! Personne ne le sait. Personne dans les médias n'est venu me demander ce que je pense de l'islam. Je ne suis pas le stéréotype qu'il faut. Parce que je suis aussi musulman qu'un Québécois peut être chrétien.»

C'est lorsqu'il a été appelé à commenter le sondage bâclé du Journal de Montréal selon lequel 56% des Québécois se disaient racistes à divers degrés que Boucar Diouf a eu l'idée d'écrire ce livre. «Tu savais, toi, que 56% de mes potes souhaitent mon départ de Rimouski?» a-t-il lancé à sa blonde, à la blague. Et sa blonde gaspésienne de répondre: «Pour tes potes, je sais. En ce qui me concerne, j'ai 56% moins de chances d'être cocufiée si tu restes dans les limites du territoire national.»

Boucar Diouf dit avoir été très rarement victime de racisme au Québec. C'est arrivé une fois dans un bar où un gars lui a lancé: «Moé, j'les haïs, les nèg'. Assez pour en tirer un.» La conversation a dégénéré. Un gars a lancé une bouteille de bière à Boucar. Un de ses amis a reçu un coup de poing qui l'a mis K.-O. En rentrant chez lui cette nuit-là, Boucar s'est effondré en larmes et n'avait qu'une envie: quitter définitivement le Québec. «Mais j'ai fini par passer par-dessus, me dit-il. Parce que j'ai rencontré plein de gens qui me veulent du bien.»

Boucar me raconte la fois où il a failli mourir de froid à Rimouski, parce que, contrairement à l'éperlan, il n'était pas encore au fait des rigueurs de l'hiver. «Je ne maîtrisais pas l'ABC de la météo quotidienne. Je n'ai jamais écouté la météo. Je suis sorti pour aller à l'université. Il y avait une vague de froid. Je croise un gars. Il me dit: l'université est fermée. J'ai décidé de rebrousser chemin. C'était une erreur. Je suis passé par le couvent des soeurs de Saint-Rosaire. Je te jure, j'ai eu tellement froid, j'ai pensé que j'allais mourir! Il y a une dame qui m'a vu par la fenêtre. Elle m'a fait signe de venir. Elle s'appelait Patricia.» La soeur lui a donné une couverture, du café et des galettes. Elle l'a surtout réconcilié avec le genre humain. Et il lui en est éternellement reconnaissant.

Au-delà des critiques assenées aux uns et aux autres, Boucar Diouf a surtout voulu, dans ce livre, faire une déclaration d'amour au Québec qui a donné naissance au «Boucar libre» qu'il est devenu. «Moi, je me plais au Québec. J'aime le Québec. Et je voulais le dire. Je suis heureux d'être loin des contraintes religieuses à n'en plus finir, heureux d'être juste libre d'être qui je suis. C'est l'fun de le dire une fois de temps en temps.

«Télévision - 400 ans d'histoire noire au Canada»

Commentaire du blogueur : cet article date un peu mais intéressera sans doute certains d'entre vous.

«Télévision - 400 ans d'histoire noire au Canada»
Caroline Montpetit
Le Devoir (Montréal)
Édition du samedi 16 et du dimanche 17 février 2008
Hyperlien : http://www.ledevoir.com/2008/02/16/176333.html#

On connaît mal leur histoire, et pourtant ils sont avec nous depuis les débuts de la colonie, autant en tant qu'hommes libres qu'en tant qu'esclaves. Car on le sait depuis les travaux de l'historien Marcel Trudel sur la question, l'esclavage était présent au Québec dès la Nouvelle-France. Cette fois, un documentaire intitulé Héritage noir, présenté jeudi à 21h dans le cadre de l'émission Les Grands Reportages à RDI, retrace l'histoire mouvementée des Noirs en sol canadien. L'émission est signée Nicole Briand et Charles Thériault.

En fait, le premier Noir canadien connu s'appelait Mathieu Da Costa, provenait de l'Afrique de l'Ouest et accompagnait l'expédition de Samuel de Champlain, à qui il servait notamment d'interprète, puisqu'ils avaient à communiquer avec les autochtones. Da Costa avait d'ailleurs sans doute foulé le sol américain bien avant Champlain. Mais le documentaire s'attarde particulièrement aux communautés noires des provinces maritimes, entre autres celle de la Nouvelle-Écosse, qui était, à une certaine époque, particulièrement imposante. La ville de Halifax a en effet longtemps compté un quartier noir qu'on appelait Africville, bidonville insalubre qui a depuis été entièrement rasé mais qui est demeuré un point de ralliement pour la communauté noire néo-écossaise. Et la première mairesse noire de l'histoire de l'Amérique du Nord a été Daurene E. Lewis, descendante de Noirs loyalistes depuis sept générations et élue mairesse d'Annapolis, en Nouvelle-Écosse, en 1984.

C'est aussi en Nouvelle-Écosse, à Birchtown, qu'on trouvait en 1820 la plus grande communauté noire libre hors d'Afrique. Et, grand paradoxe, on pouvait voir à une certaine époque, dans une ville comme Shelburne, toujours en Nouvelle-Écosse, tant des Noirs affranchis que des esclaves provenant d'une même famille! C'est à Shelburne aussi que, récemment, un musée abritant la mémoire de cette longue histoire a été détruit dans un incendie, dont on dit qu'il était de nature criminelle.

Au Canada français, l'esclavage a été aboli en 1833, comme en témoigne l'historien Marcel Trudel, qui est longuement interviewé dans le documentaire. Auparavant, l'esclavage était courant ici, tant chez le gouverneur que dans les communautés religieuses. Il était cependant moins dur et plus civilisé que dans les Antilles, les esclaves d'ici ayant eu recours aux tribunaux dans les cas de mauvais traitements. Mais l'historien n'y va tout de même pas de main morte quand il s'agit de l'attitude adoptée par les Canadiens français blancs devant leurs compatriotes noirs.

«Nous avons été racistes. La société canadienne-française a été raciste», martèle-t-il, entre autres au sujet de l'éducation qui a été dispensée jadis dans le cours classique, avant d'ajouter que la conception du Québécois «de souche» relève de la mythologie.

Les documentaristes se sont ensuite déplacés vers Buxton, en Ontario, où l'on trouve des descendants d'anciens esclaves marrons, et en Alberta. Ils sont aussi allés en Colombie-Britannique, où la présence d'une importante communauté noire, appelée spécifiquement pour peupler le territoire par un gouverneur qui avait lui-même du sang noir, a été occultée par l'histoire.

Si le propos du documentaire est intéressant et a le mérite d'approfondir une réalité qui mériterait d'être mieux connue, il manque parfois de précisions quant aux références historiques des événements. Et, on doit sans doute s'en réjouir, il donne au téléspectateur l'appétit d'en savoir plus sur certains pans de l'histoire noire au Canada.
«Ken Scott : I am Québécois»
Marc Cassivi
La Presse (Montréal)
Le mardi 4 mars 2008
Hyperlien : http://moncinema.cyberpresse.ca/nouvelles-et-critiques/entrevues/entrevue/3325-Ken-Scott--I-am-Quebecois.html

Ken Scott me rejoint au Tapeo, rue Villeray. L'ex-acteur et humoriste (Les Bizarroïdes) devenu scénariste (La grande séduction, Maurice Richard), réalisera bientôt son premier long métrage, Les doigts croches, qui vient de recevoir l'aval de la SODEC et de Téléfilm Canada. Il travaille aussi à l'adaptation pour le cinéma d'un roman jeunesse sur l'Holocauste, Hana's Suitcase, qui sera tourné en anglais. Discussion sur le bilinguisme.

Marc Cassivi: On parle beaucoup en ce moment de bilinguisme. Je m'y intéresse depuis longtemps. J'ai grandi dans le West-Island. C'était un peu comme vivre en Ontario. La force du nombre fait en sorte qu'on s'assimile facilement à la culture dominante. Quand j'étais jeune, tout se passait en anglais. Même à l'école, entre francophones, on parlait en anglais. Je comprends très bien la nécessité de protéger sa langue lorsqu'on est minoritaire.

Ken Scott: Mon père est anglophone et je suis sûr qu'il me considère d'abord comme francophone, même en ce qui concerne la politique. Je fais sans doute exprès pour entretenir le doute sur mes convictions politiques dans ma famille, question de nourrir les discussions. Mais parmi mes amis francophones, ce qui est drôle, c'est que je suis considéré comme l'anglo et probablement, parce que je ne me prononce pas clairement là-dessus, comme un fédéraliste. J'aime entretenir le mythe.

M.C.: C'est drôle de pouvoir jouer sur cette double identité, qui est à la fois une richesse. Je suis peut-être naïf, mais je m'étonne d'entendre Victor-Lévy Beaulieu dire qu'il n'est pas bilingue par choix. C'est un geste politique, évidemment, mais je trouve aussi que c'est un geste borné.

K.S.: C'est comme se construire soi-même une prison. Je ne parle pas seulement d'apprendre l'anglais, mais d'apprendre l'espagnol et d'autres langues. D'être ouvert à communiquer avec un maximum de gens. La planète se mondialise et si on est uniquement capable de parler le québécois, on ne sera pas de la partie. Il faut se donner les outils pour protéger notre culture, mais ce n'est certainement pas en se refermant sur nous-mêmes qu'on va pouvoir le faire.

M.C.: Il faut protéger nos acquis. On est tous d'accord là-dessus. Je ne suis pas d'accord avec VLB. Mais je comprends ses craintes. J'ai pratiquement vécu l'assimilation. Il y a un réel danger à être assimilé à une culture dominante.

K.S.: C'est clair. Si on ne prend pas les moyens de protéger la langue française, elle va disparaître. C'est sûr. Mais ce n'est pas en se refermant qu'on va la protéger. Au contraire, c'est en s'ouvrant sur le monde, en s'exportant, en faisant des oeuvres qui sont appréciées ailleurs. C'est aussi une façon de protéger notre culture. Ça ne veut pas dire de ne pas apprendre l'anglais.

M.C.: Je comprends les appréhensions de ceux qui craignent pour l'avenir de notre langue, mais la peur obsessive de certains vis-à-vis de l'anglais me semble symptomatique d'autres maux. Je trouve que c'est d'une certaine manière une question générationnelle. Je ne sens pas autour de moi, chez les gens de ma génération, de complexes liés à la langue. On s'intéresse à d'autres cultures, on écoute de la musique et on voit des films qui viennent d'ailleurs, notamment des États-Unis. Pas parce qu'on est colonisés, mais parce qu'on a confiance en notre langue et notre culture. Ça ne veut pas dire qu'il ne faut pas protéger nos acquis.

K.S.: Aujourd'hui, le combat qu'on mène pour protéger la langue française n'est pas le même que celui qui était mené dans les années 40 ou 50, à l'époque de Maurice Richard, alors que les anglos étaient les patrons et les francophones étaient opprimés. Le Journal de Montréal a fait une série récemment sur le fait qu'il était difficile de se faire servir en français à Montréal. Ce n'est pas ma réalité, et je ne crois pas que ce soit la réalité de la majorité des Montréalais, sauf peut-être, comme tu le dis, dans le West-Island. Bien des progrès ont été faits depuis les années 50. De se révolter de la même façon qu'à l'époque, alors qu'on n'est plus rendus là...

M.C.: Ça peut paraître déphasé. On ne peut plus appréhender les choses de la même façon, même si le combat pour la langue reste constant. Il ne faut pas baisser la garde. C'est sans doute ce que veut dire VLB. Mais on ne peut pas non plus nier les résultats de la loi 101. Il y a une différence énorme entre le bilinguisme individuel et le bilinguisme d'État, que personne ne souhaite au Québec. Je trouve aussi qu'il y a beaucoup d'idées reçues sur la place de l'anglais à Montréal. Au coin de Peel et Sainte-Catherine, c'est vrai que ça se passe en anglais. Mais Montréal, ce n'est pas que ça. J'ai quitté le West-Island il y a 15 ans et depuis, ça s'est beaucoup francisé.

K.S.: Je suis né au Nouveau-Brunswick, mais j'ai grandi à Laval. Tout se passait en français.

M.C.: Aujourd'hui, il y a une jeune génération d'artistes québécois qui fait de l'art dans d'autres langues que le français. Ceux qui les considèrent comme des traîtres, des vendus ou des colonisés sont surtout, à mon avis, des gens d'une autre génération. Les jeunes sont décomplexés par rapport à la question linguistique. Ils ne sont pas atteints du syndrome «I want to pogne». On dira qu'ils sont insouciants, qu'ils ne reconnaissent pas les combats qui ont été menés pour eux par ceux qui les ont précédés. Je trouve que c'est un peu simpliste comme raisonnement. Tu prépares un scénario en anglais. Penses-tu qu'on va bientôt te le reprocher?

K.S.: Je ne l'ai pas encore entendu. Je suis bilingue. Pour moi, c'est organique. De pouvoir travailler en anglais, c'est évident que ça ouvre des portes. Si le Cirque du Soleil a un tel rayonnement international, si Guy Laliberté a autant de contrats à l'étranger, j'imagine que c'est aussi parce qu'il peut communiquer dans une langue qui est commune à bien des gens dans le monde. Est-ce qu'il aurait pu faire ça en parlant seulement le français? Il est un ambassadeur du Québec à l'étranger. Il fait travailler combien d'artistes québécois dans le monde? Le Cirque, c'est un tremplin hallucinant.

M.C.: Le nombre de metteurs en scène de talent qu'il a lancés sur la scène internationale...

K.S.: J'imagine que lorsqu'ils travaillent à Las Vegas, en Europe ou au Japon, ils doivent parfois se servir de l'anglais. Ça ne change rien au fait qu'ils soient québécois, qu'ils aient une façon de faire et de penser qui soit québécoise. Ils sont tous des ambassadeurs du Québec et de notre culture.

M.C.: Guy Laliberté pourrait facilement dire: «J'embauche la crème des metteurs en scène du monde entier, le meilleur metteur en scène japonais pour mon spectacle permanent au Japon», sans se soucier de mettre de l'avant les créateurs québécois. S'il continue de le faire, c'est parce qu'il croit en sa culture.

K.S.: C'est aussi ça, protéger sa culture.

«Les oubliées»

«Les oubliées»
Marie-Claude Lortie
La Presse (Montréal)
Le samedi 08 mars 2008
Hyperlien : http://www.cyberpresse.ca/article/20080308/CPOPINIONS05/803080935/6995/CPOPINIONS05

Quand Marie-Chantal Lepage a pris les commandes des cuisines du Manoir Montmorency, près de Québec, on lui a dit «Tu va tougher six mois.»

Elle y est restée 10 ans.

Quand on l'a invitée pour la première fois à participer à un banquet réputé, avec d'autres chefs, on lui a demandé de préparer le... granité.

«J'ai été tellement insultée! Mais apparemment, j'ai bien réussi parce que l'année suivante, ils m'ont demandé de choisir mon plat.»

Lepage est chef du Monte-Cristo, le restaurant du Château Bonne-Entente à Québec. Dans la capitale provinciale, elle fait partie des chefs qui comptent.

Dans quelques jours, elle s'envolera vers Dallas pour préparer un grand repas visant à donner envie à une clientèle américaine triée sur le volet de venir à Québec dans le cadre des célébrations du 400e.

La semaine dernière, elle était l'invitée de Montréal en lumière.

Bref, pas mal d'eau a coulé sous les ponts depuis ses débuts en 1982, quand on lui disait fréquemment: «Les femmes c'est bon en cuisine, mais à la maison.»

En fait, c'est tout le monde de la gastronomie qui a changé depuis. Ou, devrait-on dire, commencé à changer, car cet univers demeure très masculin.

Ainsi, il n'y a qu'une seule femme à la tête d'une table consacrée trois étoiles par le guide Michelin en France. C'est Anne-Sophie Pic, de la Maison Pic, qui a reçu le grand honneur au classement 2007. Elle est la quatrième Française à obtenir la distinction. Avant elle, il y a eu Eugénie Brazier et Marie Bourgeois en... 1933! Puis Marguerite Bise en 1951. En outre, une seule femme française a deux étoiles, Hélène Darroze.

En revanche, deux Espagnoles ont déjà eu droit à leurs trois étoiles - Carme Ruscalleda en Catalogne et Elena Arzac dans le pays basque - et trois Italiennes, Annie Feolde à Florence, Luisa Valazza dans le Piémont et Nadia Santini en Lombardie.

Au Québec, on aimerait se croire plus à l'avant-garde, mais ce n'est pas encore le cas.

En neuf ans, le festival Montréal en lumière n'a jamais choisi une femme comme présidente d'honneur et il ne corrigera pas cette aberration l'an prochain puisque la vedette invitée est Alain Passard, du restaurant parisien Arpège.

De façon générale, au Québec, les femmes chefs à la tête de leur cuisine se comptent encore presque sur les doigts de la main, en commençant par Racha Bassoul, de Bazaar; Anne Desjardins, de L'eau à la bouche; Denise Cornellier, traiteur; Alba Delgado, de Bu. Graziella Batista, que l'on connaissait bien du temps d'Il Sole et que l'on croyait disparue de la scène gastronomique, vient d'ouvrir Graziella dans le Vieux-Montréal... On pourrait aussi parler de Dyan Solomon, copropriétaire et chef pâtissière chez Olive & Gourmando; de Marie-Fleur St-Pierre, chez Tapeo; d'Elena Faita, qui dirige l'école de cuisine Mezza Luna. Et évidemment, je dois en oublier quelques-unes.

Ce qui a cependant beaucoup changé, c'est ce qui se passe dans les coulisses de la gastronomie. «Des femmes maintenant, on en voit partout, dans toutes les cuisines, dit Mme Lepage. Elles ne sont pas chefs, mais elles sont là.»

Ainsi, même si Daniel Vézina est le visage officiel du Laurie Raphaël de Montréal, c'est Cynthia Moreau qui en pilote la cuisine, tandis que Masami Waki fait des miracles en pâtisserie au Club Chasse et Pêche dans l'ombre du chef Claude Pelletier. Et près de la moitié de l'équipe du Monte Cristo est féminine. Et il ne faut pas oublier Cheryl Johnson, sous-chef de Normand Laprise.

Et c'est sans parler de toutes ces femmes qui gèrent les restaurants pendant que les gars donnent les entrevues et tournent des documentaires: Christine Lamarche, du Toqué!; Gaëlle Cerf, au Pied de Cochon; Suzanne Gagnon, au Laurie-Raphaël...

Et là encore, je suis certaine que j'en oublie. Pas étonnant parce que ces filles-là, on ne les voit pas. Ou plutôt on les voit partout, mais on les oublie quand même.

À vous toutes, joyeux 8 mars!

«Un dictionnaire visuel pour aller au-delà des langues»

«Un dictionnaire visuel pour aller au-delà des langues»
Martine Bouliane
La Presse (Montréal)
Le vendredi 22 fév 2008
Hyperlien : http://www.cyberpresse.ca/article/20080222/CPVOYAGES/802161089/1053/CPARTS02

Des pictogrammes simples. Voilà ce que préconise le Guide de communication universel, un outil ingénieux pour se faire comprendre en voyage sans parler la langue du pays.

Publié par les Guides de voyage Ulysse, le Guide de communication universel est tout petit. Ayant moins de 100 pages, il se glisse aisément dans un sac ou même dans une poche. Les thèmes abordés suivent en quelque sorte le parcours d'un voyageur, de l'aéroport à l'achat de souvenirs. «Le guide propose un langage visuel basé sur des pictogrammes. Dans plusieurs pays, en dehors des grands circuits, personne ne parle l'anglais et encore moins le français», note Nicole Janvier, coauteure du livre avec Guy Lassonde.

Une image peut correspondre à un mot. Les dessins expriment souvent des concepts. Ils permettent de pointer un élément qu'on souhaite avoir dans sa chambre, par exemple un ventilateur ou deux lits. Ou encore de demander la couleur d'un objet qu'on veut acheter. Ils permettent de commander un repas avec tel légume ou telle viande. Ou d'indiquer à son interlocuteur que le prix demandé est trop élevé. Tout ça sans parler la langue du pays.

Les seuls mots écrits à l'intérieur du guide sont les thèmes. Ils le sont en français, en anglais et en chinois. «On a choisi d'ajouter cette langue parce qu'avec les Jeux olympiques de Pékin cette année, il y aura beaucoup de touristes là-bas», souligne Mme Janvier.

Nicole Janvier et Guy Lassonde effectuaient un voyage de trois mois en Chine lorsqu'ils ont eu l'idée de ce dictionnaire visuel. Ils esquissaient eux-mêmes des dessins pour communiquer avec les populations locales qui ne parlaient pas anglais.

Les pictogrammes du Guide ont été réalisés par l'École des arts visuels de l'Université Laval. Ils sont à la fois beaux et simples.

Pour le lecteur d'ici, leur signification paraît bien évidente. Selon Mme Janvier, le Guide sera utile même dans des pays aux repères culturels qui semblent bien différents des nôtres, par exemple l'Inde ou la Chine.

Le couple, retraité, a aussi publié le guide La Chine en solo en décembre, chez le même éditeur. Ce livre propose des parcours détaillés à suivre, qui comprennent la visite des villes, sans oublier des suggestions d'hôtels et restaurants, le tout à petit prix. Ils travaillent maintenant à un livre sur l'Inde. Pensés tout d'abord pour les baby-boomers, ils s'adressent finalement à un public plus large, croit son auteure. «En vieillissant, les gens ont moins d'argent, mais plus de temps. Un tel guide est une sécurité pour des personnes qui voyagent de façon autonome. Il peut aussi être utile pour ceux qui ont une journée libre pendant un voyage organisé», dit-elle.
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Nicole Janvier et Guy Lassonde, Guide de communication universel, éditions Ulysse, 96 pages. Prix: 12,95 $.

«2000 pages d’histoire bientôt en librairie»

«2000 pages d’histoire bientôt en librairie»
Samuel Auger
Le Soleil (Québec)
Le lundi 03 mars 2008
Hyperlien : http://www.cyberpresse.ca/article/20080303/CPSOLEIL/80303014/1051/CPARTS02

Voilà une chose que les citoyens de Québec sont assurés d’obtenir à temps en 2008. La plus imposante synthèse historique de la région — un projet qui dure depuis 10 ans — sera bel et bien publiée d’ici quelques mois, a confirmé hier l’historien à la retraite Marc Vallières.

«Nous sommes rendus à la fin du processus d’édition. Le projet va très bien. On vise une sortie d’ici quelques mois», a indiqué l’ancien professeur d’histoire de l’Université Laval.

La somme colossale d’informations recueillie par cinq auteurs principaux et deux collaborateurs sera présentée sous deux formes. Un premier ouvrage de référence, possiblement publié en avril, comptera deux tomes de plus de 1000 pages chacun. Il s’agira de la plus importante synthèse historique jamais réalisée sur la région de la capitale. «Ce sera un ouvrage abondamment illustré. Disons que ça s’adressera au grand public qui est déjà informé.» Plus tard durant l’été, une version condensée d’un maximum de 200 pages sera également offerte.

«Le livre va couvrir l’histoire des Amérindiens jusqu’à nos jours, en tenant compte de toutes les dimensions», indique Marc Vallières. Le féru d’histoire promet d’ailleurs des nouveautés pour ce regard sur le passé. «On est allé chercher beaucoup de nouvelles documentations pour aller plus loin que ce que l’on savait déjà. C’est surtout vrai pour le XXe siècle. Pour la période de 1880 à nos jours, il n’y avait pas vraiment eu de synthèse historique sur la région de Québec.»

Le projet a débuté en 1997, alors qu’un collectif d’historiens a entamé la publication d’ouvrages sur l’histoire de plusieurs régions du Québec. Ce n’est toutefois que plus tard que la synthèse pour la capitale a pris de l’ampleur, afin de s’inscrire dans les célébrations du 400e anniversaire de Québec.

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Samuel de Champlain and Hélène Boullé Champlain



Image 10 (36k) - Painting of Samuel de Champlain and Hélène Boullé at Quebec. Hélène was given in marriage to Champlain when she was only twelve (he was 30 years older); National Archives of Canada.
http://www.historycomesalive.ca/canadians/images/samuelpics.htm

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Hélène Boullé. Champlain’s Young Bride in New France. Hélène Boullé in 1620. Canadian National Archives ... Hélène Boullé Arrives in New France in July 1620
www.lcbp.org/PDFs/MadameChamplain.pdf

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CHAMPLAIN'S ITINERARY : Chronology
http://www.ropfo.ca/champlain/epoque/ang_chrono.php

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From Trois-Rivières to Montreal
http://www.ropfo.ca/champlain/region/ang_trois_riviere.php
Île Sainte-Hélène

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From Place Royale, Champlain could see an island that he decided to name "l'isle Saincte-Élaine" in honour of his wife Hélène.
http://www.ropfo.ca/champlain/region/ang_trois_riviere.php#Helene

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Saint Helen's Island in French Île Sainte-Hélène
http://en.wikipedia.org/wiki/Saint_Helen's_Island

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Samuel de Champlain
1610: Samuel de Champlain returned to France where he met Helene Boullé through her brother who had been at Port Royal. The father of Helene was Nicolas Boullé who was the Lord Chamberlain of France

1610 December 29: 40 year old Samuel de Champlain married 12 year old Helene Boullé at Saint-Germain-L'Auxerrois in Paris. Despite her young age the marriage was quite legal although her parents demanded a lapse of two years before cohabitation
http://www.elizabethan-era.org.uk/samuel-de-champlain.htm

AND
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On December 29, 1610, 40-year-old Champlain married Hélène Boullé at Saint-Germain-L'Auxerrois in Paris. She was only 12 – a marriageable age at that time – and her parents demanded a lapse of two years before cohabitation.

Hélène's father Nicolas was the Lord Chamberlain of France, and her brother had been at Port Royal. Champlain's child-bride remained in Paris when he made his yearly trips across the Atlantic to Quebec, although she visited Quebec in 1620.

Samuel de Champlain, Father of New France, died in Quebec City on Christmas Day 1635.
http://www.cbc.ca/news/background/champlainanniversary/champlainbio.html

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Hélène BOULLÉ

Hélène Boullé was born in 1598. She was the daughter of Nicolas BOULLÉ & Marguerite ALIX. On 29 Dec 1610, she married Samuel de Champlain at Saint-Germain-L'Auxerrois. Since she was only twelve years old, marriageable age at that time, her parents demanded a lapse of two years before cohabitation. Her family and her education were Calvinist. However, the ALIX family was Catholic, since the marriage took place in a Catholic church, and Hélène's brother became a religious in the order of Minims. Hélène accompanied her husband to New France in 1620. She lived there until 1624. She was Hélène Desportes' godmother in 1620. Her conduct during the reading of Champlain's will showed her attachment, respect and fidelity to her husband. After settling her affairs, she joined the Ursulines of Sainte-Ursule in Paris. She made her profession in the convent of Meaux, which she had founded on 17 Mar 1648. She died on 20 Dec 1654 at the age of 56. (3)

http://www.leveillee.net/ancestry/french.htm

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Parc Hélène-Boullé ca. 8 m
Canada » Quebec
park
N 45° 25' 0'' W 73° 29' 57''
45.41678 / -73.49917
GeoNameId : 6097635
http://www.geonames.org/6097635/parc-helene-boulle.html

Franco-American Day will be March 19

Franco-American Day will be March 19

By Kennebec Journal Staff report March 09, 2008 01:27 PM

AUGUSTA — The seventh annual Franco-American Day at the Statehouse is set for March 19, according to the Senate Democratic Office.

Three new inductees to the Franco-American Hall of Fame will be recognized by the Legislature. The honorees are Perley and Alice LaChance of Waterville, Rachel Desgrosseilliers of Minot and Julie Daigle Albert of Madawaska.

A special posthumous award will go to Madeline Giguere, a professor who established Franco-American studies as a part of the University of Southern Maine curriculum.

The Legislature has invited 12-year-old Melanie Saucier of Fort Kent to sing the U.S. and Canadian national anthems in French and English in the House chamber. Fiddlers from Lewiston High School will perform prior to the session.

Lawmakers will also recognize the 400th anniversary of the founding of Quebec City.

“Our French heritage is very important in Maine and it has played a critical role in making our state what it is today,” said Sen. Lisa Marrache, D-Waterville. “It is vital that we recognize and celebrate that heritage.”

http://news.mainetoday.com/updates/023518.html

QUEBEC HISTORY: 400th ANNIVERSARY

QUEBEC HISTORY: 400th ANNIVERSARY
Quebeckers' bond with France wasn't such a fine romance

SUSAN SACHS
Special to The Globe and Mail
March 10, 2008

PARIS -- In honour of the 400th anniversary of Quebec this year, politicians met here over the weekend to commemorate the role of France in the development of Canada.

What they heard from historians came as a revelation: The French were happy to be rid of their vast colony in North America in 1763, regarded it as marginal and never seriously considered wresting it back from the British.

"I was a bit surprised to hear that France did not play a vital role in Quebec," said Pierre Claude Nolin, one of the Quebec senators attending the two-day conference.

The history lesson was one in a series of events, most of which are to take place in Canada, marking the founding of Quebec in 1608 by French explorer Samuel Champlain.

While historians on both sides of the Atlantic have been studying French-Canadian relations for some time, much of their scholarship has not penetrated the public and political consciousness. And it is unlikely that new interpretations of long-ago events will change how the two countries see each other.

But their work can help both countries get beyond the myths that underpin how Canadians, and particularly Québécois, define themselves, said Serge Joyal, another Quebec senator and one of the organizers of the gathering.

"There has been a lack of critical reassessment of the relationship between France and Canada," he said. "Sometimes we've had a romantic vision of France."

Part of that vision has been the idea that early French settlers created a new identity as they built a new francophone homeland in what is now Quebec, and that it was distinct from their connection to the mother country.

Not so, said John A. Dickinson, a University of Montreal historian who specializes in 17th- and 18th-century Canada. The French settlers, and their descendants, considered themselves merely temporary inhabitants of a far-flung outpost of Paris, he said.

They were far outnumbered by the roving French fishermen who shuttled back and forth from the ports of Normandy and Brittany, he added. And France valued its island colonies, like Guadalupe and Haiti, far more than it valued the relatively unprofitable New France.

"Although it's sometimes hard for the Québécois to understand, France was not particularly preoccupied with New France," Mr. Dickinson told the gathering. "It was the periphery."

It was not until France ceded its colony to Britain in the 1763 Treaty of Paris, he said, that the French-speaking settlers identified themselves as Canadian.

Several of the historians said that documents from the period gave no support for the notion that France would commit troops to regain its lost colony.

"You often hear the myth that France intended to re-conquer Canada," said Françoise Le Jeune, a professor of Canadian studies at the University of Nantes, in France. "It's not true. The Treaty of Paris was really abandonment."

According to documents and diaries in French archives, the French kings of the 18th and 19th centuries had no interest in regaining their lost North American colonies and preferred to use Canada as a pawn in their endless intrigues against the British.

"We heard that we weren't conquered, that the British just waited for the French to give us away," Mr. Joyal said. "That's shocking to many people. The French didn't want us."

The assumption of a "British conquest" led to the corollary that "Anglos" must be resisted, he said.

"And resistance has been the lifeblood of nationalism. It gave rise to the separatist party."

http://www.theglobeandmail.com/servlet/story/LAC.20080310.QUEBEC10/TPStory/National

On the Cusp of a Crisis

On the Cusp of a Crisis
Quebec’s Quiet Revolution
By Chuck Colson
Christian Post Guest Columnist

Prison Fellowship Ministries

One of our Centurions recently told us a story that was both fascinating—and disturbing. Her name is Tessa Littlejohn. She is a flight attendant who lives in Ontario. Tessa recently worked with another flight attendant from Quebec, whom I will call Cecile. As they worked, Cecile told Tessa all about her boyfriend, Gerard. Cecile was wearing a ring on her left hand, so Tessa asked her if she was engaged. Cecile blushed. “Actually,” she said, “Gerard and I have been married for two years.”

Then why on earth was she calling Gerard her “boyfriend”? Because, Cecile explained, no one in Quebec gets married anymore. If she referred to Gerard as her husband, Cecile said, “I would sound like an old lady. It would feel too weird.”

Tessa was not too surprised at Cecile’s reasoning, but it did make her think about what happens when a society abandons God and His laws.

For Quebec, this abandonment began during what became known as the Quiet Revolution. As Richard Neuhaus writes in the March issue of First Things, up until 1960, when Quebec’s Liberal Party took power, there was an almost total synthesis of Church, culture, and state; the Catholic Church provided nearly all educational and social services.

As American scholar Charles Doran notes, it was Catholic clergy who helped people survive the hardships of a new and rough land, and “provided the social cement for the colony.” But in the 1960s, Canadians abandoned their Judeo-Christian values in favor of modernity. And as Doran notes, the Catholic clergy “became an embarrassing reminder of a past that everyone wanted to forget.” Tragically, the Church willingly cooperated in its own retreat.

The predictable result of this revolution was that the role of the state became greatly enlarged, because the state alone was capable of implementing desired social changes. Today, nearly five decades later, the churches largely stand empty—and the consequences of modernity are on stark display.

Of all the Canadian provinces, Quebec has the lowest marriage rate. It also has the lowest birth rate—the province is literally dying out. Quebec’s abortion rate is higher than all other Canadian provinces, with 30 percent of all pregnancies ending in abortion! Quebec leads the other provinces in divorce and suicide rates as well. And its chief city, Montreal, has become a notorious haven for pedophiles, according to Canada’s leading news magazine.

As Tessa notes, “Society is collapsing; they are on the cusp of a crisis that is only mitigated by the fact that they are part of a larger country, which is not at the same point of moral failure. If you want to know what happens to society when it rejects God,” Tessa concludes, “look at Quebec.”

What is happening to French Canadians is tragic—and it should serve as a warning to those of us living south of the border. Religious faith and practice cannot be cut adrift from a healthy society—not if the society, that is, wants to stay healthy.

Americans have already traveled perilously far down this same road, and suffer many of the social traumas Quebecers do. The question is: Are we going to continue down this same, destructive road—or change course? Will we learn from the disastrous lab experiment conducted to the north—or copy it?

[earth to x-nix-er, have you read the newspapers lately? I think we have some serious issues right here in river city...which are being ignored...by the powers that wanna be...post-x-nixers make you watergate boyz look like you were robbing the candy shop...]

http://www.christianpost.com/article/20080310/31474_On_the_Cusp_of_a_Crisis.htm

Parlez-vous francais? Francophone fete beckons

Parlez-vous francais? Francophone fête beckons

01:00 AM EDT on Monday, March 10, 2008
By Paul Davis
Providence Journal Staff Writer

PROVIDENCE — The French will have their say during a 15-day celebration boasting meals, music and hockey in all six New England states.

The Fortnight of Francophonie, which runs March 13-28, celebrates the French language, solidarity and cultural diversity.

About 1.5-million New Englanders boast French, Franco-Canadian or Acadian descent, according to the event’s sponsor, the Francophonie Committee of New England, chaired by the Quebec Government Office in Boston.

“If you open up a Rhode Island phone book, you will find French-sounding names,” said Alexis Berthier, a spokesman for the event. “In Rhode Island, there are big pockets of mostly French-Canadians.”

In Boston, history buffs on Thursday can glimpse a rarely seen manuscript by French explorer Samuel de Champlain, who made 29 journeys across the Atlantic, explored the east coast of North America from Cape Cod to the St. Lawrence River and founded Quebec City in 1608.

The Boston Public Library will display the manuscript as part of an exhibit, which opens that day, titled “Before New England: Champlain’s America.” The exhibit — which also includes early maps, drawings and engravings from the John Carter Brown Library archives — will continue through May 31.

“I hope this exhibit will help Americans to see that we have been a deeply international people from our very beginnings,” said Edward Widmer, director and librarian of the John Carter Brown Library, an independent research library affiliated with Brown University.

Other scheduled events include a Bruins vs. Canadiens hockey game, a performance by the Quebec pop music group Tricot Machine, and concerts, dinners, conferences and film festivals. Some restaurants will offer French meals.

In Rhode Island, celebrants can catch the 11th annual Providence French Film Festival, a celebration at the State House and a jazz concert in Providence, among other events.

The full program is available at www.franco-newengland.org.

Almost 300,000 New Englanders speak French at home, and French is the third-most common language in the region, Berthier said.

In Maine, 5.5 percent of the people speak French at home, the highest percentage in the U.S. Maine is closely followed by New Hampshire (3.4 percent), Vermont (2.5 percent), and Massachusetts and Rhode Island (both about 2 percent), Berthier said.

http://www.projo.com/news/content/FRANCO_03-10-08_GR98MQ7_v15.27bd582.html

Ti-Jean

Ti-Jean, interviewé deux ans avant sa mort à Radio-Canada où il parle de sa
jeunesse à Lowell, sa vie, ses oeuvres...

http://archives.cbc.ca/IDC-0-72-55-126-10/arts_culture/jack_kerouac_entrevue/

En passant, le 12 mars, c'est l'anniversaire de sa naissance....

Cashing in on the Business of Fun

Cashing in on the Business of Fun
Tough times are good times for clubs that make people laugh
By Shankar P.
3/10/2008
NJBIZ, NJ


Neier and Yengo plan to open a new club in Atlantic City next year. [Steven J. Dundas/NJBIZ]
[n.d.l.r.: Will this business of "making fun of the French" never end...and they dare publish their faces?...too weird for words...it's an accent, twits...with an entire French-language country just north of you...]
WEST CALDWELL—If the economy seems cheerless these days, the times are particularly ripe for the business of fun. So say Suzy Yengo and Craig Neier, co-owners of Catch A Rising Star Comedy Club Productions LLC, which runs four comedy clubs and has plans to expand.

“Comedy clubs are doing extremely well now,” says Yengo, 45, who last week took over as president of Catch, as it is known in comedy circles. “When the economy is in a downswing, people need to let loose and laugh regardless.” Adds Neier, 46, the firm’s CEO: “Laughter is the best medicine.”

Other clubs riding the humor wave include The Stress Factory in New Brunswick, Bananas Comedy Club in Hasbrouck Heights, The Comedy Stop in Atlantic City and WiseCrackers in Pennsylvania’s Poconos.

Catch plans to open a new club in Atlantic City next year, and to follow it with locations in Las Vegas and Northern New Jersey. Opening new clubs could cost up to $1.5 million for kitchens, interiors, computers and other office equipment, Neier says.

The company, which has annual revenue of about $1 million, currently operates clubs in Princeton; Reno, Nev.; Providence, R.I., and Monticello, N.Y. Yengo says tickets cost $15 to $25 and bring in 70 percent of the revenue, with food and drinks accounting for the rest. “Comedy is the most reasonable ticket to entertainment in today’s environment,” adds Neier.

He says the 130-seat Princeton club is open on Fridays and Saturdays while the 250-seat Reno and Providence clubs have shows up to six days a week. He declined to say how much each club pays comics, but noted that similar venues in New York City typically pay acts $50 or $75 a set.

Yengo and Neier bought Catch from Las Vegas owners five years ago. Founded in New York City in 1972, the club helped launched performers including Billy Crystal, Robin Williams, Whoopi Goldberg and Jerry Seinfeld, according to Catch promotional material. Recent acts have included Jackie Kashian, a finalist in the “Last Comic Standing” reality TV show, and Deena Blizzard, a former Miss New Jersey. Both performed in the Princeton club.

Yengo says comics must tailor their scripts to audience demographics that vary from place to place. “Princeton is more of a middle-class location with baby boomers and students, so an intellectual comedian would do very well there,” she says. “A blue-collar type of comedian would do well in Monticello, talking about problems with making ends meet, drinking beer and being a couch potato.”

“Life itself is the material for any good comedian,” says Yengo. Jokes about the Meadowlands, where former Teamsters boss Jimmy Hoffa is reputed to be buried, would click with a New Jersey audience, she says. In Rhode Island, Catch comics get laughs with quips about locals of French-Canadian origin mangling English sentences.

“Comedy was very, very big in the 1980s, had a downswing in the 1990s and is now coming back,” Yengo says. Humor has gained popularity through podcasts, Web sites like MySpace.com, satellite radio stations and the Comedy Central cable channel, she says. “Comedians have become the rock stars of the new millennium,” she adds.

Gilda’s Club Northern New Jersey in Hackensack, which is part of a nationwide network of cancer-support groups, finds comedy to be a good fundraiser, says Mary Connolly, the club’s CEO. Gilda’s will hold the finals of its annual stand-up comedy contest at Bananas in Hasbrouck Heights April 3. “We were founded with a comedic spirit,” notes Connolly, who says the clubs were begun in memory of comedian Gilda Radner, who died of ovarian cancer in 1989.

Harlan Jameson, co-owner of Bananas Comedy Club Corp., says, “Bananas is the longest-running comedy club in New Jersey, and we’ve been around 22 years.” The company owns a second club in Poughkeepsie, N.Y. “You have to do it consistently and with high quality in each of the 52 weeks,” Jameson says of comedy shows. He says the quality of the comics, plus the food and drink and ensuring that patrons are treated well, are the keys to success in the business of making people laugh.

http://www.njbiz.com/weekly_article.asp?aID=73952992.9622769.956787.8611363.5526806.751&aID2=73590

Who really owns the river?

Who really owns the river?

By Damian Mann
Mail Tribune, OR
March 09, 2008

A river runs through the middle of Steve Straughan's property near Trail — or does it?

Straughan owns 1.8 acres that extend across the Rogue River to a sandbar on the other side. But the river portion might become a battleground if the state of Oregon attempts to take ownership, claiming the channel and banks belong to the public.

"This is causing more problems than it's going to solve," he said.

Straughan and many of the approximately 2,700 property owners in both Jackson and Josephine counties think the state's proposal could undermine property rights and spur legal action.

The proposal comes on the heels of a Rogue River Navigability Study that is a major step in declaring an 89-mile stretch of the river as public property.

The Department of State Lands doesn't have a precise record of how many properties are located along the river, but it has a mailing list of 1,736 property owners in Jackson County and 995 in Josephine County.

State lands officials have prepared a draft study that has as its foundation an act by the U.S. Congress that brought Oregon into the Union in 1859. The act declares the state's navigable waterways free to all inhabitants of the country.

The state is relying on maps produced in the 1850s to determine the original course of the river, which will be used to establish state ownership. It is also relying on historical documents to show the Rogue has been a river that is considered "navigable" under federal standards.

A public hearing on the issue will be held by the State Land Board from 10 a.m. to noon March 19 at the Pacific Ballroom at the Ramada-Medford and Convention Center, 2250 Biddle Road. The three-member land board includes Gov. Ted Kulongoski, Secretary of State Bill Bradbury and state Treasurer Randall Edwards. They will make a decision on the study later this year.

The study covers the river channel from below Lost Creek Dam to Grave Creek in Josephine County. Settling the issue will prove complicated. The river has changed course since 1859, so the state would have to negotiate with property owners to obtain titles to the new channel.

The lower portion of the Rogue has already been declared navigable.

At an informal meeting Wednesday night, the DSL presented its proposal to a mostly hostile crowd of more than 100.

"This is a theft of our properties," said Pamela Hackett of Grants Pass. "I know it's a theft. I don't know how you can sleep at night."

Jeff Kroft, senior policy specialist for state lands, responded, "The state of Oregon does not consider it a theft."

If the navigability study is approved, he said later, "It is the state's position that it owned the river since statehood."

The state would take over ownership from bank to bank in the normal channel of the river, but not the areas where the river occasionally floods.

Kroft said the process will be unsettling for property owners, who for various reasons have deeds showing they own property in the river or across the river.

"Their concerns — they are very legitimate," he said. "It's unraveling a very thorny problem."

Similar battles have been waged on both the John Day and Sandy rivers, but the state ultimately obtained rights to the channels.

Residents cite a number of fears if the state follows through with this proposal, including trampling property rights, more criminal behavior along the river and more conflicts over trespassing. They also worry about whether they can own their docks or can continue to pump water out of the river.

Steve Purchase, assistant director for the land management division of DSL, said, "This does not give the public the right to go onto your private property. That's simply trespass."

The DSL said people using the river can stop along the banks to fish or relax, as long as they don't engage in illegal activities.

Purchase said the DSL action would not affect docks, but property owners would have to obtain an easement from the DSL for $125 to install pumps or other equipment on state land.

Gold Hill resident Peggy Broderson, who discovered she might have to pay a fee for an easement, said, "To me this is a big farce. I can't believe you wouldn't waive the fee. How can you turn around and charge us for our own land that you are taking from us?"

The Jackson County commissioners sent a letter to the state on Feb. 7 opposing the navigability study.

"As we understand the law, the public already has the right to use the river (in its present location) for recreation and commerce," the letter stated.

The commissioners said they think there are no real conflicts or uncertainty on the river to justify this action. They said it will be disruptive for some of the property owners whose properties are located within the river itself because the state will have to negotiate to take over title to these properties.

"It appears to us that a navigability determination would introduce conflict and exacerbate uncertainty about ownership and use rights," the letter stated.

The navigability study was prompted by complaints from the Josephine County District Attorney's Office over difficulties in determining jurisdiction in disputes between property owners and those using the river.

Straughan and 80 other landowners have formed the group Save Our Legacy, which has hired an attorney to take on the state.

"If I have to, I will file a lawsuit to protect my rights," he said. "It's a taking that is totally unnecessary."

Straughan, who has lived at his house for five years, said the river jumped its channel in the 1964 flood, which is going to make for potentially protracted negotiations with state officials.

Under legal complexities, the state wouldn't own the river if it changed course during a flood even if the navigability study is approved. However, if the river slowly changed course over time, the state says the title would follow the new channel. Changes would require approval from the property owners affected.

Straughan can't understand why the state wants to take such a disruptive step because he said every landowner understands the public already has the right to swim, float, raft or fish in the Rogue.

"I firmly believe they already have the right to," he said.

State officials say putting the river under government ownership will lead to better management and will give law enforcement agencies clearer jurisdiction in determining what is private property and what is public.

Roger King, a Shady Cove resident whose property extends halfway into the river, said he estimates that 25 to 30 percent of the property owners from Shady Cove to the Gold Ray Dam near Central Point will have problems with the state because the river channel is different than it was in the 1850s.

He said he's only had one problem with people using the river in the past 13 years, but he fears that once he's given up rights to his property the dynamics will change.

"They're going to be picnicking and camping and crapping on my property," he said. "Right now they can't do it because it's private property."

Landowners say that if the state is taking away their property, they should be compensated for property taxes that they have paid over the years.

If property owners who've been paying taxes to the middle of the river want a refund, DSL said that needs to be taken up with the assessor in Jackson or Josephine counties.

In a letter sent to the DSL in September 2007, Jackson County Assessor Dan Ross states, "We will not be caught in the middle of any disputes between your office and the property owners."

Ross said he doesn't believe the value of properties would decline because of the loss of land, most of which is underwater. Such land has been appraised at only 10 percent the value of typical rural land, he said.

"We're not talking about a lot of money," he said. "We haven't been appraising for that much at all."

If there is a change in ownership, Ross said homeowners wouldn't receive any back taxes.

"They're not going to get a rebate," he said.

In Josephine County, the Assessor's Office informed the state it doesn't assess portions of properties in the river.

Property owners also worry if the state does take over the river, it won't have the money to pay to enforce state laws.

Purchase of DSL said he hopes for better coordination with local and state organizations to manage the river and would hope to secure more state park rangers to patrol the area.

But he told residents at Wednesday's meeting, "We don't have the resources for everywhere in the state."

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The start of the controversy

The act of the U.S. Congress admitting Oregon into the Union in 1859 contains one of the key legal reasons why the Oregon Department of State Lands believes it has jurisdiction over the Rogue River:

"Section 2 ... and said rivers and waters, and all the navigable waters of said state, shall be common highways and forever free, as well as to inhabitants of said state as to all other citizens of the United States, without any tax, duty, impost, or toll therefor."

What prompted the state to consider taking over the river channel?

Timothy Thompson, Josephine County district attorney, requested the study in 1997 after property owners bordering the Rogue River engaged in disputes with fishermen and rafters. Thompson said the confusion over who owns the river made it difficult to resolve these disputes, which were increasing as the region became more populous. The state wants to declare ownership of an 89-mile stretch of the Rogue River from just below Lost Creek Dam to Grave Creek. It would extend to winter high-water marks, generally shown by a lack of vegetation or a sloughing off of the banks.

What do opponents of this plan say?

Some property owners say they legally own the land to the middle or to the other side of the river. They say it is going to be disruptive to determine what lands the state owns because the river has changed course since statehood.

Elsewhere ...

Rivers, or portions of rivers, that the state already owns:

Chetco

Columbia

Coos

Coquille

John Day

Klamath

McKenzie

Lower Rogue

Sandy

Snake

Umpqua

Willamette

By any other name ...

The Rogue River has been known by many names:

* Trashit — given to the Rogue River by American Indians.
* La Riviere aux Coquins — given by French-Canadian trappers because of their perception that American Indians were mischievous or malicious.
* Gold River — established by the territorial legislature in 1854.
* Rogue River — established by the territorial legislature in 1855.

http://www.mailtribune.com/apps/pbcs.dll/article?AID=/20080309/NEWS/803090313

Sunday, March 09, 2008

«Gouvernance du territoire - Un modèle venu du Nord»

«Gouvernance du territoire - Un modèle venu du Nord»
Pierre Vallée
Le Devoir (Montréal)
Édition du samedi 08 et du dimanche 09 mars 2008
Hyperlien : http://www.ledevoir.com/2008/03/08/179080.html

Comment réformer la gouvernance des territoires? Doit-on procéder par le haut ou par le bas? Thierry Rodon, professeur au département de science politique à l'université Laval et à la School of Public Policy and Administration de l'université Carleton, s'est penché sur le cas du nouveau gouvernement régional du Nunavik.

D'abord, quelques chiffres. Le Nunavik occupe un territoire d'une superficie de 500 000 kilomètres carrés situé au nord du Québec. Il compte environ 10 000 habitants, dont 90 % sont inuits, répartis en 14 communautés ou villages, dont quatre ont une population de 1000 habitants et plus. De plus, la population est jeune puisque les moins de 25 ans représentent 50 % de la population. La langue parlée est l'inuktitut. «L'inuktitut est parlé par 90 % de la population. C'est l'un des pourcentages les plus élevés chez les Premières Nations quant à l'usage de la langue maternelle.»

Un long cheminement

Les Inuits du Nunavik, ou les Nunavimmiut comme on les nomme maintenant, occupent ce territoire depuis maintenant 4000 ans et à cette échelle, ce n'est que très récemment qu'ils en ont perdu la maîtrise. D'abord, à l'arrivée des Européens, ce territoire fait partie de la terre de Rupert. En 1870, le territoire est transféré au dominion du Canada et, en 1912, il est incorporé à la province de Québec. Tous ces changements d'appartenance sont réalisés à l'insu des Inuits, qui entretenaient alors peu de contacts avec les Blancs, sinon dans les postes de traite. «Ce qui fait dire à certains anciens que leur grand-père était canadien, puis ensuite québécois, sans jamais l'avoir su.»

Le premier véritable bouleversement que connaîtra cette population survient avec l'arrivée de l'État-providence à la fin de la Seconde Guerre mondiale. «C'est à ce moment qu'ils perdent le contrôle du territoire. On y installe des bases militaires et on crée des villages permanents, forçant la sédentarisation de la population. On oblige aussi les enfants à fréquenter l'école. On ira même jusqu'à abattre les chiens de traîneau, considérés par les autorités comme étant nuisibles dans les villages permanents. Du même coup, on les prive d'un moyen de transport vital, puisque la région ne compte pas de routes.»

En 1969, une querelle fédérale-provinciale quant à l'école qu'ils devraient fréquenter amène les autorités à poser la question aux Inuits. Quel ordre de gouvernement préféreraient-ils? Le Canada ou le Québec? La réponse: un gouvernement inuit. En 1975, lors de la Convention de la Baie-James, les Nunavimmiut négocient une forme d'autonomie administrative qui leur permet une gestion régionale ainsi que la gestion des soins de santé et de l'éducation. «Mais cette entente, même signée, ne fait pas l'affaire de tous. Il y a beaucoup de dissidents. Il faudra presque 20 ans et quatre référendums avant de créer un consensus.»

Gouvernance régionale

Au début des années 2000, les gouvernements du Canada et du Québec s'entendent pour négocier avec le Nunavik une forme de gouvernement régional, une première au Canada. En 2007, une entente finale est signée, créant le gouvernement régional du Nunavik. «Nous sommes présentement dans une phase de transition qui devrait mener à des élections d'ici peu. Ensuite, il s'agira de négocier la dévolution des pouvoirs.»

Le gouvernement régional du Nunavik demeurera sous l'autorité de Québec et d'Ottawa, et il tirera ses pouvoirs de l'Assemblée nationale et du Parlement du Canada. Il comprendra l'élection d'une assemblée composée de 21 membres: 15 représentants des communautés, cinq représentants du conseil exécutif et un représentant de la nation Naskapi, minoritaire sur ce territoire. «On fusionnera alors les trois organismes existants en un seul, qui aura la responsabilité de l'administration, de la santé et de l'éducation.»

Forces et défis

Selon Thierry Rodon, l'une des forces de ce gouvernement, c'est d'être un gouvernement inclusif. «Ce n'est pas un gouvernement pour les Inuits seulement, mais un gouvernement pour tous ceux et celles qui habitent le territoire.» De plus, croit-il, les Nunavimmiut possèdent les qualités nécessaires pour réussir ce gouvernement régional. «D'une part, ils ont l'habitude de l'administration puisqu'ils siègent aux conseils d'administration des organismes depuis 1978. La fonction publique est majoritairement inuite et ils ont formé de solides administrateurs dans le domaine de l'économie sociale. De plus, le mouvement coopératif est fort.»

Par contre, les défis sont aussi élevés. «Ils devront être en mesure de mettre en place une administration vraiment représentative. De plus, le système d'éducation connaît des ratés, et ils devront instaurer un système de santé moins coûteux et plus productif que ce qui se fait dans le sud. Ensuite, ils devront corriger la gouvernance inégale qui existe entre les municipalités et s'attaquer aux importants problèmes sociaux, en particulier la situation des jeunes, qui est alarmante.»

Des leçons pour le Québec

Selon Louis Bernard, ancien haut fonctionnaire et candidat à la direction du Parti québécois qui participait à ce forum, il y a des leçons à tirer de cette première expérience de gouvernement régional. «Le projet de gouvernement régional au Nunavik n'est pas un projet-pilote. Il s'attaque à une situation particulière et cherche à répondre à des besoins spécifiques.»

Depuis un certain temps, l'idée de gouvernements régionaux au Québec fait son chemin dans certains milieux. Pour ces derniers, ces gouvernements permettraient aux régions de mieux gérer leur développement. «Tout comme le gouvernement du Nunavik qui s'appuie sur les particularités de cette région, il faut aussi que les gouvernements régionaux au Québec reflètent l'identité régionale. C'est capital, si l'on veut que ces gouvernements réussissent.»

De plus, l'expérience du Nunavik le convainc «qu'il faut se battre pour obtenir un gouvernement régional. Et pour se battre, il faut une volonté politique dans les régions.» Quant au financement d'un éventuel gouvernement régional au Québec, la décentralisation du pouvoir doit s'accompagner d'une décentralisation des finances.

«L'idéal est évidemment une décentralisation de la fiscalité. Mais si l'on en fait une obsession, le projet d'un gouvernement régional est sans doute voué à l'échec. Dans le cas du Nunavik, il n'y a pas de décentralisation de la fiscalité. Par contre, ce gouvernement va gérer de manière autonome les sommes qui lui seront confiées. C'est un modèle qui pourrait aussi fonctionner pour nos gouvernements régionaux.»

«Développement local - Montmagny a survécu aux fermetures d'usines»

«Développement local - Montmagny a survécu aux fermetures d'usines»
Martine Letarte
Le Devoir (Montréal)
Édition du samedi 08 et du dimanche 09 mars 2008
Hyperlien : http://www.ledevoir.com/2008/03/08/179077.html

Les régions doivent stimuler l'entreprenariat

Confrontées à la fermeture d'usines en raison de la concurrence des pays émergents, que doivent faire les différentes régions du Québec? Les habitants doivent-ils se résigner à aller trouver du travail dans la métropole? Doivent-ils voir la délocalisation comme une fatalité? Pas du tout, croient différents acteurs régionaux du milieu des affaires. Les gens doivent plutôt exploiter leurs bonnes idées en démarrant leur entreprise. Et bien sûr, leur collectivité doit les appuyer.

L'entrepreneurship est une solution pour le développement des régions, selon Nathaly Riverin, chercheuse à la Fondation de l'entrepreneurship. «L'OCDE a fait une étude pour déterminer les facteurs de croissance du développement. Le premier est l'innovation; ensuite, la présence de travailleurs qualifiés, l'entrepreneurship et, finalement, la cohésion sociale. Et il est évident que l'innovation sans entrepreneurship est insuffisante pour amener le développement local.»

La chercheuse a aussi remarqué que les entrepreneurs locaux apportent beaucoup à leur village. «En plus de créer de l'emploi, ils sont très fidèles à leur milieu. Ils créent de la richesse sur leur territoire et très souvent, l'argent reste en région, puisque c'est là qu'ils consomment et réinvestissent. Enfin, les entrepreneurs sont souvent très proches de leur collectivité et peuvent être de bons modèles pour les jeunes et ainsi, freiner l'exode.»

Bâtir une ville d'entrepreneurs

Il y a six mois, la chercheuse a décidé de lancer un projet à Rivière-du-Loup pour en faire une ville d'entrepreneurs. «Nous avons réuni des directeurs d'école primaire ainsi que tout le milieu socioéconomique de la région et nous avons décidé d'essayer de saisir toutes les occasions d'affaires. De plus, nous avons tenté de stimuler la culture entrepreneuriale», affirme Mme Riverin.

En discutant avec les citoyens réunis, la chercheuse s'est aperçue que les jeunes n'avaient pas de modèles d'entrepreneurship local. «Pour eux, une entreprise, c'était McDonald's ou Burger King. Ils n'étaient pas du tout connectés sur ce qui se faisait localement. Évidemment, ce n'était pas très bon pour générer des entrepreneurs.»

Rapidement, en faisant quelques appels, un parrainage s'est établi entre des entrepreneurs locaux et des écoles. «Les gens d'affaires sont allés faire plusieurs visites dans des écoles pour parler de leur expérience et répondre aux questions des jeunes. Cette initiative n'a pas coûté un sou et a grandement stimulé l'esprit entrepreneurial chez les jeunes, en plus d'être un bon signe de reconnaissance de la collectivité envers ses entrepreneurs locaux», ajoute Mme Riverin.

La reconnaissance semble effectivement être un élément très important pour les entrepreneurs en milieu rural et pourtant, elle n'est pas toujours au rendez-vous. «Des fois, ce serait apprécié d'avoir juste une petite tape dans le dos, des mots d'encouragement et des gens qui viennent nous dire qu'ils sont derrière nous et que si on a besoin de quelque chose, ils sont là», affirme le directeur de Kisis Technologie, une entreprise spécialisée en thermotransformation du bois basée au Saguenay-Lac-Saint-Jean.

Une claque dans la face

Ce manque de reconnaissance, le Centre local de développement (CLD) Montmagny l'a remarqué et a décidé de tout faire pour que désormais, sur son territoire, les entrepreneurs soient encouragés, soutenus, reconnus et célébrés. Ce virage, emprunté il y a déjà quelques années, n'est pas arrivé par hasard.

«La région de Montmagny a vécu depuis quatre ans une suite de fermetures d'usines importantes, à commencer par Whirlpool, en 2004, suivie de trois autres compagnies de textile. Au total, 850 emplois du secteur manufacturier ont été perdus dans la région de Montmagny. Ce fut une vraie claque dans la face», témoigne Nathalie Cloutier, directrice générale du CLD Montmagny.

Dès la première fermeture, les citoyens de la région ont décidé de ne pas se laisser abattre et de relever leurs manches pour développer leur territoire en fonction de trois clientèles: les entrepreneurs, les travailleurs et les résidants, «puisqu'il faut bien qu'il y ait une vie dans la ville après 17h», ajoute Mme Cloutier.

Ensuite, le CLD s'est lancé dans une grande campagne de mobilisation. «Toute la population devait mettre la main à la pâte pour susciter l'entreprenariat. Nous avons mobilisé les élus, la communauté d'affaires et Monsieur et Madame Tout-le-monde. Nous sommes allés visiter des villes où l'entreprenariat est fort pour voir ce qu'elles faisaient pour le soutenir et nous avons établi un plan de match. Nous avons donc offert différents incitatifs pour attirer les gens d'affaires et susciter l'entreprenariat auprès des gens de la région. Nous avons mis sur pied des projets et nous sommes allés chercher les gens pour les réaliser», affirme Nathalie Cloutier.

Déjà, des résultats

Ce travail acharné a porté ses fruits rapidement. À peine un an après la fermeture de Whirlpool, les Presses du Fleuve, un nouvel imprimeur indépendant, a vu le jour dans une partie de l'ancienne usine de cuisinières électriques, ce qui est hautement symbolique pour la population. Dernièrement, le CLD a concentré ses énergies pour attirer l'entreprise pharmaceutique PureCell, qui a finalement choisi d'installer son usine à Montmagny.

Les secteurs privé et public mettent également tout en oeuvre pour intéresser les gens à venir s'installer dans la région en améliorant la qualité de vie. «Entre autres, nous organisons les loisirs entre différentes municipalités. Nous sommes en train de construire un grand terrain de soccer-football avec l'aide du gouvernement du Québec et du secteur privé, qui a fourni une grosse somme. Nous voyons vraiment un engagement collectif dans les projets que nous démarrons et c'est ce qui en explique certainement la réussite», explique Nathalie Cloutier.

Enfin, pour célébrer les succès de la région et éviter que les médias parlent seulement des mauvaises nouvelles, le CLD Montmagny a fondé l'organisme Communications régionales Montmagny, qui a pour mandat de faire en sorte qu'un maximum de nouvelles positives sortent de la région. «Nous n'avons pas peur de le dire, nous faisons de l'automarketing, ajoute-t-elle. Nous avons des succès locaux, nous les célébrons et nous faisons en sorte qu'ils rayonnent à l'échelle nationale.»

«Villes et villages - Un paysage québécois éclaté»

«Villes et villages - Un paysage québécois éclaté»
Pierre Vallée
Le Devoir (Montréal)
Édition du samedi 08 et du dimanche 09 mars 2008
Hyperlien : http://www.ledevoir.com/2008/03/08/179079.html

« Le développement d'une région doit reposer sur ce qu'elle fait de mieux »

Même si les enjeux des villes sont souvent différents de ceux des villages et des régions, il n'y a pas lieu de les opposer. C'est l'opinion que Jean-Paul L'Allier, l'ancien maire de Québec, a formulé lors de sa conférence prononcée au congrès de Solidarité rurale sur le thème «Villes et villages: un territoire en partage».

Jean-Paul L'Allier admet d'emblée que, le plus souvent, il y a opposition entre ville et village. «Tout est fait pour opposer les villes et les régions. La vision du territoire est sectorielle. Chaque ministère, chaque organisme a sa propre perception du territoire et il n'y a pas de vision d'ensemble qui pourrait réunir tous les intervenants.»

Cette vision fragmentée du territoire, qui ne date pas d'hier, a mené les planificateurs et les décideurs à commettre plusieurs erreurs par le passé en ce qui concerne le développement du territoire. M. L'Allier donne en exemple l'aéroport de Mirabel. «Non seulement on a trop exproprié, mais l'idée de relouer les terres inutilisées aux agriculteurs, c'était mal comprendre la façon de fonctionner des agriculteurs. Quel agriculteur va investir dans une terre qui n'est pas la sienne? De plus, on n'a jamais créé de lien rapide entre Mirabel et le centre-ville de Montréal. C'est une occasion ratée de créer un corridor entre une ville et la région qui l'entoure.»

Pistes de solution

Pour éviter pareille erreur à l'avenir, Jean-Paul L'Allier croit qu'il faut apprendre à faire autrement. Et qui dit faire autrement dit aussi penser autrement. «Il n'y a pas de solution d'avenir en creusant et en perpétuant le statu quo.»

D'abord, croit-il, il faut rejeter les plans d'ensemble et les solutions «mur à mur». «La première règle, c'est d'accepter le fait que les régions sont différentes. Ensuite, on ne peut pas transformer arbitrairement une région, peu importe l'opinion des experts. Il faut commencer par comprendre ce que les gens pensent de leur région, ce qu'ils désignent comme étant leurs possibilités, leurs défis. Les régions doivent développer les champs qui sont porteurs de leur avenir, et ce sont les gens des régions qui peuvent les définir. C'est ça la réalité.»

La deuxième règle, il la tient de ses aïeux. «On m'a toujours enseigné que la meilleure façon de réussir, c'est de faire plus ce qu'on sait faire de mieux. Cela peut s'appliquer à un individu, mais aussi à une région. Le développement d'une région doit reposer sur ce qu'elle fait de mieux.»

Il faut aussi, avance-t-il, mettre en place des moyens qui permettent aux divers intervenants de partager les risques et les efforts du développement, mais aussi les bénéfices. «Pourquoi investir dans le développement s'il n'y a pas de retombées pour les villes et les villages?»

Au banc des accusés, la fiscalité. «Toute la fiscalité des villes et des villages est basée sur la taxe foncière. D'une part, cette taxe n'est pas élastique et la capacité de payer des propriétaires a une limite. D'autre part, cela introduit une notion de concurrence entre les villes et les villages plutôt que de les inciter à travailler ensemble.»

Sans compter que les responsabilités des villes ont augmenté, drainant les ressources et en laissant moins pour des projets de développement. Ceux-ci deviennent encore moins attrayants s'il n'y a pas de retombées fiscales pour les villes et les villages qui les initient. «Par exemple, lorsque la Ville de Québec investit dans un événement comme le Festival d'été, il n'y a pas de retombées fiscales pour la municipalité. Ce sont les deux autres ordres de gouvernement qui récoltent les taxes.» Un meilleur partage de l'assiette fiscale agirait alors comme un stimulant au développement.

Développement bien adapté

Tout projet de développement doit être bien adapté à son milieu et ne pas répéter les erreurs du passé s'il veut réussir, à plus forte raison s'il s'agit d'un projet de revitalisation. La revitalisation du quartier Saint-Roch à Québec lui semble un bon exemple dont pourraient s'inspirer les villages et les régions, même s'il s'agit d'un projet en milieu urbain.

«À l'époque, la construction du mail recouvert avait pour but de contrer l'exode de la clientèle vers les centres commerciaux. Ça n'a pas fonctionné parce qu'on offrait ce qui se trouvait déjà en banlieue. C'est le contraire qu'il faut faire. Il faut offrir ce qu'on ne trouve pas ailleurs, ce qui est spécifique. Dans le cas de Saint-Roch, il s'agissait de défaire le mail et de recréer la ville là où autrefois il y en avait.» Idem donc pour les régions: offrir ce qu'on ne trouve pas en ville ou en banlieue.

Ensuite, Jean-Pierre L'Allier croit qu'il ne faut pas trop compter sur les victimes de la dégradation d'un milieu pour agir en tant que sauveurs. «En général, les victimes auront tendance à être pessimistes et auront de la difficulté à croire que le projet pourra réussir. Ils vous diront que ce n'est pas possible. Par contre, ceux qui n'en savent rien auront tendance à y croire et à agir en conséquence.»

Tendre la main

Plutôt que de cultiver l'opposition entre les villes et les villages, il faut chercher à développer la complémentarité. «Tout ce qui nous divise nous fragilise. Il faut d'abord changer les attitudes. Et plutôt que parler, il faut écouter. Une meilleure compréhension de l'un et de l'autre permet d'éliminer les préjugés.»

Ensuite, les villes-centres ont un rôle à assumer. «Les villes-centres doivent évidemment desservir leurs citoyens. Mais comme elles sont au centre, elles sont là aussi pour desservir ce qui est autour. Il faut donc tendre la main.» Et la collaboration peut se faire à petite échelle. «À Québec, nous avons signé une entente avec le village Les Bergeronnes. Le maire Francis
Bouchard m'avait expliqué que son budget ne lui permettait pas d'obtenir les conseils de certains experts dont il avait besoin. Cette entente lui a permis, par exemple, de mieux former ses pompiers volontaires. Et comme ceci s'est réalisé de façon bénévole, le contribuable de Québec n'a pas été sollicité.»

Selon Jean-Paul L'Allier, ce type d'entente, tout comme la présence de marchés publics urbains, est une façon simple et peu coûteuse de tisser des liens et d'ouvrir des voies de circulation entre la ville et la région.

«Les régions doivent remettre en valeur leur patrimoine»

«Les régions doivent remettre en valeur leur patrimoine»

Martine Letarte
Le Devoir (Montréal)
Édition du samedi 08 et du dimanche 09 mars 2008
Hyperlien : http://www.ledevoir.com/2008/03/08/179230.html#

La délocalisation d'entreprises n'est pas toujours rentable

Régulièrement, on entend parler de fermetures d'usines, de villages qui se vident, de fermes familiales qui disparaissent faute de relève. Bref, comme le dit Jacques Proulx, président de Solidarité rurale du Québec, «le statu quo n'est plus tenable et les populations rurales doivent se tenir debout et répliquer aux chambardements». Le coloré personnage appelle ni plus ni moins qu'à la révolution et il semble qu'il y ait plusieurs raisons de demeurer optimiste quant à l'avenir des villages, malgré les défis que pose la mondialisation.

Il semble que l'image généralement véhiculée de la mondialisation omette des éléments importants qui viennent tempérer la menace pour les pays développés. C'est du moins l'avis de Marcos Ancelovici, professeur au département de sociologie de l'université McGill, qui a participé à la 15e conférence nationale de Solidarité rurale du Québec, tenue la semaine dernière à Drummondville.

Le professeur partageait pour l'occasion les résultats d'une grande recherche qu'il a effectuée avec une équipe internationale dirigée par Suzanne Berger, du Massachusetts Institute of Technology (MIT), auprès de plus de 600 entreprises multinationales. Entre autres, le groupe de chercheurs s'est intéressé à l'industrie du textile.

«Pour bien des pays développés, cette industrie est archaïque et condamnée à disparaître en raison de la mondialisation et de la pression exercée par les pays émergents. Évidemment, on ne peut nier la réalité des bas salaires, mais si l'industrie du textile ne peut éviter de se transformer dans les pays développés, elle ne doit pas pour autant disparaître», croit M. Ancelovici.

Coûts de la délocalisation

D'après les résultats de la recherche, les villes et les villages du Québec qui accueillent des entreprises de l'industrie du textile ne devraient pas tenir pour acquise leur délocalisation imminente vers des pays émergents. Selon le professeur de McGill, il y a des coûts non anticipés à la délocalisation. «Une entreprise qui décide d'envoyer une partie de sa production dans un pays émergent devra assumer les coûts de l'infrastructure nécessaire à ses activités. Elle devra également composer avec les compétences limitées des travailleurs, la qualité variable de la production et le coût du déplacement des cadres nationaux. La compagnie devra aussi gérer les chaînes d'approvisionnement et parfois faire face à l'instabilité politique et à l'inflation. En somme, la valeur ajoutée par un travailleur américain moyen est de 28 fois supérieure à celle d'un travailleur chinois moyen en raison de toutes ces variables.»

Marcos Ancelovici affirme même qu'il arrive que des entreprises ayant installé une partie de leur production dans un pays émergent décident de revenir sur leur décision une fois confrontées à tous ces coûts non anticipés.

Malgré les Gap et Nike de ce monde, qui ne jurent que par la délocalisation, il existe aussi des Zara et American Apparel qui ont une tout autre stratégie pour s'imposer. «La compagnie American Apparel mise sur un enracinement local et une intégration verticale pour assurer son succès et ça fonctionne très bien. L'entreprise est "anti-sweatshop" et s'occupe elle-même de la confection des vêtements à Los Angeles et de la vente partout dans le monde. Leur force, c'est le temps de réaction très rapide dont ils jouissent grâce au fait qu'ils gèrent la production localement», explique le chercheur.

Ainsi, M. Ancelovici remarque qu'il n'y a pas une stratégie unique pour réussir et qu'aucun avantage n'est éternel. «D'ailleurs, la Chine investit beaucoup en éducation actuellement pour pouvoir de plus en plus compter sur de la main-d'oeuvre qualifiée, ce qui évidemment, se payera.»

Retenir les touristes

Un autre aspect qui peut être intéressant pour le monde rural, c'est l'importance désormais accordée au rôle de l'activité culturelle dans le développement économique d'une région.

«Pour garder ses jeunes, attirer de nouvelles familles et des touristes, les territoires ruraux doivent pouvoir compter sur un haut niveau d'activités culturelles. Les régions doivent remettre en valeur leur patrimoine pour attirer des gens et créer de l'emploi», croit pour sa part Xavier Greffe, professeur de science économique à l'université Paris 1-Panthéon-Sorbonne.

Toutefois, par la multitude des produits et services offerts, il semble qu'une métropole soit davantage en mesure de tirer profit d'une activité culturelle sur son territoire. «La difficulté, pour bien des villages, est de réussir à faire durer l'activité touristique. Si les gens viennent dans un village seulement pour un festival, on ne pourra pas investir dans la qualité des services offerts. Ça ne vaudra pas la peine. Par contre, si on réussit à attirer des touristes dans le village toute l'année et suffisamment longtemps, on aura les moyens d'augmenter la qualité des services offerts et ainsi, on créera de l'emploi durable», explique-t-il.

Un bon exemple est la petite ville de Cordoue, en Espagne. «On y retrouve la Grande Mosquée de Courdoue, qui attire chaque année de nombreux visiteurs. Il n'y a pas si longtemps, la ville s'est rendu compte que cet attrait lui coûtait plus cher que ce qu'il lui rapportait, car les touristes arrivaient en masse en autobus et repartaient aussitôt la visite terminée, laissant derrière eux une tonne de déchets à ramasser. La ville a finalement décidé de créer un parc hôtelier et un musée, bref, de tout mettre en oeuvre pour que les touristes y passent au moins une nuit, et ça a été un véritable succès», affirme-t-il.

Produits raffinés

Les milieux ruraux peuvent également compter sur leurs produits d'alimentation particuliers et raffinés pour revitaliser leur économie.

«Évidemment, en France comme au Québec, j'imagine, les régions rurales ne peuvent être concurrentielles par leurs bas prix, avec la mondialisation. Ce qu'il faut viser, c'est la spécificité du produit, sa grande qualité et le savoir-faire d'une région pour justifier un prix de vente plus élevé. Et ça fonctionne, que ce soit pour le vin ou pour le fromage», explique Xavier Greffe.

Une stratégie que plusieurs régions du Québec ont déjà bien comprise, si l'on se fie entre autres à l'industrie du fromage artisanal, qui est en pleine expansion dans la province, que ce soit au Saguenay-Lac-Saint-Jean ou dans Charlevoix.

"Ex-churches slowly find new lives"

"Ex-churches slowly find new lives"
By Michael Lafleur, mlafleur@lowellsun.com
The Lowell Sun
March 9, 2008
Hyperlink: http://www.lowellsun.com/todaysheadlines/ci_8512331

Some of the Roman Catholic churches closed more than three years ago during a consolidation by the Archdiocese of Boston are finding new lives.

Two are currently being used as places of worship by other religious congregations. A former church parking lot has been converted into a 24-unit townhouse complex. Another church has been sold to a private real-estate developer, but renovations there have yet to begin.

City officials also have been taxing several closed churches still owned by the archdiocese, which is challenging the bills in state Land Court. That legal case includes other Massachusetts communities.

Meanwhile, archdiocese spokesman Terry Donilon said church officials "are working very hard to never see reconfiguration II appear."

"I don't think anybody has an appetite for reconfiguration two," Donilon said. "That said, it was painful but necessary at the time."

In Lowell, the reconfiguration spelled the end of the following churches:

* Notre Dame de Lourdes, on Smith Street.

* Nuestra Señora del Carmen, on Merrimack Street.

* Sacred Heart, on Moore Street.

* St. Louis de France, on West Sixth Street.

* St. Jeanne D'Arc, on Fourth Avenue.

Our Lady's of Help Christians Church, at 53 Church St. in Concord, was closed as well. Archdiocese officials sold that property for nearly $1.4 million in December 2006 to the General Church of the New Jerusalem, a Christian congregation that draws upon the writings of 18th century theologian Emanuel Swedenborg.

Notre Dame de Lourdes was sold to Lexington-based Carlisle Equity Partners LLC for $2 million in September 2006, and the church's former overflow parking lot at 100-104 Smith St. has been converted into a 24-unit townhouse development. Carlisle Equity Partners will pay about $17,000 in property taxes on the property this fiscal year.

Jeff Arsenault, a partner in the firm, said the developers already have sold 16 of the townhouses.

Last March, Arsenault and his partner, Louis Baldoumas, sold the former Notre Dame de Lourdes Church, at 93-101 Smith St., to the International Christian Fellowship Ministries, a largely African and Caribbean immigrant congregation, for about $1 million.

"We saw the market starting to soften up and we'd already started construction on the other side of the street," Arsenault said. "It was sort of a break-even scenario and it was nice to see that remain a church. They're good neighbors to have."

ICFM Senior Pastor Jeremiah B. Menyongai Jr. said his congregation also rents the building to a Brazilian church that meets there on Wednesday, Saturday and Sunday night.

"We are doing great," he said. "We are trying to catch up with the space. It's a lot of space."

Lowell developer Brian McGowan, through his Merrimack Real Estate Development Corp., purchased the former Nuestra Señora del Carmen parish on Jan. 17 for $750,000.

City officials this year will hold him responsible for roughly $25,000, his half of the property's fiscal 2008 tax bill.

McGowan in the past have said he intends to convert the smaller buildings on the site into housing and include at least some apartments or condominiums priced to be affordable under state standards.

He could not be reached for comment on this story.

Sacred Heart has been on the market since early 2005 but has attracted no buyers to date.

A review of property tax records since July 1, 2006 -- covering the 2007 and 2008 fiscal years -- shows the archdiocese was billed nearly $92,000 for Sacred Heart during that period and could be responsible for roughly $25,000 in taxes for Nuestra Señora del Carmen as well. Archdiocese officials were billed for about $3,000 at Notre Dame de Lourdes before they sold it.

If archdiocese officials prevail in their state Land Court appeal, the city could have to repay that money, city Assessor Susan LeMay said.

St. Jeanne D'Arc parishioners are appealing that parish's closure with the Vatican's highest tribunal in Rome. The archdiocese is maintaining the property as a tax-exempt worship site in the interim.

Donilon said St. Louis de France is still used as a worship site for the nearby St. Louis Catholic School, and is part of the Ste. Marguerite D'Youville parish in Dracut.

"One chapter in city’s history closes, another opens with demolition"

"One chapter in city’s history closes, another opens with demolition"
on 03-09-2008
By JOSEPH B. NADEAU
The Call (Woonsocket, RI)
Hyperlink: http://www.woonsocketcall.com/index.php?option=com_content&task=view&id=24007&Itemid=27

WOONSOCKET — The hazardous materials have been removed and the first of the old Lafayette Worsted Mills at Hamlet Avenue and Florence Drive could fall to a wrecker’s crane at the beginning of next week.

The demolition of the now city-owned mills will make way for the construction of an $80 million middle school complex that has been in the works since last summer.


The Gilbane Building Company’s demolition contractor, A.A. Wrecking of Johnston, was completing the final steps of obtaining a demolition permit on Friday and should be cleared for the dismantling of the structures this week, according to Joel D. Mathews, city director of planning and development.

"The sooner it starts, the better I will feel," Mathews said, while acknowledging the demolition will get the project visibly moving on its "tight" construction schedule.

The removal of asbestos window sealing at the mills had been completed by last week, but Gilbane had to resolve final sign-offs from the gas company for the demolition plan before it could apply for the city’s demolition permit. That process was completed Friday and the final meeting for the demolition permit review scheduled later in the day, he said.

Mathews expected demolition of the two large brick and wood former textile mills on Hamlet Avenue would take about two months.

A large crane has already been set up behind the former Scrubble building, a five-story plant operated by its most recent former owner, ACS Industries, bordering Florence Drive, and several smaller pieces of heavy equipment are at the site to handle debris from the project. The second structure includes the one-story ACS office building between the two large mills and the five-story manufacturing structure attached to it.

The demolition contractor will also be taking down the former Consolidated Auto-Screen manufacturing building at the far corner of the school site across Villa Nova Street, according to Ed Pezzullo, project superintendent for Gilbane. That site is already owned by the city and will be added the properties acquired from the recently-completed purchase of the former Capeway Dye house site for a total 21-acre site housing two new 880-student middle schools.

The design for the new schools created by Ai3 Architects of Providence and already approved by the school building committee, will contain some features adding a flavor of the old structures to the new use of the site, according to Mathews.

The Lafayette Worsted Mills were built in 1900 on a design by French mill engineer Charles Loridan. They were built on the original Hamlet Mill site of 1825, according to city records. The complex includes two small, elaborately designed office buildings set apart from the larger buildings that the city hopes to preserve for use in the new school complex.

The Lafayette mills, brought to the city during the administration of Mayor Aram Pothier, face the French Worsted Company mills on the opposite side of Hamlet that were built at approximately the same time. The French Worsted structures are now being eyed for redevelopment as mixed-use housing and commercial complex.

Inside the former Scrubble building last week, little remained of the manufacturing operations once housed there.

The former manufacturing floors had little more than an occasional hand truck left from the working days and a few clusters of red fire extinguishers here and there.

An old Toledo scale built into the floor in one section of the mill had not been removed during the initial salvage work, and the long row of employee bathrooms at the far end of a former weaving room in another stood as a silent reminder of the once busy days of manufacturing work there.

The heavy yellow pine timbers carrying the weight of the mill’s floors and roof may be reusable and sold by the demolition contractor as could some of the old brick that will come down with the building.

When all of the work is done, the Lafayette Mills, like so many other mills of the one prosperous textile manufacturing era, will rise over the city only in photographs already taken.

"Battle on Snowshoes focus of talk, re-enactment"

"Battle on Snowshoes focus of talk, re-enactment"
By LOHR McKINSTRY, Staff Writer
The Press Republican (Plattsburgh, NY)
Published March 05, 2008 Hyperlink: http://www.pressrepublican.com/archivesearch/local_story_065220118.html

Historian Bob Bearor will commemorate the 18th-century Battle on Snowshoes of Rogers' Rangers.

— TICONDEROGA -- Bob Bearor plans to lecture on Rogers' Rangers famous Battle on Snowshoes before going out to live it this weekend.

Bearor, the author of the book "The Battle on Snowshoes," will speak at 7 p.m. Friday at LaChute Hall in the Ticonderoga Community Building.

Then, from 11 a.m. to 2 p.m. Saturday, he'll head to the Rogers Rock State Campground in period garb as a special guest to mark Maj. Robert Rogers's part in the 1758 battle.

"The anniversary of one of our most famous battles, the Battle on Snowshoes, is taking place," Bearor said. "This March 13 marks the 250th anniversary of the battle."

The event Saturday is sponsored by the Town of Hague in Warren County and will include snowshoe and cross-country ski races. Prizes will be given for most authentic 18th-century garb and best racing times. Period costumes are encouraged but not mandatory.

The campground is located south of Ticonderoga on Route 9N.

DONATING FUNDS

Bearor noted that not just the Battle on Snowshoes but most of the battles in the French and Indian War were fought in New York state.

An authority on French and Indian War history, Bearor lives in Schroon Lake with his wife, Holly, also a re-enactor.

He said money raised from admission fees to his lecture Friday will be donated to charity. He's planning to take his presentation to other communities, including Plattsburgh, later this year.
Admission is $5 for adults, $3 for students and seniors and under 12 years of age, free.

PAST RE-ENACTMENTS

Ticonderoga Supervisor Robert C. Dedrick said a 2000 Battle on Snowshoes re-enactment put on by Bearor was tremendous, drawing thousands of spectators. In 2001, Bearor recreated the July 1758 death of British Lord Howe by French forces.

"They (the Bearors) have put two re-enactments on in Ticonderoga. It was incredible. They did a huge re-enactment on the actual grounds where Lord Howe was killed. He (Bearor) brought in over 1,000 re-enactors."

The Battle on Snowshoes event was held at the Ticonderoga Country Club, believed to be the actual site where Rogers and about 200 of his rangers were ambushed by French and Indians and decimated.

The Lord Howe incident was on fields east of the Hague Road, where the original encounter between Lord Howe and French troops is believed to have taken place."It might be one of the finest achievements we held in our town," Dedrick said. "It was phenomenal for our businesses."

Any funds raised by Bearor's talk will go to the town's 2009 Samuel de Champlain celebration, he said.

"He's doing this as a donation to the Town of Ticonderoga."

Bearor is expected to touch on the controversy of Rogers' Slide, where Bearor allegedly eluded pursuing Indians after the Battle on Snowshoes by appearing to slide down a high rock face from Bald Mountain to Lake George.

"I'm anxious about what Bob has to say about that event," Dedrick said. "This will be a great event for the town and the county."

Dedrick said he's been getting calls about the talk and is preparing seating for at least 150 people.

"Bob and Holly have been great friends to the North Country."

«À la recherche des canons français» (Marc Lestage, Le Soleil)

Commentaire du blogueur : cet article date un peu mais pourrait vous intéresser. Pour votre info, la base militaire de Shilo (et non pas Shilow) est située au Manitoba, et non pas en Alberta.

«À la recherche des canons français»
Marc Lestage
Le Soleil (Québec)
Le lundi 10 déc 2007
Hyperlien: http://www.cyberpresse.ca/article/20071210/CPSOLEIL/71209134/5216/CPSOLEIL

Le géographe Léonce Naud, qui livre une guerre de tranchées à la direction du Port de Québec dans l’espoir que l’on crée un espace pour la baignade dans le bassin Louise, est aussi préoccupé par la «disparition presque complète des pièces d’artilleries françaises utilisées en Nouvelle-France durant 150 ans avant la bataille des Plaines». Pas facile de résumer les recherches qu’il a entreprises dans toutes les directions à ce sujet. Quelques canons en fonte français seraient exposés sur les Plaines, près du belvédère, mais ils sont dans un état pitoyable qui ne permet pas de les apprécier. Ils ont été retrouvés sous l’eau et la rouille a fait des dommages, lui a-t-on expliqué. Pour les grandes fêtes qui approchent, le 400e de Québec et le 250e anniversaire de la bataille des Plaines, Léonce Naud aimerait que l’on arrive à rapatrier ici «au moins un des petits canons de bronze utilisés à l’époque». Mais où les trouver? Selon l’ancien ministre de la Défense Marcel Masse, qui visite souvent Québec par affaires, on en retrouve à la base militaire de Shilow, en Alberta, et peut-être aussi en Nouvelle-Écosse. Ceux de la région de Québec sont disparus. Fabriqués de bronze, un matériau très polyvalent, on les aurait fait fondre pour fabriquer d’autres objets. On pense aussi que lorsqu’ils «ont plié bagage en 1871», les militaires britanniques ont tout emporté avec eux. Entre-temps, ceux qui veulent se rincer l’œil doivent se rendre aux États-Unis, plus précisément à l’ancien fort Carillon, aujourd’hui baptisé Ticonderoga, sur la rive du lac Champlain. Cette pièce a été prise par les Américain à Haïti, un pays qui n’a jamais été conquis par les Anglais, rappelle André Juneau, le patron de la Commission des champs de bataille nationaux, dans une lettre à M. Naud.

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"Furious fight in the snow -- Snowshoes forged the path to victory in 1758 clash near Ticonderoga"

Blogger's Comment: For your information, the 250th anniversary of this epic battle -- won by the French and their Indian allies -- has been totally ignored in the Québec press this week. Yet, Fort Carillon-Ticonderoga is a few hours away from Montréal... Et dire que notre devise est Je me souviens ...

"Furious fight in the snow -- Snowshoes forged the path to victory in 1758 clash near Ticonderoga"
By CHRIS CAROLA, Associated Press
Published in The Times Union (Albany, NY)
First published: Thursday, March 6, 2008
Hyperlink: http://timesunion.com/AspStories/story.asp?storyID=669553&category=STATE&newsdate=3/6/2008

ALBANY -- It's known as the "Battle on Snowshoes," named for the footgear worn by nearly 500 combatants who clashed in the Adirondack wilderness 250 years ago this month.

Fought during the French and Indian War, the 90-minute battle didn't change the course of the conflict, and it was soon overshadowed by larger events in the decade-long struggle between England and France for control of North America.

Yet the forest combat near present-day Ticonderoga stands out for bringing together some of the most adept practitioners of what the French called "le petite guerre," the guerrilla-style fighting common along the North American frontier in the 18th century, said Bob Bearor, a French and Indian War re-enactor and author.

"This was the best of the best," said Bearor, a retired Troy firefighter who lives near Schroon Lake, a few miles west of the battle site. "It just happened they came together in this battle."

Bearor and his wife, Holly, also a re-enactor, are giving a series of public presentations at several locations over the next week to commemorate the battle's 250th anniversary, beginning tonight in Glens Falls.

The battle in 1758 pitted a French, Canadian and Indian force led by some of France's best partisan leaders against Rogers' Rangers, Britain's main scouting unit led by Robert Rogers, the New Hampshire frontiersman who remains an iconic figure among today's U.S. Special Forces.

"When you're talking about ambushes and how do you run patrol bases, they still in the end go back to Rogers' 'Standing Orders,' " said Capt. Sean Sculley, an American history instructor at the U.S. Military Academy at West Point.

About 180 Rangers ambushed a French and Indian patrol on a frozen creek to open the battle on March 13, 1758. Some of the Rangers made the fatal mistake of removing their snowshoes, unaware that a second, larger enemy force was close behind the first, Bearor said.

The reinforcements nearly overwhelmed the Rangers as the two sides exchanged musket fire in snow 4 feet deep. After fierce hand-to-hand fighting, Rogers and about 50 of his men slipped away. Scores of Rangers died in the battle, and others who surrendered were killed by Indians enraged at finding a chief's scalp inside a Ranger's coat discarded in the woods.

Despite the near annihilation of his command, Rogers' leadership during hazardous scouting missions was still prized by a British military reeling from a string of battlefield disasters. In fact, he was promoted to major a month after the battle.

"Rogers' reputation is of the highest order at this time, even given the Battle on Snowshoes," he said.

'Battle on Snowshoes'

What: Commemoration of the 250th anniversary of the "Battle on Snowshoes" fought on March 13, 1758 near Ticonderoga, during the French and Indian War.

Who: Bob Bearor, a French and Indian War re-enactor and author, will give a series of public presentations on the battle, its participants and the outcome.

Details: 7 p.m. today, Crandall Public Library, Glens Falls; 7 p.m., Friday, Ticonderoga Community Center; March 12, 6 p.m., Oneida County Historical Society, Utica; March 13, 7 p.m., Old Fort Niagara, Youngstown

"«Québec» était peut-être... un pont de glace!" (Yves Hébert, Le Soleil)

"«Québec» était peut-être... un pont de glace!"
Yves Hébert, historien (Lévis)
LE SOLEIL - RÉCIT
Le dimanche 09 mars 2008
Hyperlien : http://www.cyberpresse.ca/article/20080309/CPSOLEIL/80305117/5026/CPDMINUTE

En langue amérindienne, le mot Québec signifierait pont de glace. Cette affirmation est peut-être surprenante, mais, à y regarder de plus près, elle pourrait s'avérer tout à fait vraisemblable. Selon le Dictionnaire des noms et lieux du Québec, Kebec veut dire, dans la grande famille algonquienne, «là où c'est bouché». En langue micmaque, Kepe:k fait référence à l'expression «là où c'est fermé», bloqué, obstrué. On a souvent écrit que ce toponyme se traduit par «là où c'est étroit». On a ainsi souligné que les eaux du fleuve à proximité de Québec forment un détroit. Cela est tout aussi vraisemblable. Or, l'idée que les Amérindiens ont voulu signifier la présence de ce pont de glace par l'utilisation du mot Kebec est à explorer sérieusement.

La plus ancienne mention écrite de l'existence de cette étendue de glace et de neige est celle du père Paul Lejeune en 1633. Celui-ci observe et comprend bien déjà la dynamique des glaces. Celles-ci se forment, dit-il, le long des rives, se libèrent durant un redoux pour ensuite constituer un solide pont de glace lors d'une période de froid relativement longue. Une dizaine d'années plus tard, Marie de l'Incarnation note que le fleuve sert de pont aux Amérindiens. «Ils y marchaient, dit-elle, comme sur une belle plaine».

Lorsque l'on examine l'histoire de la ville de Québec et de Lévis, on s'aperçoit que le pont de glace entre ces deux villes a eu une importance avant 1900 et qu'il a marqué l'imaginaire. Il ne s'est peut-être pas formé tous les ans, mais quand il prenait, la fébrilité des habitants des deux rives était sans doute palpable. Au début de l'hiver, la question se posait : «Aura-t-on un pont?»

L'hiver que nous vivons actuellement est tout à fait semblable à ceux que nos ancêtres ont connus avant l'apparition des brise-glaces. À la vérité, il préoccupe grandement la Garde côtière en raison des risques d'embâcles. Au XIXe siècle, il aurait favorisé la formation d'un pont de glace entre Cap-Rouge et la pointe d'Argentenay à l'ile d'Orléans.

Le pont de glace entre Lévis et Québec

Ce pont de glace entre Québec et Lévis a marqué l'imaginaire et on lui a accordé une importance commerciale majeure au XIXe siècle, tant et si bien que les autorités de la ville de Québec pouvaient faire stopper le service des traversiers pour le faire prendre au début de l'hiver. La Ville pouvait même poursuivre ceux qui s'aventuraient à tenter de le briser. Une amende de 800$ ou l'emprisonnement durant trois mois attendaient les coupables.

Lorsque le pont de glace se formait, généralement en janvier, certains canotiers perdaient leur emploi, de même que de nombreux débardeurs de Québec, souvent des immigrants. Les débrouillards troquaient leurs embarcations pour des traîneaux à caisse. Ainsi, le prix des denrées baissait automatiquement dans les marchés publics de Québec. Les agriculteurs, de Lévis à Saint-Michel, pouvaient acheminer leurs produits et la viande de boucherie congelée au marché Finlay.

L'importance commerciale du pont de glace a été reconnue par l'Assemblée législative de la Province du Canada. Une commission d'enquête était même créée en 1852 et 1853 pour examiner la manière de le faire prendre. On examina la mise en place de certaines infrastructures telles que jetées, quais et bômes pour faciliter l'englacement. Certains, comme l'ingénieur John Lambly, considéraient ces efforts comme inutiles suggérant toutefois la construction de quais à Pointe Levy.

Des sentiers balisés aussi...

Au XIXe siècle, le pont de glace favorisait les rencontres sociales. Il comprenait quelques sentiers balisés par des têtes de sapins, un, entre autres, entre Saint-Romuald et Sillery. Le principal, d'une trentaine de pieds de largeur, était aménagé par les cultivateurs de la Côte-du-Sud et se situait entre la traverse de Lévis et le marché Finlay. Il était bordé par de petites cabanes pour se réchauffer, des tavernes minuscules à la vérité.

Les gens de Québec et de Lévis se côtoyaient alors dans la cordialité. Si le temps le permettait, des plaques de glace fines étaient aménagées ou préparées pour le patin. Avant le départ de la garnison de Québec en 1871, les officiers de l'armée britannique allaient agiter leurs bras comme les palmes d'un moulin à vent, nous dit Frances Elizabeth Owen Monck dans un récit de voyage de 1864-1865. Au moment opportun, on assistait aussi aux courses en raquettes, aux courses de chevaux et aux randonnées en traineaux à patins et à voile sur la glace fine.

Le pont de glace et son chemin entre Lévis et Québec a marqué l'imaginaire. Plusieurs peintres et photographes ont laissé des œuvres remarquables et significatives, témoignant ainsi de la vie sociale et de la perception que l'on avait de l'hiver québécois à certaines époques. Mentionnons les œuvres de James Pattison Cockburn, de Conelius Krieghoff et de Clarence Gagnon.

L'évocation de l'histoire étonnante de ce pont de glace nous invite à réfléchir sur la signification du toponyme Québec dans le passé. Mais, surtout, elle nous rappelle l'importance des liens économiques et culturels qui se sont tissés entre Québec et Lévis depuis plus de quatre siècles. Dans le cadre du 400e de Québec, je pense qu'il est opportun de rappeler l'histoire de ces relations entre Québécois et Lévisiens.

«Des mosaïques florales pour le 400e» (Marie Caouette, Le Soleil)

«Des mosaïques florales pour le 400e»
Marie Caouette
Le Soleil (Québec)
Le vendredi 07 mars 2008
Hyperlien : http://www.cyberpresse.ca/article/20080307/CPSOLEIL/80306229/7137/CPSOLEIL05

«Il y a plus de contenu qu’on pense dans le 400e», lançait jeudi, ravi, le maire Régis Labeaume, qui ajoutait que, quand «on commence à parler de fleurs, les mauvaises nouvelles sont derrière nous. Jusqu’ici, on avait l’impression que c’était vide (le 400e), qu’il y avait rien là-dedans».

La Ville livrait jeudi les grandes lignes de son programme d’embellissement floral à l'occasion du 400e, dans l’usine Daniel Dufour Métal à Beauport.

Impressionné par le travail des ouvriers du métal de la région, le maire a pris place, pour les besoins de la présentation, dans une énorme structure métallique en forme de bouteille qui supportera 20 000 plants de fleurs cet été. C’est une des sept mosaïques florales en trois dimensions qui seront installées dans divers arrondissements; la bouteille sera transportée près de l’étang de la Côte à Beauport.

Porte Hope

La plus grosse mosaïque reproduira la porte Hope qui fermait autrefois la côte de la Canoterie. Les camions de pompiers de la Ville pourront circuler sous son arche de métal haute de 7,5 mètres (fabriquée à Portneuf), dans laquelle 30 000 plants seront piqués. Une troisième œuvre, une vieille valise comme en portaient les immigrants du XIXe siècle, sera placée au parc Roland-Beaudin à Sainte-Foy. La valise fait référence à l’exposition Passagers, qui sera présentée dans le cadre du 400e. Les autres mosaïques en 3D seront sur le pont Drouin à Limoilou, sur la rue Racine à Loretteville, au parc nautique de Cap-Rouge et près de la bibliothèque de Charlesbourg.

La Ville décorera aussi l’entrée des ponts avec des parterres de tournesols, au travers desquels jailliront des ballons et des rubans aux couleurs du 400e. On reprend encore le concours d’embellissement destiné aux citoyens qui fleuriront leurs résidences et plus de 6000 arbres seront aussi distribués en mai.

La Ville de Québec dépensera 850 000 $ pour son programme d’embellissement floral en 2008, dont 600 000 $ pour les mosaïcultures. Souhaitant que les structures de métal refleurissent au cours des prochains étés, le maire s’est engagé à suivre toutes les étapes des démarches administratives avant d’engager les 50 000 $ requis à cette fin. «Je me sens très zen depuis une semaine», lançait-il goguenard, aux médias.

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«Champlain se réapproprie sa ville» (Julie Lemieux, Le Soleil)

«Champlain se réapproprie sa ville»
Julie Lemieux
Le Soleil (Québec)
Le dimanche 09 mars 2008
Hyperlien : http://www.cyberpresse.ca/article/20080309/CPSOLEIL/80308103/7137/CPSOLEIL05

Samuel de Champlain s’est donné une nouvelle mission : se faire connaître davantage et insuffler une dose d’optimisme aux Fêtes du 400e en allant à la rencontre des citoyens et des élèves de la région de Québec.


Au moment où plusieurs voix s’élèvent pour dénoncer les carences du volet historique de la programmation du 400e, Champlain s’apprête à prendre plus de place dans les rues de la capitale et d’ailleurs. Des visites dans les écoles de Québec débuteront au printemps afin de présenter aux enfants celui qui a fondé leur ville, il y a 400 ans.

Le comédien Stéphan Parent, qui est l’un des quatre interprètes de ce personnage pour le compte de la Société du 400e, estime que la présence plus soutenue du fondateur de Québec peut contribuer à améliorer la perception de cette fête. «Champlain était un homme de compromis, un rassembleur. Il cherchait constamment l’unité plutôt que la chicane. Il était aussi le fondateur de l’Ordre de bon temps à Port-Royal. Je crois qu’il pourra dire à la population que chacun doit faire son propre succès du 400e», explique le comédien lors d’une entrevue au Soleil.

Au fil de ses déplacements, l’artiste se rend compte que les gens de Québec connaissent moins bien Champlain que les Ontariens ou que les Américains de New York, par exemple. Certains Québécois le confondent avec Frontenac, d’Artagnan ou le capitaine Morgan. «Il y en a même qui me reprochent la défaite des plaines d’Abraham!», relate M. Parent.

L’artiste interagit avec les gens, répond à leurs questions, tente de démystifier cet homme qui a posé les premiers jalons de la francophonie en Amérique du Nord. Les citoyens de Québec s’intéressent surtout à l’emplacement de son tombeau. Ailleurs, on pose davantage de questions sur la femme de Champlain, sur les raisons de son mariage avec une fille de 12 ans et sur l’année de la naissance de l’explorateur. «J’ai des réponses pour chaque question», lance le comédien des Productions Épisodes.

Beaucoup de prestance

Stéphan Parent, qui interprète Champlain depuis 1997, a mis du temps à se fondre dans la peau de ce personnage complexe, dont on savait bien peu de choses jusqu’à tout récemment. Mais ses lectures et ses rencontres avec des historiens lui ont permis de mieux saisir l’aventurier. «Je le vois comme un homme qui avait beaucoup de prestance, qui était très sûr de lui. C’est aussi un homme de compromis qui donnait rarement des ordres définitifs. Il est très différent de Frontenac, qui est plus facile à interpréter avec sa verve et ses défauts.»

Tout comme l’artiste Gaëtane Breton, Stephan Parent a lui aussi remarqué que l’engouement autour du fondateur de Québec prend de l’ampleur au fil des mois. «Le volet historique du 400e a été mis de côté pendant longtemps et maintenant, on dirait que les attentes des citoyens sont très grandes. Ils veulent voir Champlain.» Les gens veulent aussi toucher le personnage et certaines femmes ont même les mains longues... Le 31 décembre, le comédien s’est fait pincer une fesse par une dame de 70 ans qui s’est dite étonnée de la fermeté des attributs de l’explorateur, relate le comédien en riant.

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Samuel & Helene de Champlain: a 400-year old Canadian Couple

N.D.L.R.: Don't forget the ladies...
Helene Champlain, featured in Canuck and Other Stories
by Rhea Robbins (Editor)
in the play of the heroines who help settle New France


Françaises d'Amérique, Frenchwomen of North America
by Corinne Rocheleau Rouleau, (1881-1963),
translated by Jeannine Bacon Roy, Falmouth, ME
is a one act play which features the heroines
who helped settle New France.
This play proves their presence
on the North American continent
and is as fresh today as the day it was first presented.
http://www.rhetapress.com/
and
Samuel & Helene de Champlain: a 400-year old Canadian Couple
http://www3.telus.net/st_simons/cr0312.html
And
Helene Champlain, by Nicole Fyfe-Martel
Tome I


and
Tome II


and
Tome III


all three books, in French, available at:
http://www.archambault.ca/store/Product.asp?mscssid=24B0406C2193F0BF300ADF46F55F537D&sku=002027679&type=5
more on Nicole Fyfe-Martel:
http://agora.qc.ca/reftext.nsf/Documents/Feminisme--Helene_de_Champlain_par_Nicole_Fyfe-Martel

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Boston.com
The Boston Globe
OPINION/IDEAS



Champlain was here
America's founding myth tells of the Puritans landing in wild, uncharted lands. Yet a French explorer had already mapped the territory in exquisite detail.

By Ted Widmer | March 9, 2008

NEW ENGLANDERS GROW up imbibing certain creation myths, most of which relate to how unbelievably historic we are. It all started here, and entire businesses -- the vending of tricorne hats, for example -- depend on the tight control of information relating to the beginnings of America -- the Revolution, and the Salem witch trials before that, and at the dawn of time, the Pilgrims, hacking their way into the forest primeval. Everything trails in their wake; or so we like to believe.

But is it possible that New England trails in someone else's wake? As in, the dreaded French? These disorienting thoughts will become harder to push away in 2008, as Quebec celebrates the 400th anniversary of its founding by Samuel de Champlain -- the explorer who found not only New France, but much of New England as well. Indeed, if a few things had turned out differently, we might all be bundled up in scarves and hats bearing the fleur-de-lys insignia of the New France Patriots.

By 1620, when the Pilgrims arrived on the Mayflower, Champlain had accomplished nearly everything for which he is famous. He had crisscrossed the Atlantic dozens of times (29 times before his death in 1635), he had penetrated deeply into the hinterland, and he had glimpsed -- and named -- most of the harbors, rivers, and capes that we rediscover every weekend of the summer. It is startling to return to his maps, and see the familiar contours of Cape Cod, Cape Ann, and Boston Harbor, all included as part of an American region that was anything but "New England." Given his natural inclination to roam, there is every reason to believe that Champlain might have started French settlements hundreds of miles to the south if he had been given more support from the French crown. As it was, he did a great deal more than most Americans realize to delineate the coastlines of Maine and Massachusetts, along with huge swaths of Vermont and New York.

The richness of French history in North America has been neglected in recent generations, although there was once a time, not so many generations ago, when names like Champlain and Verrazano (who sailed for France, and named Rhode Island) were remembered with enthusiasm. It would not quite be right to call Champlain obscure -- after all, he has an enormous lake named after him. But for most of us, he sits on a list of explorers and early settlers to be memorized somewhere around age 13, and then forgotten.

There is every reason to do better, and not merely because of the dull pressure that centennials exert upon us. Champlain is endlessly fascinating -- a writer as well as a man of action, and a Westerner who was uncharacteristically interested in the native peoples and ecologies he encountered. It's a cliche to say that studying someone else's history is a way to learn our own -- but in this case, it's literally true. Perhaps Quebec is not so far away -- or so foreign -- after all.

. . .

Champlain led one of the more romantic lives of an age devoted to swashbuckling. A child of the sea, he grew up in the port of Saintonge, on France's Atlantic coast, and began crossing the Atlantic in 1599, at roughly age 29, joining a Spanish expedition to the Caribbean. Unlike most of his fellow mariners, he kept a careful written record of all that he saw, and a manuscript of this first voyage brims with his sense of curiosity about the flora and fauna he encountered in the New World (including, curiously, "dragons of strange shape, having a head approaching to that of an eagle, wings like a bat, a body like a lizard, and only two rather large feet, the tail somewhat scaly").

Champlain's genius was not only that he understood how to survive in New France better than most of his countrymen -- he also knew how to translate that survival into gripping language. He seemed always to be pressing out toward the margins of what was known. From Acadia (Nova Scotia), he traveled south in 1604-06, exploring a great deal of Maine and Massachusetts, including the charming harbor he called "Beau Port," now Gloucester, where he was nearly killed by Indians (he captured the moment in his map), and a strange elbow-like peninsula he named 'Mallebarre," now Cape Cod. Other names he gave -- "Grand Manan," "Isle au Haut," and "Mount Desert" never changed at all. After founding Quebec, he continued to roam, finding his way well into the interior of North America, far past what any Boston Puritan knew of this strange new world.

His watershed moment may be the great map of New France folded inside the 1613 edition of his "Voyages," seven years before the Pilgrims arrived. It is so vastly superior to every map that came before it that it is almost as if he was seeing the country for the first time, which in many cases he was. There are vivid images of natives, essential facts about rivers and oceans, beautiful renderings of sea creatures (including one that is almost certainly an off-color joke, a very phallic sea cucumber that cannot be reproduced in a family newspaper), and possibly an image of Champlain himself, staring sphinx-like from inside the sun of a compass rose.

That rumor is all the more enticing for the fact that we do not know what Champlain looked like. The only depiction of him from life was, characteristically, a self-portrait, showing him in the middle of a battle, showered by arrows, leading his native and French compatriots forward into the unknown. Describing an ideal sailor, late in life, Champlain might have been referring to himself: "an upright, God-fearing man, not dainty about food or drink, robust and alert, with good sea legs."

One of the great myths of American history is that the earliest settlers of New England came here by accident, not knowing where they were, and built a new society, far from anyone else. Champlain's map gives the lie to that legend. We cannot know exactly what they knew, but it does not seem implausible that copies would have reached the Pilgrims in their sanctuary in Leiden, not too far from Paris. William Bradford, the great Pilgrim chronicler, nearly gives away the secret when he first describes Cape Cod, and admits that "ye French & Dutch to this day call it Malabarr."

In a sense, this map was the great achievement of his life. Like James Joyce and "Ulysses," he returned to his masterpiece over and over again. All of those nameless trips into the interior allowed him to expand it, and over the years "New France" grew to the west and north, ultimately reaching to Labrador and the Great Lakes. As defined by Champlain, it also stretched notably to the south, and he included much of the readership of The Boston Globe in his fiefdom of the future.

But not all of his compatriots felt Champlain's enthusiasm for New France. His ambition was never shared at home, where strict controls were maintained on colonial growth, and after the English began coming to these parts, momentum shifted to a people far better able to control their own destiny. When Champlain died on Christmas in 1635, there were only 200 people in Quebec. They and their descendants soldiered on without him, overcoming adversity as difficult (and probably more so) than any faced by New Englanders -- including the frequent invasions of "les Bastonnais," the Bostonians who tried to take the city every generation or so, right up to the American Revolution. Four centuries later, according a small measure of respect to the great French explorer of Massachusetts seems a small way to unwrinkle some of these ancient hostilities, and in so doing, to honor a worthy American ancestor.

Ted Widmer directs the John Carter Brown Library at Brown University, and is the author of a forthcoming book, "Ark of the Liberties: America and the World." An exhibit curated by the JCB, "Champlain's America: New England and New France," will run at the Boston Public Library from March 13 to May 31.

http://www.boston.com/bostonglobe/ideas/articles/2008/03/09/champlain_was_here/

The Radical Vulvas will rumble tonight

I'm not a feminist, but ...
Peggy Curran, The Montreal Gazette
Published: Friday, March 07

The Radical Vulvas will rumble tonight.

Singers and dancers, slam poets and performance artists, women, men and maybe a few folks caught in the middle, they will gather in the loft of a housing co-op at the eastern fringes of Plateau Mont Royal to get in touch with their feminine side.

This International Women's Day event is being billed as Montreal's homespun response to The Vagina Monologues. Organizers say Eve Ensler's hugely successful feminist tract has begun to feel a little stale, remote from today's reality, and, well, minimalist.

"There's more to being a woman than 'my vagina is a flower,' " said Kira Page, a first-year student at McGill University who was inspired by the inaugural Radical Vulva show in Halifax on March 8 last year to help sponsor an evening in her native Victoria and now Montreal. "Most feminist discourse these days revolves around the Vagina Monologues, which is a bit problematic. I think we have to stop concentrating strictly on sexuality. We want to show how the experience of women is broader than that. It seems so 'second wave.' "

Most of us probably know the "second wave" better as the heyday of the women's movement of the 1960s and '70s. Charismatic figures like Betty Friedan and Gloria Steinem, Germaine Greer and Doris Anderson picked up the torch from "first wave" suffragists like the Pankhursts and Susan B. Anthony, Emily Murphy and Thérèse Casgrain, taking to the streets to push for reproductive rights and challenge discrimination in the workplace, classroom and boardroom.

By the 1990s, a new generation of female activists, calling themselves "the third wave," were clamoring to be heard, demanding more space at the table for other voices - immigrants and women of colour, lesbians, transsexual and transgendered people. And in an increasingly globalized economy and interconnected planet, activists in the West began to forge alliances with women in the developing world as they combatted discrimination, oppression, violence, and poverty.

Yet even as century-old barricades fell and the daughters of the baby boom surged into medical and law schools, many younger women appeared to have second thoughts about what they wanted, often sidestepping promotions and top-rung corporate posts or slipping out of the workforce altogether in favour of home and family, giving rise to claims that, in the wealthy West, feminism was, if not dead exactly, ready to settle down for another long nap.

So how did feminism become a dirty word? Is the women's movement a victim of its own extraordinary success? After the marches of the Sixties and the triumphs of the 1970s and '80s, where did the women's movement go? Is it a sign of self-confidence or retreat that women in the United States do not feel compelled to vote for Hillary Clinton because of her gender?

And what kind of volcanic shift would be required to propel women's issues back to the forefront and trigger that fourth wave of feminism?

Page certainly has no illusions that she and her friends are about to surf a new wave of feminism.

"Before we talk about a fourth wave, we have to deal with the fact that so many young women refuse to identify themselves as feminists," said Page. "I meet countless people who will say things like 'I'm not a feminist, but ..."

For many young women, Page said, "being a feminist has taken on negative connotations." Reared to believe they can be anything they want to be, this generation on the cusp of their future is apt to see feminism as passé, perpetuating a cult of victimhood out of step with what's happening today, when women outnumber men on most university campuses. Time and again, what Page hears from women her age, is "stop whining, if you've got a problem, deal with it."

In her second year of environmental and First Nations studies at McGill, Rea Fenger is not sure she would even have called herself a feminist before she started working on the Radical Vulvas project. "Even now, it wouldn't be the first label I would use to describe myself, because my passion is the environment," said Fenger, 20. "I definitely have friends who would not want to be called feminists. I think everyone has a different notion of what feminism means. For some people, there's a perception that feminism is anti-male, which is totally crazy, because that's not what it's about."

"Any big social movement like the women's movement that really gets at very important kinds of social inequalities and lifestyle issues never just disappears. It always goes somewhere," says Susan Staggenborg, chair of sociology at McGill University. Author of Social Movements, published in January, Staggenborg is a leading researcher on the roots and evolution of feminism.

"The women's movement isn't new anymore. It's not like back in the Sixties, when really women didn't have a lot of basic rights," she said. "The women's movement made great progress in a number of areas, and its successes contributed to a decline in grievances among women and a feeling among many young women today that feminism is no longer necessary.

"Women have had access to education in the West. Obviously it's a different story in countries where there is repression and religious persecution.

"There have been successes and there have been a lot of opportunities open to women. So in some ways we think 'why do we need a women's movement?' But I think there are still a lot of gender issues."

Staggenborg argues that the women's movement didn't so much disappear as change, shifting away from the "cycle of protests" that once seized the public's attention into the mainstream, as more women found their place inside institutions and set up women's committees. Once inside, they made their pitch for maternity leave, daycare, flextime and job sharing to unions, community groups, businesses, university faculties and political policy-makers.

Meanwhile, feminist activists channeled their energies into events such as the World March of Women 2000. Spearheaded by the Fédération des femmes du Québec and embraced by the United Nations, the grassroots initiative summoned women's groups around the planet to build partnerships to confront oppression, poverty and violence.

"If you want to know where feminism is going, I would say the whole international women's movement is huge, and the connections being made between Western feminists and women in developing countries are very important," said Staggenborg, who credits events like International Women's Day and tools like the Internet for building worldwide links between women's groups. "Of course, that's a very difficult process for women in the developed world to work with women in poor countries and not sort of overshadow them. That's the trick - to allow for indigenous groups to develop and to have input into the international network and not have them dominated by Western feminists."

Viviane Namaste, acting principal of the Simone de Beauvoir Institute at Concordia University, said even here in Canada it can be difficult to strike the right balance in the intersection of gender, cultural, ethnicity and race. "The world is changing so rapidly. What does that mean for women? What does it mean for women here? What does it mean for women globally, in the labour market and in the private sphere of the family?"

During the "reasonable accommodation" debate last fall, for instance, the Simone de Beauvoir institute locked horns with the Fédération des femmes du Québec for supporting a ban on the wearing of "ostentatious" religious symbols such as the hijab by public employees in public institutions.

"There's this assumption that one cannot be a Muslim and a feminist," said Namaste. "(The FFQ statement) implicitly assumes we as Québécois have a certain viewpoint on equality and that other traditions and other religious and cultural contexts do not allow for the equality of men and women."

Both Namaste and Staggenborg also cite critical connections between traditional women's rights issues and fundamental questions of peace, global justice and the fate of the planet.

"I see environmentalism as huge, especially with global warming," said Staggenborg "Who is going to make the sacrifices? We talk about environmental justice. How is it going to impact poor people, for example, and are they going to pay a bigger cost than people driving their SUVs?

"Feminists have to care about those issues, too, because a lot of poor people are women. Not that feminists aren't concerned about men, either. It's humanism."

Yet Namaste said women can't afford to forget about hot-button issues like abortion and violence against women that fuelled the rebirth of the women's movement in the 1960s. She points to a private member's bill currently before Parliament that attempts to put abortion rights back on the table under the guise of protecting unborn victims of crime."This is an interesting and worrisome legal question, to try to establish personhood for the fetus," she said. "Sometimes people ask what is the relevance of feminism today. I think this shows clearly that some of the gains we take for granted now, maybe we shouldn't take for granted."

"If you look at a lot of the issues that women in the 1970s championed, such as violence against women, they are still very important issues," said Staggenborg. "Not only around the world, but in North America. Employment equity is still an issue. Abortion rights continues to be an issue, not so much in Canada, but certainly in the United States where it is always under attack. And sexuality is always a feminist issue.

"Even in Western societies, there is still a lot of sexism. It's not overt but it's still there. There is subtle sexism in the way teenagers relate to one another and the whole sexuality scene.There is a lot of pressure on girls, evident in eating disorders and concerns about appearance and image. All of that stuff is still with us.There are cultural expectations still regarding both masculinity and femininity. I think the cultural expectations are still somewhat rigid. I don't think we've changed everything completely."

Writing for Salon.com last month, Rebecca Traister expressed the internal tug-of-war raging within many American women voters in an election year when they are torn between a woman and a black man as the Democratic candidate for president.

"Who am I to turn up my nose at her because she's imperfect? I always figured the first female president would be a Thatcher-style Republican - how can I complain about a Wellesley-educated Democrat who once resembled the second-wave women who fought for my ability to control my own reproduction and get paid as much as my male colleagues?"

Other analysts argue women may now feel confident enough that they don't feel the need to embrace candidate simply because she's a woman - or at least not the kind of woman Hillary Clinton is.

"The sad fact is that Clinton has felt compelled to run as a stereotypical male," longtime feminist activist Frances Kissling wrote, also on Salon.com. Being a feminist, she said, means supporting policies that improve the lives of women and men and "unrelenting attention to the questions of exclusion and marginalization."

"I'm not a fan of the position that women in power will necessarily mean a better world for women," said Namaste. "Margaret Thatcher is a good example of that - women in power may not necessarily improve women's lives."

Namaste and Staggenborg are wary of using the metaphor of a fourth wave of feminism, preferring to see what's happening now at home and abroad as an evolution of all that has come before.

For Kira Page, the first step will be to rally young women and men to think about these topics."I think my generation has fallen out of the activist mind-frame, and that's not just true of women's issues," Page said. "The thing is that there is still oppression, there are still women being raped every day. You don't overcome subjugation in 20 years."

"There is a lot of feminism if you look around," said Staggenborg. "I don't want to overstate the case that the women's movement is alive and well, but I think, essentially, it is."

http://www.canada.com/montrealgazette/story.html?id=ebebccaf-d037-41db-aca7-f1093cdcb2a9&k=39868

Women's journey far from over

P.O.V.
Women's journey far from over

BY MARGUERITE DESLAURIERS
McGill Reporter > Volume 40: 2007-2008 > March 6, 2008 > P.O.V.: Women's journey far from over


Tzigane

BY MARGUERITE DESLAURIERS

International Women's Day approaches. It is a day to celebrate and recognize women, but also a day of action to advance the equality of women. Of course, you might think most of the action has been taken, leaving only the celebrating. Things have changed for women in universities in Canada, certainly, in the last 30 years. In the '70s, when I began a degree in philosophy at McGill, there were no women among the faculty in the department. Undergraduate women were silent in classes. There was only one female teaching assistant. When she met her students for conferences she looked at us with cold fear – the fear, presumably, of her isolation as a woman in that department, and the way it made her visible. I doubt anyone was unkind to her, but kindness is not really the issue. Certainly the men who taught me were generally kind and respectful. Still, when I went to submit my honours thesis to my advisor, he said, "So what are you going to do now? Get married?"

That told me everything I needed to know about his expectations of women. Actually, I went to graduate school; we don't have to do what others expect of us.

Now, the philosophy department at McGill includes lots of women (although there are more men). We are far from voiceless. We talk in classes, we talk in meetings, we talk to one another. These changes in academic life might seem emblematic of a general progression to equality for women. Political life, however, remains dominated by men. At a political panel the McGill Centre for Research and Teaching on Women (MCRTW) organized with students a few months ago, women from three different federal parties all emphasized the need to bring more women into politics. The panelists said women often cannot envision themselves governing, or they do not believe they are represented by the structures of electoral politics. Whether women remove themselves or are excluded, they end up on the outside, without representation in decisions that matter to their lives. That is why feminism has always been most interested in voiceless women, in figuring out how to allow them to speak.

What needs to be said?

That living in Canada does not give all of us the same degree of equality. That poverty and sexual violence and cultural prejudice continue to exclude people.
That we need to strategize how we might collectively address these aspects of women's lives. That International Women's Day still matters because only a tiny proportion of women in the world have the practical means or the social power to express what they need, much less what they want. That some of us may enjoy more, if not perfect, equality is actually the beginning of the story, not the end. That feminists have to work in the interests of women who are most marginalized and take direction from those women. That we have to work for the social and political inclusion of women while building links with those who question the very idea that gender should structure a life in determinate ways.

Meanwhile, the MCRTW supports students at McGill who are celebrating International Women's Day this week. The student group Women Without Borders has put together a special issue of the MCRTW E-Newsletter on women and development which considers feminist issues in a number of countries (www.mcgill.ca/mcrtw). The issue offers a critical perspective on "development" and its benefits, a question we've been exploring as we formulate research axes for the new Institute for Feminist, Gender and Sexuality Studies. Another group of students is organizing an evening of community theatre, Radical Vulvas, a response to the Vagina Monologues. Both the newsletter and the theatre are attempts to allow women to represent themselves in and to a world that has changed immensely since my days as a student, but one that still falls short of social justice and equality for all.

Marguerite Deslauriers is a Professor of Philosophy and Director, McGill Centre for Research and Teaching on Women.

http://www.mcgill.ca/reporter/40/13/pov/

V-Day Dalhousie University--Radical Vulvas

V-Day Dalhousie University

As part of the 2007 V-Day College Campaign, the students of Dalhousie University are proud to present a benefit production of The Vagina Monologues to raise awareness and funds for local organizations working to end violence against women and girls.

V-Day College Campaign events are independently organized by students and listings on V-Day's web-site do not imply the endorsement or official sanction of any institution.

Performances:

12 February 2007 - 7 PM
13 February 2007 - 7 PM
14 February 2007 - 7 PM

Venue Info:

Venue: McInnes Room, SUB

6136 University Ave
Halifax Nova Scotia B3H 4J2
Canada

Venue Capacity: 1000 a night
Accessible to people with disabilities: yes

Directions:

Going South on Robie street, take a right onto University Ave. and continue until you reach 6136 University. It will be on your left. If you need further directions please email vdaydalhousie@yahoo.ca

More Details:

This year, as well as performing the Vagina Monologues, V-Day Dalhousie is going radical and branching out!!! As a society we work under the V-day mandate of ending violence against women and girls. We do this through education, lectures, workshops and of course performance! We are excited to bring you a lecture series entitled "The Vagina Dialogues", Radical Vulvas (community written monologues) and educational workshops. Our goal is to educate and empower the community.

Beneficiary: V-Day 07 Campaign, Avalon Sexual Assault Centre, Bryony House & Alice Housing

Sponsor: Dalhousie Student Union & Kings' Student Union

Performance Language: English
Sign Language Interpreted: no

Tickets price: $10 in advance and $12 at the door
To purchase tickets:

Tickets can be purchesed at the Dal SUB two weeks before the show or at Venus Envy

Related Events:
UPCOMING EVENTS: RADICAL VULVAS- March 16 at 8pm Bus Stop Theatre 2203 Gottingen, Halifax This is a reminder that submissions are being accepted for the RADICAL VULVAS!! Whoa! Hold on you may say, you may be asking, what are the Radical Vulvas? Well! This is an evolved "write your own" version of the Vagina Monologues that invites ALL PEOPLE to speak their mind (in any form)!!! So really, it is whatever YOU the community makes of it! All forms of expression will be accepted, monologues, dialogues, poems, songs, dances, paintings, photos, live performance, zines etc. whatever! All people are encouraged to write about anything they feel is relevant to the "vulva theme". The event is hosted by V-Day Dalhousie and takes place on the 16th of March at the Bus Stop Theatre 2203 Gottingen, Halifax at 8pm. If you have an idea but are not sure how to get started, please! Contact us! We have ongoing writing workshops as well as performance workshops & help! We want you to express yourself! To perform at the Radical Vulvas you must send a proposal to vdaydalhousie@yahoo.ca by International Women's Day. Either a copy of the text or a short 100- 250-word paragraph will be accepted. You do not have to submit a final product, only a brief outline to give us an idea of where you're going with your piece. Please include your contact info and any equipment you require. Any questions please contact Jean Steinberg at vdaydalhousie@yahoo.ca Oh yes! Its here! The radical vulvas writing workshop! FRIDAY the 9th at 3pm at the Dalhousie Women's Center You may be asking, what is THE RADICAL VULVAS?? While, it's a V-day's second monologue performance but "evolved". This show is a chance for the community to write their OWN monologues, or songs, or poems, spoken word, whatever-- and it is open to all people, girl, boi, girrrrlll /boi, female, male, womyn, transgender, no gender. Whoever! So come on out and let those creative juices flow!!!! *********************************************************************** This year we are PLANNING: Vagina Dialogues Lecture Series Radical Vulvas Empowerment Workshops March 8 International Women's Day.********************************************************************** PAST EVENTS: Leading up to the Vagina Monologues we had VAGINA WEEK to celebrate Vaginas everywhere! This took place between the 5-9 of February and was a blast! Monday February 5th at 6pm FERTILITY EMPOWERMENT with Savayda Jerome - At the Dalhousie Women's Centre (6286 South Street, right next to the Dalplex driveway) Know your body, know your cycle. We all took this as a great opportunity to learn how to interpret the messages our body sends us. It was an all genders welcome. Thanks to those who came out & Savayda Jarome*** Tuesday- In celebration of International Development Week, the Dalhousie Women's Centre and Canadian Red Cross present a film screening (Peace Train, 20 min) and discussion exploring the role of women in conflict resolution, peace building, restorative justice, and development in conflict and post-conflict situations. Speakers: Carmen Celina Moncayo, former Senior Advisor on Women's Rights for the Public Ombudsman in Columbia, Marianela Feurtes, former lawyer with Columbia's National Commission of Human Rights. Organic tea provided by the Dalhousie Tea Society. Peace organizations will be on hand to promote their various activities and the productive work of women worldwide. What a wonderful movie! Thanks Dal Women's Centre! Tuesday, February 6, 7-9 pm in the Weldon Law Building (6061 University Ave.) room 105.*** Wednesday- Vagina YOGA & BELLYDANCING! Boy did we shake it! And worked out the kinks! Wednesday, February 7, 6pm at the Dalhousie Women's Centre (6286 South Street, right next to the Dalplex driveway). *** Thursday- She-She Boutique. Looking for a way to treat yourself? Looking for that perfect gift for a special someone? Then you found the Chi Chi Boutique! Local retailers and artisans showcased as will Vag Pops and some awesome raffles. I found some really great stuff! Thursday, February 8, 11-3 in room 204 of the Dal Student Union Building (6136 University Ave.)*** Friday- PLEASURE PARTY and Potluck hosted by Venus Envy and V-Day Dalhousie. We enjoyed some yummy dishes and treats while getting the best deals on how to get down with yourself (and maybe someone else!). Friday, February 9, 6pm at the Dalhousie Women's Centre (6286 South Street, right next to the Dalplex driveway). By Donation for V-Day.*** Vagina Dialogues Part 2. Elizabeth EDWARDS speaks "I have no vagina, talking back to the Vagina Monologues'. Edwards is one of the most fascinating professors at kings, she looked at the feminist perspective of the vagina monologues. is it a feminist critique? she is awesome! We were at capacity for this lecture and had a wonderful discussion. Tuesday the 30th at 7pm in the Dalhousie Women's Centre- 6286 South St.**** Empowerment Workshop- V-day branched into residence! We are talked about safety on campus. There was a safety talk from Constable Jackson as well as a demonstration on safety tips. Thanks to those who came out. January 29 at 7pm in Howe Hall **** VAGINA'S Night out at REFLECTIONS!!! We took over reflections. It was a huge party, and we danced the night away while eating chocolate vaginas! thanks everyone! Saturaday January 27. It went all night long...**** DEC 6th DAY OF ACTION- Making our Voices Heard- Victoria Park- 11:40am December 6th is the National Day of Remembrance and Action on Violence Against Women. It is the anniversary of the Montréal Massacre, where fourteen women were murdered execution-style at l'École Polytechnique in Montreal in 1989. These women were murdered because they were assumed to be taking job originally considered to be 'for men'. 2006 marks the seventeenth anniversary of this tragic event. The day is observed across the country with vigils, memorials, and other ceremonies. The massacre was a wake-up call around our country: Violence Against Women is a reality of our present that must be recognized. Our voices will no longer be silenced. The Dalhousie Women's Centre and The V-Day Society* of Dalhousie held a minute of screaming to represent all the voices who continue to be silenced. This December 6th, we are trying to make a move from silent remembrance to out-loud action. We won't keep the issues muted any longer! Our voices were heard! "Spring Garden stoped in its tracks!" We got lots of media attention, Global, CBC, front page of the chronicle heald, CTV, daily news, and others! thanks to all!*** V-Day Dalhousie Presents: WHAT'S HAPPENING TO HALIFAX? Gender Violence In Our Community. A Panel Discussion with Local Anti-Violence Workers and Activists. Tuesday November 28. 12-1 pm Student Union Building, Lobby. It was a wonderful panel with five speakers. Thanks to all who came out to talk about these issues.*** First of Vagina Dialogues Series: Charlotte Loopie speaks: "Reconstructing Women's Sexual Problems: A Psychosocial Perspective"? November 21 at 7pm At the Dalhousie Women's Center 6286 South Street! It was a great lecture. Thanks to all who came out.***V-day is helped out with the BATHTUB PROJECT that is an inter-faith, inter-society project that seeks to raise funds, awareness and toiletries for battered women's shelters. This year the Dalhousie initiative will be donating to Adsum House and Bryony House. During the week of November 20-24th, a bathtub (or kiddie pool) will be set up in the Student Union Building at Dalhousie for individuals to drop off toiletries and funds. Thanks to all who donated! *** Take Back the Night March "We got the official word back: we took it, it's ours." Friday, September 29th, women and their supporters from across Nova Scotia came together to reclaim their power by taking back the night from sexual violence and violence against women and children. This year marked the 30th anniversary of the first 'Reclaim the Night' march that was held in Belgium by those women attending the Tribunal Crimes Against Women. These women spontaneously came together to protest the ways in which violence permeates the lives of women worldwide.

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For more information, please contact:

Jean Steinberg (click to email)

Cast and Crew:
Lahoma Thomas - Actress / Actor
Krista Ali - Actress / Actor
Heather Blom - Actress / Actor
Joanna Caplan - Director
Elysse Cheadle - Actress / Actor
Jamie Chediac - Actress / Actor
Elizabeth Chertkow - Actress / Actor
Jill Clark - Actress / Actor
Michael Cole - Actress / Actor
Chrisine Comeau - Actress / Actor
Jenna Conter - Actress / Actor
Elaine Craig - Actress / Actor
Julie Dingwell - Actress / Actor
Shan Fraser - Actress / Actor
Lacey Haynes - Actress / Actor
Emily Kindon - Actress / Actor
Joanna Kolb - Actress / Actor
Kathy Lewis - Volunteer Coordinator
Shirley Lui - Actress / Actor
Rachel MacLeod - Actress / Actor
Stephanie Mason - Actress / Actor
Erin Murphy - Actress / Actor
Kat Ng - Actress / Actor
Nasha Nijhawan - Actress / Actor
Jen Parker - Marketing
K Parkhill - Actress / Actor
Serina Parsons - Actress / Actor
Nisha Platzer - Actress / Actor
Magan Alisha Polichuk - Actress / Actor
Deborah Preeper - Actress / Actor
Maddie Ritts - Actress / Actor
Jordan Roberts - Community Relations
Jocelyn Rose - Actress / Actor
Tori Steeves - Actress / Actor
Jean Steinberg - Producer, Organizer
Lindsey Weppler - Actress / Actor
Erin Williams - Actress / Actor
Mollly Willows - Actress / Actor
Robin Wiviott - Actress / Actor
Jennifer Wood - Stage Manager

http://events.vday.org/2007/College/Dalhousie_University

Radical Vulvas

http://sexcoffeepoetry.blogspot.com/2008/03/radical-vulvas.html


Sunday, March 09, 2008
Radical Vulvas
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