Friday, March 14, 2008

1,420 Posts and moving to No. 8 Blog/Blogue

Hello, for those of you who enjoy our blog/blogue, merci! We appreciate your readership!

We are going to be posting be Franco-American News & Events, 8
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The same excellent work will be recorded in our new blog/blogue...

Update your links to this work with:
http://fanset8.blogspot.com/

Thanks again for reading!

Wednesday, March 12, 2008

«L'avenir incertain de TV5 Monde! — À mettre à l'ordre du jour du Sommet de Québec»

«L'avenir incertain de TV5 Monde! — À mettre à l'ordre du jour du Sommet de Québec»
Luciano Dorotea
Ancien conseiller au ministère québécois des Relations internationales
LE SOLEIL - ANALYSE
Le mercredi 12 mars 2008
Hyperlien : http://www.cyberpresse.ca/article/20080312/CPSOLEIL/80307082/5019/CPSOLEIL

Dernièrement, le Bloc québécois et le Parti québécois dénonçaient la France et son projet France Monde, un holding qui vise à restructurer l’audiovisuel extérieur français en chapeautant non seulement la chaîne d’information internationale France 24 et Radio France Internationale, mais également la chaîne francophone multilatérale TV5 Monde.

Le 25 février, à la Chambre des communes, le Bloc québécois accusait la France d'avoir «décidé unilatéralement de prendre le contrôle complet de la gestion de TV5 Monde». À la fin janvier, dans un texte publié sous la signature des députés Pierre Curzi et Daniel Turp, le Parti québécois disait «non à la mainmise de la France sur TV5 Monde». Les deux députés attribuent même au gouvernement de leur parti la paternité de la chaîne : «Le Parti québécois, dont le gouvernement fut à l'origine du partenariat unique et innovateur que fut TV5 au moment de sa création en 1984…»

C'est la France qui est à l'origine de TV5

Rectifions d'abord cette prétention à la paternité de TV5. C'est sous l'impulsion du ministère français des Affaires étrangères qu'a été créée la chaîne de télévision internationale francophone TV5. Elle a été lancée, le 2 janvier 1984, par cinq chaînes européennes de langue française : TF1, Antenne 2 (aujourd'hui France 2) et France 3 pour la France, la RTBF pour la Communauté française de Belgique (CFB) et la SSR pour la Suisse. C'est deux ans plus tard, en 1986, que le Consortium de télévision Québec Canada s'est joint à TV5 et c'est le 1er septembre 1988 que TV5 Québec Canada a été lancée à Montréal. Elle est actuellement l'un des trois plus grands réseaux mondiaux de télévision, aux côtés de MTV et de CNN.

Une centralisation à Paris

Dans le présent débat, le Bloc et le Parti québécois omettent de dire que c'est un gouvernement du Parti québécois qui a participé à la mise en place des conditions qui permettent aujourd'hui à la France de procéder comme elle le fait dans son projet de holding. Il est pertinent de rappeler que TV5 Monde, dont le siège est à Paris, a été créée le 1er août 2001 dans le cadre d'une réorganisation du réseau international de TV5, réorganisation qui fut décidée par les cinq gouvernements bailleurs de fonds de la chaîne, soit la France, la CFB, la Suisse, le Canada et le Québec.

À compter de cette date, la gestion opérationnelle de tous les signaux de la chaîne (France-Belgique-Suisse, Europe, États-Unis, Amérique latine, Afrique, Orient et Asie) devenait centralisée à TV5 Monde, à Paris, à l'exception de TV5 Québec Canada qui continuait d'être gérée, à Montréal, par le Consortium de télévision Québec Canada. Le Consortium de Montréal a alors perdu, au profit de Paris, la gestion de deux signaux régionaux des Amériques (TV5 États-Unis et de TV5 Amérique latine), de même que le contrôle effectif de la programmation de ces deux signaux.

N'eut été de la licence canadienne et des règlements du Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes, la gestion du signal TV5 Québec Canada aurait pu être aussi transférée de Montréal à Paris. Aujourd'hui, et pour les mêmes raisons, cette entité montréalaise de TV5, qui est juridiquement distincte de TV5 Monde, ne pourrait être intégrée dans le nouveau holding de la France.

Prépondérance de la France

Dans ce débat, il est également important de préciser que, depuis le 1er août 2001, la France est actionnaire majoritaire de TV5 Monde S.A., une société de droit français. C'est par l'entremise de France Télévisions, ARTE France et l'Institut national de l'audiovisuel français, qu'elle possède 66% des actions. Par l'entremise des représentants de ses radiodiffuseurs publics, la France détient également la majorité au sein des membres votants du Conseil d'administration de TV5 Monde. Enfin, à elle seule, la France assume annuellement environ 75% du financement global de TV5 Monde, ce qui lui donne une prépondérance effective sur les décisions liées à la chaîne.

En 2006, selon les données du gouvernement français, les ressources propres de la chaîne s'élevaient à 7,98 millions d'Euros, alors que la contribution de la France totalisait 66,58 millions (plus de 100M$), ce qui représentait près de 80% des contributions des États partenaires. À une époque où la plupart des gouvernements dans le monde sont confrontés à des difficultés et des contraintes budgétaires, on peut comprendre le gouvernement français de vouloir maximiser les sommes importantes qu'il investit dans son audiovisuel extérieur et dans TV5 Monde.

Le péril pour la survie de TV5 Monde comme chaîne multilatérale, ne provient-il pas d'abord de la faible diversification de ses sources de financement et du trop grand déséquilibre entre la contribution financière de la France et celle des autres gouvernements partenaires ?

Devenir un projet commun de la Francophonie

Les 22 et 23 février derniers, les hauts fonctionnaires des cinq gouvernements bailleurs de fonds de TV5 Monde se sont réunis à Ottawa pour discuter du projet de holding français. Selon une dépêche de l'Agence France Presse, le sujet a fait l'objet d'échanges «francs». Au-delà des discours sur le caractère multilatéral de TV5 Monde, la survie de la chaîne exige que cette multilatéralité se concrétise non seulement dans sa programmation, mais également dans son financement et dans un élargissement de ses partenariats qui tienne davantage compte de la Francophonie d'aujourd'hui.

Voilà un sujet que les gouvernements du Canada et du Québec devraient proposer d'inclure à l'ordre du jour du prochain Sommet de la Francophonie qu'ils accueilleront dans la ville de Québec, du 17 au 19 octobre prochain, et qui réunira 68 États et gouvernements membres de l'Organisation internationale de la Francophonie. D'ici là, la France pourrait-elle surseoir à inclure TV5 Monde dans son projet France Monde ?

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The Samuel de Champlain Portal

http://www.northernblue.ca/images/northernblue.jpg
*Announcing The Samuel de Champlain Portal

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*March 11, 2008 *Please Forward*


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This letter is to announce the creation of *The Samuel de Champlain
Portal* . This Web site
is an open collaborative wiki set up to mark the 400th anniversary of
the founding of Québec, and is dedicated to celebrating the life and
career of the founder of New France.
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This portal contains a growing slate of supporting textual and image
resources and activities that can be used for student projects and book
reports. Features:

 Chapter content and texts are locked against changes, but users are
encouraged to share resources they think appropriate. To contribute to
the Champlain Portal, you must apply for a UserID and Password, with a
note on what you want to add to the portal.
 The material in this portal can be used for non-profit educational use.
 We will be setting up an open area to feature uploaded student work.
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I hope you enjoy the site, and welcome your comments and suggestions.

Please contact me directly if you are interested in helping with a
French version of the portal.

Alastair Sweeny
General Editor
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E-mail: asweeny@gmail.com
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*The Samuel de Champlain Portal*
is hosted as a public
service by the Civics Channel and Northern Blue Publishing. You may also
be interested in our other open site, *The John A. Macdonald Portal*
.

Professor Documents Labors of Lewiston's Past

Professor Documents Labors of Lewiston's Past
By: SARAH DUNN

Posted: 3/11/08
The Bates Student

Surrounded by abandoned mills and other remnants of an urban industrial past, one can't help but wonder at the rich commercial history of the Lewiston Auburn area. A viewing of the documentary "Roughing the Uppers, The Great Shoe Strike of 1937" last Thursday night reflected the increased efforts of Bates and the community to address and honor the place we inhabit.

The event was hosted by Museum L/A as a part of their "Voices" lecture series. The museum dedicates itself to preserving and commemorating the history of Lewiston/Auburn workers and the Industrial Revolution, recognizing Lewiston/Auburn's history as a hub of the manufacturing world.

In Professor David Scobey's introduction of the film, he explained that the industrial community became an unequal, harsh and volatile force of society. The film and the history it captures represent "not only the importance of class and equality, but people's sense of social class as part of their own identities, the common working identity behind people at the core," said Scobey.

The film "Roughing the Uppers," created by the late Bates Professor Robert Branham and Bates alumn Lyn Francoeur and William Suris, features interviews with Maine historians and Lewiston/Auburn residents. The documentary, narrated by a Bates student, employs a rustic lens in its retelling. Branham used two VCR's - now deemed antiquated technology - to splice the footage.

Initially the film presents footage of bustling and burgeoning shoe factories, accompanied by the community's palpable fervor for new labor opportunities. However, this ardor quickly fades as the great depression and economic degradation ensue. The film quickly turns to a harsh depiction of an unjust, exploitative corporate world. The interviews provide horrific anecdotes of employee suffering and managerial mistreatment. "Roughing the Uppers" addresses not only employer exploitation, but gender inequality and racial conflicts, referencing the growing Franco-American population of the 1930s.

The bridge which connects Lewiston to Auburn is used as a focal point for the movie's retelling of the labor strike. The back-and-forth movement across the bridge is used to depict the struggle of the strikers as they attempt to cross it to reach the factories and their owners but are hindered by police blockades.

As Scobey relayed, the movie accurately portrays the nature of labor conflicts; they become a battle for control, of the government, police and courts, as well as a battle of ethnic loyalties.

The crowd in Carnegie was a sampling of all generations, mixing Bates students with community members all equally eager to investigate the city we share. Such a warm commingling of ages and voices brought to bare an intimate discussion of personal experiences and fears. Some discussed what it was like to be alive in the '30s, to witness the strikes firsthand. Others discussed the perils present day union workers face, revealing a deep-seated fear of being called to boycott.

"There were deep communal fights evident in this strike reflecting a moral disagreement about what the people wanted their community to be. It wasn't just about profits and wages, but the highest aspirations of the community," said Scobey.

A partnership, such as that between Bates and Museum L/A, now seems increasingly imperative. It asserts that our interactions with the surrounding population determine the course of history and the success of our community. ©

http://www.batesstudent.com/home/index.cfm?event=displayArticlePrinterFriendly&u
Story_id=1c33302e-06a5-4937-b37d-6b51f1855b54

Women's history expert to speak at Jamestown library

Women's history expert to speak at Jamestown library

Jamestown Press, USA
March 13, 2008

In honor of Women's History Month, the Friends of Jamestown Library present author and University of Rhode Island history professor, Evelyn Savidge Sterne on Tuesday, March 18, at 7 p.m.

Professor Sterne will speak on the theme of her book, "Ballots and Bibles: Ethnic Politics and the Catholic Church in Providence."

By the mid-nineteenth century, Providence, an early industrial center, became a magnet for Catholic immigrants seeking jobs. The city created as a haven for Protestant dissenters was transformed by the arrival of Italian, Irish, and French-Canadian workers. By 1905, more than half of its population was Catholic. Rhode Island was the first state in the nation to have a Catholic majority. Civic leaders, for whom Protestantism was an essential component of American identity, systematically sought to exclude the city's Catholic immigrants from participation in public life, most flagrantly by restricting voting rights. Through her account of the newcomers' fight for political inclusion, Sterne offers a fresh perspective on the nationwide struggle to define American identity at the turn of the twentieth century.

This free program, sponsored by the Friends of the Library, will take place in the library's meeting hall, is for both teens and adults.

http://www.jamestownpress.com/news/2008/0313/News/015.html

Canadians use guns, fists as "snow rage" erupts

Canadians use guns, fists as "snow rage" erupts

By David Ljunggren
Reuters South Africa [...on a need to know basis in So. Africa...case they get belted with snow...]
Wed 12 Mar 2008, 16:02 GMT

QUEBEC CITY, Quebec, March 12 (Reuters Life!) - Although Canada is one of the snowiest countries in the world, a series of violent "snow rage" incidents reveal that even the locals have their limits.

Police in the French-speaking province of Quebec said on Wednesday that people were fighting over snow clearing and even parking spaces.

Recent Canadian winters have been mild but this one looks set to break all-time records for snow. One storm last weekend dumped 23 inches (51 cm) on the capital Ottawa and 19 inches on Quebec City, which has already received 210 inches this year.

Quebec City police said they had been called to a dozen violent disputes about snow from one property ending up on someone else's. The drifts outside some houses are 12 feet and higher.

Last Sunday, a man in an upscale Quebec City neighborhood became so upset a woman from a snow removal service was putting snow on his yard that he shouted at her and then took a shovel and hit the window of the vehicle she was driving.

"The woman apologized and returned to work ... a bit later the man opened his garage door and emerged with a shotgun, pointed it at the ground and looked at her in a threatening way," said police spokeswoman Catherine Viel.

Police arrested the man, who will be charged with negligent use of a firearm, and seized a total of 13 weapons from his home. Viel said snow-related fights were unusually common.

"It's happened particularly often this year ... you have to be used to snow if you live in Quebec but it's been a bit extreme this year. People are fed up," she said.

In Montreal, police said a man had produced a toy gun during a heated dispute on Sunday between two drivers over a rare parking space. He may face weapons charges.

There may be more trouble to come, since Environment Canada says there is no sign winter is about to end. Snow fell again on Quebec City and Ottawa on Wednesday.

Montreal is also having problems disposing of the snow. One massive mound is around 80-feet high and officials told reporters that unless steps were taken to dismantle the pile, much of it would still be there when next winter started. (Reporting by David Ljunggren, editing by Mario Di Simine)

http://africa.reuters.com/odd/news/usnN12181443.html

Tuesday, March 11, 2008

L’Office franco-québécois pour la jeunesse a 40 ans

Commentaire du blogueur : et pourquoi pas un organisme semblable qui rejoindrait les jeunes Franco-Américains?

«L’OFQJ a 40 ans : les échanges ne se limitent plus à la France»
Marie Caouette
Le Soleil (Québec)
Le mercredi 20 fév 2008
Hyperlien : http://www.cyberpresse.ca/article/20080220/CPSOLEIL/80219205/5910/CPACTUALITES

L’Office franco-québécois pour la jeunesse (OFQJ) fête ses 40 ans ce mois-ci. Le général de Gaulle en avait lancé l’idée, lors de son voyage au Québec à l’été 1967. Le premier ministre Daniel Johnson et son homologue français convenaient, peu après, de la mise sur pied d’un organisme pour favoriser le rapprochement des jeunes des deux sociétés.

L’acte de naissance de l’Office a été signé en février 1968. Sa mission était de permettre à des étudiants et de jeunes travailleurs, âgés entre 18 et 30 ans, de se familiariser avec une autre culture, de se perfectionner sur le plan professionnel et de créer des réseaux d’échange privilégiés.

Les étudiants voyageaient déjà en Europe à cette époque, mais les autres jeunes y avaient peu accès, se rappelle Jean-Paul L’Allier, qui fut le premier secrétaire général de l’Office.

Quarante ans plus tard, l’OFQJ aura permis à 115 000 jeunes adultes de voir d’autres horizons, au rythme d’environ 1800 par année. «C’est un des outils les plus performants de la coopération franco-québécoise», estime l’ancien maire de Québec. «On envoie des jeunes sur le terrain, pas des fonctionnaires.»

Les étudiants forment la moitié de la clientèle de l’OFQJ. Les autres sont des créateurs du domaine culturel, des entrepreneurs ainsi que des jeunes en réinsertion sociale qui, après des débuts difficiles, ont l’occasion de vivre une expérience valorisante qui les motive à reprendre le chemin de l’école ou à décrocher un emploi.

Au cours des dernières années, la mobilité internationale est devenue très populaire et l’Office a élargi considérablement son champ d’action pour répondre aux pressions des jeunes désireux de tisser des liens dans d’autres parties du monde.

Les échanges de jeunes existaient déjà avec la Wallonie et certains coins de l’Amérique, par deux organismes spécifiques. Depuis peu se sont ajoutés des séjours en Allemagne pour de jeunes journalistes et en Chine pour de jeunes traducteurs. L’OFQJ demeure, mais il loge depuis un an maintenant sous un chapeau plus large : Les Offices jeunesse internationaux du Québec (LOJIQ).

Le secrétaire général actuel, Alfred Pilon, veut profiter de cette nouvelle structure pour «ouvrir de nouvelles destinations». L’Europe, l’ensemble des Amériques et le reste du monde sont dans sa mire. Prochaine cible, la Catalogne, en Espagne, avec laquelle un accord de principe est déjà signé.

Empreinte inoubliable

La France demeure, malgré tout, un partenaire majeur. C’est Paris qui a mis le pied à l’étrier à la jeune designer montréalaise Mariouche Gagné, pdg de Harricana, une entreprise de recyclage de fourrures.

«Elle y a écoulé tous les échantillons dont elle avait rempli son sac à dos et a décroché son premier gros contrat avec un grand magasin», raconte M. Pilon.

La ministre Line Beauchamp est une autre ancienne stagiaire qui garde un souvenir ému de l’Office, 20 ans après un premier séjour en France. Elle allait comparer les méthodes de protection des consommateurs, dans le domaine des cours de croissance personnelle. La ministre responsable du Développement durable, de l’Environnement et des Parcs était alors une experte de ce type de service, sous lequel se camouflaient souvent des mouvements sectaires. Elle a constaté une importante différence culturelle dans l’approche adoptée par chaque société, raconte-t-elle en entrevue. «En France, on étudiait la question sous l’angle religieux. Il y avait un mouvement politique qui voulait encadrer les sectes, tandis que le Québec privilégiait un angle nord-américain, axé sur la protection des consommateurs.»

Sur le plan personnel, ce séjour a laissé «une empreinte que je n’oublierai jamais», dit-elle. Line Beauchamp partageait une petite chambre dans Montmartre avec une collègue. «Il y avait l’arrêt au café le matin, avant de prendre le métro avec les travailleurs. Comme les gens du pays. On rencontrait les gens dans leur milieu de travail et on revenait le soir prendre un demi au café du coin, avant de faire du tourisme. Il y avait une douceur de vivre…»

La ministre conserve de si beaux souvenirs qu’elle ne refuse jamais une demande d’aide pour un stage d’action bénévole à l’étranger. «C’est une activité révélatrice sur le plan personnel. On ne se trompe jamais en faisant cette expérience. Je n’ai jamais entendu que des gens soient revenus déçus.»

M. L’Allier rencontre lui aussi des gens qui lui disent qu’ils n’auraient pas fait la même carrière s’ils n’avaient pas bénéficié de ce séjour en France. L’ancien maire de Québec conserve des liens d’affection avec l’Office. Encore aujourd’hui, dit-il, «je lis tout ce qui s’écrit sur l’Office…»

«Intégration des immigrants : un métissage culturel sur une œuvre du 400e»

«Intégration des immigrants : un métissage culturel sur une œuvre du 400e»
Alain Bouchard
Le Soleil (Québec)
Le lundi 10 mars 2008
Hyperlien : http://www.cyberpresse.ca/article/20080310/CPSOLEIL/80309094/5910/CPACTUALITES

Le jumelage culturel de 100 immigrants avec des Québécois de souche sera consacré par une immense mosaïque de paroles et de couleurs, à l’occasion du 400e anniversaire de Québec. Le projet prévoit l’installation de l’œuvre en juin, dans le grand hall de la bibliothèque Gabrielle-Roy.

L’idée est venue d’un immigrant chilien de 32 ans, Alfredo Ramirez, à partir d’une expérience communautaire vécue dans son pays avec sa conjointe québécoise Émilie Raymond. Lui, journaliste, et elle, anthropologue, ont animé un projet d’éducation populaire qui passait par la lecture.

Établi dans le quartier Saint-Roch depuis un an et demi, avec ses jumelles de trois ans, le couple gère ce projet, baptisé Mains de demain, comme s’il avait été ironiquement destiné à métisser et jumeler le monde. Il est réalisé avec le soutien de Lis-moi tout Limoilou, un organisme d’alphabétisation populaire.

Le projet se veut une expérience d’intégration et d’apprentissage accélérés du français. «Après mes premiers mois de cours à l’école Louis-Jolliet, raconte M. Ramirez, je me suis rendu compte que le français est plus dur à apprendre que je le croyais. Et j’ai pensé qu’il manquait aux immigrants un espace de rencontre et d’expression culturelle.

Les thèmes du passé

La création de la mosaïque constituera le dernier d’une série de quatre ateliers auxquels participeront les 100 «jumeaux». Les trois premiers se tiendront sur les thèmes du passé — L’histoire et la culture de la ville de Québec et Mon projet d’immigration —, du présent — Les bonheurs et les problèmes d’être immigrant à Québec en 2008 —, et du futur — Nos idées pour faire de Québec un endroit encore plus accueillant pour les gens de toutes origines.

Des Latino-Américains, des Africains blancs et noirs, des Russes, des Polonais, des Néo-Zélandais, etc. sont jumelés aux Québécois de Mains de demain (www.mainsdedemain.com). Le nom de la future mosaïque lui vient du fait qu’elle contiendra la main et la parole de chacun des immigrants participants.

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«Un congrès pas assez festif pour le 400e»

«Un congrès pas assez festif pour le 400e»
Ian Bussières
Le Soleil (Québec)
Le mardi 11 mars 2008
Hyperlien : http://www.cyberpresse.ca/article/20080311/CPSOLEIL/80310287

L’Institut du patrimoine culturel (IPAC) de l’Université Laval aurait bien aimé présenter le Congrès national des sociétés historiques et scientifiques de France à l’occasion des festivités du 400e anniversaire de Québec, mais s’est fait répondre que l’événement n’était «pas assez festif».

Laurier Turgeon, directeur de l’IPAC, a contacté la Société du 400e à deux reprises, à l’automne 2006 et à l’automne 2007, pour tenter d’intégrer le congrès aux festivités, mais a obtenu une réponse négative à chaque occasion.

«On s’est fait dire que la Société ne financerait pas un colloque scientifique car elle souhaitait mettre l’accent sur les fêtes et les spectacles», déplore-t-il.

«Non seulement la Société du 400e n’a pas voulu contribuer au financement de l’activité, mais elle n’a même pas voulu nous inscrire dans son programme. C’est dommage, car on se retrouve avec une fête historique sans contenu historique!», poursuit M. Turgeon.

Irène Belleau, présidente de l’Association des Belleau dit Larose d’Amérique (ABLA), qui présente le colloque vedette du congrès sur les Filles du Roy, trouve elle aussi la Société du 400e bien peu réceptive aux projets à caractère historique.

«Ils nous ont accordé 15 minutes en 2006 pour nous dire que cette activité n’était pas vraiment dans leurs flûtes. Je crois qu’ils voulaient que les Filles du Roy se mettent à faire de la danse folklorique!», déclare-t-elle.

Celle-ci ne s’est toutefois pas laissée décourager. «Même sans l’aide du 400e, nous avons décidé de continuer en nous associant au Congrès national des sociétés historiques et scientifiques de France. Nous ne comprenons toutefois pas le refus du 400e de nous aider, car si les Filles du Roy n’avaient pas été là, les gens du 400e ne seraient pas là eux non plus aujourd’hui!», image Mme Belleau.

Malgré les deux refus, Laurier Turgeon s’obstine à ne pas baisser les bras et souhaite approcher de nouveau la Société du 400e pour une éventuelle collaboration. «Je crois que la nouvelle direction du 400e est plus sensible au contenu historique et plus consciente que la population en réclame davantage.»

Du côté de la Société du 400e, la porte-parole Hélène Sauvageau a signalé que son organisme ne finançait pas uniquement des événements festifs, mais que les congrès et les colloques n’entraient pas dans la programmation officielle à l’exception de quatre événements d’envergure mondiale, dont le Congrès eucharistique et le Sommet de la Francophonie. «Cet événement-là n’entre simplement pas dans nos critères de sélection», conclut-elle.

«Huit cents chercheurs à Québec cet été»

«Huit cents chercheurs à Québec cet été»
Ian Bussières
Le Soleil (Québec)
Le mardi 11 mars 2008
Hyperlien : http://www.cyberpresse.ca/article/20080311/CPSOLEIL/80310288

Près de 800 chercheurs québécois et français en sciences humaines et sociales sont attendus au pavillon Camille Roy du Séminaire de Québec du 2 au 6 juin pour le 133e Congrès national des sociétés historiques et scientifiques de France, le premier à se tenir à l’extérieur de l’Hexagone.

Le directeur de l’Institut du patrimoine culturel (IPAC) de l’Université Laval, M. Laurier Turgeon, qui avait pris part au congrès de 2004, a convaincu le comité des travaux historiques et scientifiques (CTHS) de France de tenir l’événement à Québec pour son 400e anniversaire.

Le thème du congrès sera Migrations, échanges et transferts culturels France-Amérique. «Il y aura plus d’une trentaine de colloques et plus de 400 communications regroupées dans une quinzaine de disciplines, dont l’histoire, la philosophie, la linguistique, la géographie, la généalogie et l’histoire de l’art», explique M. Turgeon.

Filles du Roy

Le congrès ouvert aux universitaires, aux professeurs liés aux différentes disciplines, aux généalogistes et au grand public inclura, le 5 juin, un banquet-concert inspiré de la cuisine de la Nouvelle-France de même qu’un colloque sur les Filles du Roy mis sur pied par l’Association des Belleau dit Larose d’Amérique (ABLA).

«Il fallait souligner l’apport historique des Filles du Roy car on calcule que 90 % de la population du Québec aurait comme ancêtre l’une de ces 770 femmes qui ont été envoyées en Nouvelle-France de 1663 à 1673», explique Irène Belleau, présidente de l’ABLA et elle-même descendante d’Hélène Calais, qui faisait partie du dernier contingent de Filles du Roy.

«Une fresque soulignera les 350 ans du sanctuaire de Ste-Anne-de-Beaupré»

«Une fresque soulignera les 350 ans du sanctuaire de Ste-Anne-de-Beaupré»
Louise Lemieux
Le Soleil (Québec)
Le mardi 11 mars 2008
Hyperlien : http://www.cyberpresse.ca/article/20080311/CPSOLEIL/80311190

Dès le 15 avril, les créateurs commenceront à préparer le mur du Musée de Sainte-Anne, à Sainte-Anne-de-Beaupré, pour y peindre une immense fresque trompe-l'œil de 180 mètres carrés. Cette fresque sera visible depuis le boulevard Sainte-Anne.

«On voit très bien le musée sur le boulevard, mais il n'est pas accrocheur. La fresque va l'aider», souligne France Lefrançois, coordonnatrice des activités du 350e anniversaire du sanctuaire Sainte-Anne-de-Beaupré.

D'autant plus que le musée, discret, mérite une visite, et abrite une exposition spéciale pour le 350e, insiste Mme Lefrançois. On pourra y admirer, entre autres, une chasuble offerte par Anne d'Autriche (la mère de Louis XlV) lorsqu'elle est devenue enceinte. Elle avait promis d'offrir un cadeau à chaque paroisse française et de la colonie qui portait le nom de sainte Anne.

Sera exposée aussi une précieuse statue de sainte Anne, en bois et garnie de feuilles d'or, promet Mme Lefrançois.

Les célébrations des 350 ans du sanctuaire Sainte-Anne-de-Beaupré commenceront le dimanche de Pâques. Mgr Maurice Couture présidera la messe de 9h30. Y participeront des personnages de l'époque, costumés.

Étienne de Lessard, par exemple, sera à la messe, lui qui a donné le premier terrain pour la construction d'une chapelle dédiée à sainte Anne. Louis Guimont, le premier miraculé, guéri d'une maladie de rein après avoir déposé trois pierres au pied du mur de la chapelle, y sera aussi.

Tous les «miracles», faveurs et guérisons survenus à Sainte-Anne-de-Beaupré ont été consignés par les pères Rédemptoristes, précise Mme Lefrançois. «Et nous continuons à recevoir quelques centaines de témoignages de guérison à chaque année. Les pères ont vu nombre de gens malades revenir guéris», assure-t-elle.

«Certains lèvent le nez sur cette dévotion populaire à sainte Anne, mais n'empêche que c'est une dévotion bien enracinée. Plusieurs reviennent parce qu'ils sont venus enfants», explique France Lefrançois.

Chaque année, la fête de Sainte-Anne du 26 juillet attire 35 000 visiteurs au sanctuaire Sainte-Anne-de-Beaupré. «Le tourisme religieux est en développement», soutient Mme Lefrançois.

«Mon Champlain est plus vrai que le tien...»

«Mon Champlain est plus vrai que le tien...»
Ian Bussières
Le Soleil (Québec)
Le mardi 11 mars 2008
Hyperlien : http://www.cyberpresse.ca/article/20080311/CPSOLEIL/80310286

Le 400e de Québec a beau avoir quatre interprètes de Samuel de Champlain, la Compagnie de Canonniers-Bombardiers de Québec (CCBQ) prétend qu’ils sont historiquement inexacts et que sa version du fondateur de Québec est beaucoup plus conforme à l’histoire.

Au lendemain de la présentation des personnificateurs de Champlain par la Société du 400e, la CCBQ, un organisme sans but lucratif spécialisé dans les reconstitutions historiques, avait amené «son» Champlain à la conférence de presse du Congrès national des sociétés historiques et scientifiques de France.

«Le Champlain du 400e n’a aucune crédibilité historique. Ça finit par être ridicule à force de faire n’importe quoi!», déplore l’historien et ethnologue Laurier Turgeon, qui utilisera le Champlain des Canonniers, personnifié par Réginald Gagnon, lors du congrès.

«C’est un Champlain tel qu’il s’était dessiné lui-même lors de la bataille contre les Iroquois en 1609 avec une représentation exacte de l’équipement qu’il portait, soit l’armure et le casque de fer, l’arquebuse et la rapière. On s’est donné du mal pour être fidèle à ce qu’il était à l’époque», poursuit M. Turgeon.

Période Louis XIII

François Gagnon, membre de la CCBQ, détenteur d’une maîtrise en archivistique de l’Université Laval et fils du personnificateur de Champlain, signale que le costume de Champlain du 400e est de la période Louis XIII alors que le leur est plutôt de la période Henri IV.

«Notre Champlain est vraiment celui de 1608! Le personnage de la Société du 400e a plutôt l’air d’un mousquetaire et représenterait mieux Frontenac! Il est vêtu selon la mode de la fin du XVIIe siècle, quelques décennies après la mort de Champlain!», explique-t-il.

M. Gagnon souligne d’ailleurs que c’est bien leur Champlain, et non celui du 400e, que les Forces armées canadiennes ont choisi pour mener le défilé militaire de la fête de Québec, le 3 juillet.

«Il faut donner aux gens une bonne représentation de Champlain. L’information existe, mais il faut faire l’effort d’aller la chercher! Il existe des thèses universitaires sur Champlain et je me demande pourquoi quelqu’un qui est payé à temps plein par le 400e n’a pas fouillé davantage», ajoute François Gagnon.

Crédible

Du côté des Productions Épisode, qui fournit les personnificateurs de Champlain au 400e, le comédien Stéphan Parent, l’un des quatre Champlain, se dit à l’aise avec sa représentation du personnage historique.

«Nous avons fait des recherches avec une scénographe à partir d’illustrations d’époque pour trouver un costume le plus crédible possible que Champlain aurait pu porter entre 1600 et 1620», explique M. Parent.

Ce dernier concède que son costume est de l’époque Louis XIII. «C’est de l’époque des mousquetaires, mais j’ai porté ce costume devant les historiens Denis Vaugeois et Jacques Lacoursière et les deux m’ont dit qu’il était très crédible.»

Quant au Champlain des Canonniers-Bombardiers de Québec, M. Parent souligne que ce n’est que l’une des représentations du personnage historique. «C’est un costume de champ de bataille. Champlain ne s’habillait pas comme ça à tous les jours!», conclut-il.

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Émission 400 fois Québec du samedi 8 mars 2008

Résumé de l'émission 400 fois Québec (télévision de Radio-Canada) du samedi 8 mars 2008 :

" Retour sur la belle époque du ski alpin sur les Plaines d’Abraham et toute l’histoire du ski à Québec. Tout sur la Symphonie « Des Mille », le concert grandiose de l’OSQ pour le 400e de Québec, qui réunira 1000 musiciens et choristes. Yves Jacques nous fait visiter la maison de ses ancêtres et d’autres endroits marquants pour lui à Québec. "

Il vous est possible d'écouter cette émission de 30 minutes via l'Internet, en visitant le site http://www.radio-canada.ca/regions/400foisquebec/ et en cliquant sur l'icône «Regardez».

Les autres émissions de cette série, diffusée depuis janvier 2008, sont conservées en archives et peuvent être écoutées via l'Internet.

Profitez-en!!!!

Les proverbes de chez nous (concours organisé par Radio-Canada)

Dans le cadre des Rendez-vous de la francophonie, Radio-Canada a organisé un concours intitulé Les proverbes de chez nous. Ce concours implique plus d'une vingtaine d'émissions de Radio-Canada, dont la plupart peuvent être écoutées « en ligne », via l'Internet.

Même si ce concours n'est ouvert qu'aux résidants du Canada qui ont atteint l'âge de la majorité, je crois qu'il pourrait vous intéresser, ne serait-ce que pour voir les proverbes qui ont été soumis aux différentes émissions.

Pour plus de renseignements, allez visiter le site suivant :
http://www.radio-canada.ca/regions/concours/lesproverbesdecheznous/ .

Bonne lecture!

"Jamestown, Québec, Santa Fe: Three North American Beginnings Stirring the Melting Pot" (final days of this exhibition in St.Louis, Missouri)

If you are in the St.Louis (Missouri) area, there are now less than 2 weeks left for you to vsit the exhibition "Jamestown, Québec, Santa Fe: Three North American Beginnings Stirring the Melting Pot."

To wet your appetite, please read the following text, which has been copied from the Missouri History Museum's web site, hyperlink http://www.mohistory.org/announcements/jqsf/index.htm .

" St. Louis: Cultural Crossroads

Unlike in Jamestown, Québec, and Santa Fe, where a single culture dominated each colonial settlement, the three European cultures—Spanish, French, and English—flourished in St. Louis. The Missouri Historical Society presents a companion section to the national exhibition, focusing on the local intersection of cultural influences in St. Louis's early history. This portion of the exhibition will be on display only in St. Louis and was developed from the Missouri Historical Society Collections.

October 27 through March 23, 2008

One of the things we remember from history classes is that Jamestown, founded in 1607, was the first permanent English colony in America. From this beginning, American history seemed to unfold. The exhibition, Jamestown, Québec, Santa Fe: Three North American Beginnings, opening at the Missouri History Museum on October 28, 2007, complicates and enriches this grade school view through an examination of three centers of European influence that interacted in various ways with Native American cultures to create a multi-national legacy.

The seeds of this complex history were planted by 1610 since the settlement of Jamestown was followed in 1608 with the establishment of Québec by the French and, in 1609, with the arrival of the Spanish who pushed north from Mexico to found Santa Fe. In the new world, these three great European empires found a new arena to act out old conflicts, with the Native people and later the enslaved Africans caught in the middle.

Visitors to the exhibition will see 140 artifacts and 60 graphics including rare surviving Native and European artifacts. Maps, documents, farming implements, clothing, weaponry, and ceremonial objects collected from both sides of the Atlantic tell the story of cultural encounter.
For example, Captain John Smith’s 1612 map of Virginia is one of the few early maps to credit information received from Native people by marking it with a Maltese cross. Artifacts show how the French in icy Québec adopted Native people’s technologies for transportation, developing their own canoes, snowshoes, and toboggans. An Italian-made breastplate, worn by the Spanish, is engraved with the Virgin and Child reflecting the ideas of conversion that drove the Spanish conquests.

To emphasize the web of cultural influences that constitutes American history, exhibition text is presented in three languages—English, French, and Spanish. Jamestown, Québec, and Santa Fe has been jointly organized by the Virginia Historical Society and the Smithsonian Institution National Museum of American History, with support from Robins Foundation, Land America, Jamestown 2007, and Virginia Department of Natural Resources. "

For more info on the St. Louis exhibition, click on the following hyperlink: http://www.mohistory.org/announcements/jqsf/index.htm .

Based on information gleaned on the National Museum of American History's web site (URL http://americanhistory.si.edu/exhibitions/exhibition.cfm?key=38&exkey=997 ), it is my understanding that, after St. Louis, this travelling exhibition will be displayed at the following locations:

May 9, 2008 – September 7, 2008
Canadian Museum of Civilization
100 Laurier Street
Gatineau, Québec J8X 4H2
Canada

October 25, 2008 – March 29, 2009
The Albuquerque Museum
2000 Mountain Road NW
Albuquerque, New Mexico 87104

May 18, 2009 – October 31, 2009
The Smithsonian International Gallery
Smithsonian Institution 1100 Jefferson Drive, S.W. Washington, D.C. 20560

If you can make it at any of these locations, enjoy your visit!!!

Les Rendez-vous de la Francophonie -- Spotlight on La Francophonie (Canada)

Le texte qui suit est extrait du site Internet Les Rendez-vous de la Francophonie (RVF), hyperlien http://www.rvf.ca/ .

"Les Rendez-vous de la Francophonie (RVF)

Les Rendez-vous de la Francophonie (RVF) invitent à la fête durant la période entourant la Journée internationale de la Francophonie (célébrée le 20 mars). Cette période nous offre l'occasion de célébrer partout au pays la présence, le dynamisme et la vitalité de la francophonie canadienne.

Cette année, les Rendez-vous mettent l’accent sur les liens à tisser constamment entre les générations. Chaque génération de francophones, depuis le début et d’un bout à l’autre du pays, a contribué à notre enracinement dans les villes et villages, mais aussi au développement du tissu social dans le milieu des arts et de la culture ainsi que dans les affaires et le domaine sportif, et à notre évolution relative à la façon de parler, de penser et de s’exprimer. Le 400e anniversaire de la fondation de la ville de Québec nous donne l’occasion d’examiner d’où nous venons : d’ici ou d’ailleurs, depuis longtemps ou récemment. Nous ne sommes pas le produit d’une génération spontanée. Chacun, chacune est issu d’une lignée de personnes qui ont assuré la présence et la permanence du fait français au nord du continent américain.

Spotlight on La Francophonie

The Rendez-vous de la Francophonie (RVF) (French speaking people get together) are inviting everyone to festivities during the Journée Internationale de la Francophonie, which will be celebrated March 20. This occasion allows us to celebrate everywhere in the country the dynamism and vitality of the French Canadian presence.

This year, the Rendez-vous will emphasize the generational ties that need to constantly be woven. Each French speaking generation since the beginning of this country, from one end to the other end of the country, has contributed to our roots in villages and towns, and also to social development, in arts and culture, in business and sports, in the way we speak, think and express ourselves. The 400th anniversary of Québec City will allow us to look at where we came from: from here or from somewhere else, a long time ago or recently. We are not the product of a spontaneous generation. Each and everyone is the product of a family line that ensured the permanent presence of the French community in North America."

Pour en savoir plus, allez visiter le site Internet Les Rendez-vous de la Francophonie (RVF), hyperlien http://www.rvf.ca/ .

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Blogger En Français: Une claque dans la tête


Dans la vie, il y a des diversions. Dès fois, c’est mal et dès fois, c’est bien.

Il y a quelques mois quand ma mère m’a envoyé un lien : http://www.tetesaclaques.tv/.
Je vais vous dire que c’est bizarre comme site. Commencé en Québec, c’est des semi-animations autour d’un sujet. Les personnages parlent comme les personnes qui ont agrandi dans un monde anglais-français. Alors ils parlent comme des personnes je connais depuis mon enfance (et je peux créer l’accent sans problème)! Le sens d’humeur dans les clips est malade (dans le sens fou), un peu vulgaire et plein des jeux de mots. Les personnages moquent les anglophones, les francophones, et eux-mêmes.

Même si ce n’est pas « politically correct», le monde aime Têtes A Claques. Envers un million de vidéoclips sont visionnes par jour sur le site. Dans mon expérience, il y a une discussion sur les nouveaux clips chaque réunion de famille.


Je trouve que c’est une bonne façon à apprendre le vocabulaire. Ils répètent assez souvent et on peut comprendre le contexte même si on ne comprendre toutes les mots. Alors amusez-vous avec Têtes à Claque comme j’ai fait pendant mon « lunch break ».


Image de: http://www.zatras.com/~share/images/Zatras/trouvailles/videos/0610/teteaclaquestv-willi-waller-2006.jpg

Franco-American Women's information

For Women's History Month, Franco-American Women's information, and links:

From Texture to Textiles to Texts
Franco-American Women's
Literary Tradition
Text Map of panels
http://www.fawi.net/SMALLPANELS.html

Curriculum for Franco-American Women of Maine, Grades 7-12
http://www.fawi.net/FAWCurriculum/FAWomenCurriculum.html

Franco-American Women's Writers and Editors Slide Show
http://www.fawi.net/Slideshow/Welbien.html

Franco American Women's Institute Directory
http://www.fawi.net/Lesfemmes.html

Les Femmes Française qui chantent and other musical/theatrical pages
http://www.fawi.net/Links.html#chant

Tante Blanche
http://www.fawi.net/Links.html#TB

Contemporary Franco-American Women's Writings
http://www.fawi.net/Links.html#contemporary

Women of the French & Indian War
http://www.fawi.net/Links.html#WF&IW

French American women artists
http://www.fawi.net/Links.html#Artists

Women from:
France
New exhibit about the Mlle. Franco-American Liberty!
"Bartholdi, building of the statue of Liberty"

Canada

United States/États-Unis

Haiti

Huguenot

Acadian, Cajun, Creole, and more

Rhea Cote Robbins, M.A.
641 South Main St.
Brewer, Maine 04412-2516
Telephone: 207-989-7059
Fax: 207-989-7059
Email:
Rhea_Cote@umit.maine.edu
RJCR@aol.com

Web Sites:
Author of Wednesday's Child
http://www.rhetapress.com/

New book, just published:
Canuck and Other Stories
Rhea Côté Robbins, Editor
Canuck, by Camille Lessard Bissonnette, (1883-1970),
translated by Sue Huseman and Sylvie Charron
La Jeune Franco-Américaine, The Young Franco-American
by Alberte Gastonguay, (1906-1978),
translated by Madeleine C. Paré Roy
Françaises d'Amérique, Frenchwomen of North America
by Corinne Rocheleau Rouleau, (1881-1963),
translated by Jeannine Bacon Roy

Franco-American Women's Institute
online since 1996
http://www.fawi.net/

"The artist is always beginning," Ezra Pound once wrote. "Any work of art which is not a beginning, an invention, a discovery is of little worth. The very name Troubadour means a 'finder,' one who discovers."...his central imperative: "Make it new."

Sculptures by Alfred Laliberte

Franco American Centre
Franco-American Centre Announces

Sculptures by Alfred Laliberte

What: Wine & Cheese reception
When: Thursday, March 13, 5-7pm
Where: Franco-American Centre
52 Concord Street
Manchester NH 03101
Cost: Free*
Questions: 669-4045 or visit our website, www.facnh.com

This exclusive exhibit will soon be gone. Please join us this Thursday for some wine, Cheese and beautiful art.

*As always, our exhibits are free and open to the public but a donation to help defray the costs of hosting such a significant exhibit would be greatly appreciated.
About Alfred Laliberte(1878-1953)

Born is Warwick, Quebec, gained attention early on with his talent as a sculptor. A scholarship, from La Presse, sent him to study in Paris. He returned to Montreal five years later only to produce monumental sculptures. Alfred Laliberte is considered one of Canada's premier artists. Laliberte covered a wide range of topics, from famous leaders of the American continent, to allegorical pieces. The collection, owned by ACA Assurance, contains over 50 pieces-the largest outside Canada.
About Franco American Centre
Located at 52 Concord Street the mission of the FAC is to promote the language, history, culture and art of the French speaking cultures in North America.

The FAC is one of New Hampshire's "Seven to Save"

Franco American Centre
Christine Bois Davis
Executive Director
Our Sponsors

Our Sincere Thanks to the New Hampshire Institute of Art for Sponsoring the Reception

The Laliberte exhibit is brought to you by ACA Assurance


We greatly appreciate the support of our sponsors and hope that you keep them in mind for your future business and personal needs.

Monday, March 10, 2008

«Le rapport de la Commission Boucar»

«Le rapport de la Commission Boucar»
Rima Elkouri
La Presse (Montréal)
Le dimanche 09 mars 2008
Hyperlien : http://www.cyberpresse.ca/article/20080309/CPARTS02/803090593/6517/CPARTS02

Le rapport de la commission Bouchard-Taylor ne sera pas livré le 31 mars comme prévu, apprenait-on cette semaine. Vu l'ampleur de la tâche, les coprésidents ont réclamé deux mois de sursis. En attendant, l'afro-québécois Boucar Diouf nous offre avec une bonne dose d'humour sa propre Commission Boucar sur un raccommodement raisonnable.

Boucar Diouf m'a donné rendez-vous dans un café qui a fermé, avenue du Mont-Royal. «Excuse-moi, je ne connais pas bien Montréal», me dit ce Rimouskois d'adoption.

Tu n'aimes pas Montréal? «J'adore Montréal, mais je suis un gars de petite ville. J'aime avoir un contrôle sur mon environnement social. Aller au café, connaître les gens qui y sont et continuer la discussion que l'on avait entamée six jours auparavant. Montréal, c'est gros. Et puis, moi, j'ai besoin de voir le fleuve...»

On en a pourtant un, fleuve, à Montréal... «Ah! non! C'est pas ça!» rouspète l'océanographe comme si je venais de blasphémer. «J'ai besoin de voir l'estuaire du Saint-Laurent, 42 km de large dans le coin de Matane. C'est le fleuve qui m'a emmené ici, alors je ne peux pas m'en éloigner vraiment.»

Dans La Commission Boucar pour un raccommodement raisonnable, petit traité sur l'intégration publié aux éditions Les Intouchables, Boucar Diouf raconte le parcours singulier qui l'a mené à quitter son village au Sénégal pour venir «poser son pied noir» au Québec en 1991. Lui qui a fait un doctorat en océanographie sur l'adaptation des poissons au froid aime bien piger dans les notions de biologie pour mettre en lumière certains phénomènes migratoires. Il prend plaisir à nous expliquer comment l'éperlan, au cours d'un long processus d'évolution, a appris à produire des molécules antigel lui permettant de passer l'hiver au froid sans rouspéter. C'est l'adaptation à son meilleur...

Berger sénégalais dans une autre vie, Boucar Diouf a aussi appris que l'on ne gagne rien à «frapper que sur les moutons qui traînent derrière». «S'ils ralentissent, c'est que, parfois, ceux d'en avant ne progressent pas à un rythme suffisamment soutenu pour leur donner une chance. Un bon pasteur doit savoir repérer les bêtes qui perturbent l'équilibre de son troupeau et leur servir une correction à la mesure de leur faute».

Après 16 ans dans la région du Bas-Saint-Laurent, le berger est devenu un humoriste afro-québécois difficile à étiqueter, plus québécois que bien des Québécois à certains égards, même si des gens continuent de l'aborder comme un pur étranger. «Je suis allé à la pêche à l'éperlan à Rimouski en fin de semaine, raconte-t-il. C'est drôle parce qu'il y a toujours là un monsieur pour me dire: connais-tu ça, l'éperlan? Ça me fait rire! J'ai eu envie de lui dire: regarde, s'il y a quelqu'un qui connaît l'éperlan, qui en a pêché l'hiver et l'automne, qui a sué à cause de l'éperlan pendant des années, c'est bien moi!»

Dans le cadre de la Commission Boucar qu'il a lui-même convoquée, le berger Diouf prend soin de taper autant sur les immigrants que sur les Québécois. Il se moque des «pure laine» qui clament que les «importés» devraient adopter le mode de vie d'ici mais qui, l'hiver venu, se réfugient dans un ghetto de Québécois en Floride. Il se moque aussi des intégristes musulmans et de leur paradis peuplé de vierges. «Pendant que les intégristes me promettent sept vierges au paradis, le Québec me garantit quatre poulettes ben su'a brosse à Rimouski», écrit-il, avec ironie. Il rit de l'imam de la mosquée de Dakar qui lui a expliqué que si les femmes doivent rester en arrière des hommes, c'est parce qu'avec des fesses bombées devant les yeux, les hommes risquaient d'être déconcentrés dans leurs prières. «Je lui ai dit: Qu'est-ce que tu penses que les filles font en arrière? Tu penses qu'elles ne regardent pas vos fesses?»

Boucar a tout prévu si des fondamentalistes n'apprécient pas ses blagues. «Si j'ai une fatwa, je vais aller me cacher en Gaspésie», lance-t-il en riant. «Ce que j'écris sur l'intégrisme musulman, je l'assume entièrement. Je démontre que ceux qui crient et font du boucan ne sont pas la majorité. Quatre-vingt-dix-neuf pour cent de ceux qui pratiquent leur islam ne dérangent personne. Moi, j'en suis un, musulman! Personne ne le sait. Personne dans les médias n'est venu me demander ce que je pense de l'islam. Je ne suis pas le stéréotype qu'il faut. Parce que je suis aussi musulman qu'un Québécois peut être chrétien.»

C'est lorsqu'il a été appelé à commenter le sondage bâclé du Journal de Montréal selon lequel 56% des Québécois se disaient racistes à divers degrés que Boucar Diouf a eu l'idée d'écrire ce livre. «Tu savais, toi, que 56% de mes potes souhaitent mon départ de Rimouski?» a-t-il lancé à sa blonde, à la blague. Et sa blonde gaspésienne de répondre: «Pour tes potes, je sais. En ce qui me concerne, j'ai 56% moins de chances d'être cocufiée si tu restes dans les limites du territoire national.»

Boucar Diouf dit avoir été très rarement victime de racisme au Québec. C'est arrivé une fois dans un bar où un gars lui a lancé: «Moé, j'les haïs, les nèg'. Assez pour en tirer un.» La conversation a dégénéré. Un gars a lancé une bouteille de bière à Boucar. Un de ses amis a reçu un coup de poing qui l'a mis K.-O. En rentrant chez lui cette nuit-là, Boucar s'est effondré en larmes et n'avait qu'une envie: quitter définitivement le Québec. «Mais j'ai fini par passer par-dessus, me dit-il. Parce que j'ai rencontré plein de gens qui me veulent du bien.»

Boucar me raconte la fois où il a failli mourir de froid à Rimouski, parce que, contrairement à l'éperlan, il n'était pas encore au fait des rigueurs de l'hiver. «Je ne maîtrisais pas l'ABC de la météo quotidienne. Je n'ai jamais écouté la météo. Je suis sorti pour aller à l'université. Il y avait une vague de froid. Je croise un gars. Il me dit: l'université est fermée. J'ai décidé de rebrousser chemin. C'était une erreur. Je suis passé par le couvent des soeurs de Saint-Rosaire. Je te jure, j'ai eu tellement froid, j'ai pensé que j'allais mourir! Il y a une dame qui m'a vu par la fenêtre. Elle m'a fait signe de venir. Elle s'appelait Patricia.» La soeur lui a donné une couverture, du café et des galettes. Elle l'a surtout réconcilié avec le genre humain. Et il lui en est éternellement reconnaissant.

Au-delà des critiques assenées aux uns et aux autres, Boucar Diouf a surtout voulu, dans ce livre, faire une déclaration d'amour au Québec qui a donné naissance au «Boucar libre» qu'il est devenu. «Moi, je me plais au Québec. J'aime le Québec. Et je voulais le dire. Je suis heureux d'être loin des contraintes religieuses à n'en plus finir, heureux d'être juste libre d'être qui je suis. C'est l'fun de le dire une fois de temps en temps.

«Télévision - 400 ans d'histoire noire au Canada»

Commentaire du blogueur : cet article date un peu mais intéressera sans doute certains d'entre vous.

«Télévision - 400 ans d'histoire noire au Canada»
Caroline Montpetit
Le Devoir (Montréal)
Édition du samedi 16 et du dimanche 17 février 2008
Hyperlien : http://www.ledevoir.com/2008/02/16/176333.html#

On connaît mal leur histoire, et pourtant ils sont avec nous depuis les débuts de la colonie, autant en tant qu'hommes libres qu'en tant qu'esclaves. Car on le sait depuis les travaux de l'historien Marcel Trudel sur la question, l'esclavage était présent au Québec dès la Nouvelle-France. Cette fois, un documentaire intitulé Héritage noir, présenté jeudi à 21h dans le cadre de l'émission Les Grands Reportages à RDI, retrace l'histoire mouvementée des Noirs en sol canadien. L'émission est signée Nicole Briand et Charles Thériault.

En fait, le premier Noir canadien connu s'appelait Mathieu Da Costa, provenait de l'Afrique de l'Ouest et accompagnait l'expédition de Samuel de Champlain, à qui il servait notamment d'interprète, puisqu'ils avaient à communiquer avec les autochtones. Da Costa avait d'ailleurs sans doute foulé le sol américain bien avant Champlain. Mais le documentaire s'attarde particulièrement aux communautés noires des provinces maritimes, entre autres celle de la Nouvelle-Écosse, qui était, à une certaine époque, particulièrement imposante. La ville de Halifax a en effet longtemps compté un quartier noir qu'on appelait Africville, bidonville insalubre qui a depuis été entièrement rasé mais qui est demeuré un point de ralliement pour la communauté noire néo-écossaise. Et la première mairesse noire de l'histoire de l'Amérique du Nord a été Daurene E. Lewis, descendante de Noirs loyalistes depuis sept générations et élue mairesse d'Annapolis, en Nouvelle-Écosse, en 1984.

C'est aussi en Nouvelle-Écosse, à Birchtown, qu'on trouvait en 1820 la plus grande communauté noire libre hors d'Afrique. Et, grand paradoxe, on pouvait voir à une certaine époque, dans une ville comme Shelburne, toujours en Nouvelle-Écosse, tant des Noirs affranchis que des esclaves provenant d'une même famille! C'est à Shelburne aussi que, récemment, un musée abritant la mémoire de cette longue histoire a été détruit dans un incendie, dont on dit qu'il était de nature criminelle.

Au Canada français, l'esclavage a été aboli en 1833, comme en témoigne l'historien Marcel Trudel, qui est longuement interviewé dans le documentaire. Auparavant, l'esclavage était courant ici, tant chez le gouverneur que dans les communautés religieuses. Il était cependant moins dur et plus civilisé que dans les Antilles, les esclaves d'ici ayant eu recours aux tribunaux dans les cas de mauvais traitements. Mais l'historien n'y va tout de même pas de main morte quand il s'agit de l'attitude adoptée par les Canadiens français blancs devant leurs compatriotes noirs.

«Nous avons été racistes. La société canadienne-française a été raciste», martèle-t-il, entre autres au sujet de l'éducation qui a été dispensée jadis dans le cours classique, avant d'ajouter que la conception du Québécois «de souche» relève de la mythologie.

Les documentaristes se sont ensuite déplacés vers Buxton, en Ontario, où l'on trouve des descendants d'anciens esclaves marrons, et en Alberta. Ils sont aussi allés en Colombie-Britannique, où la présence d'une importante communauté noire, appelée spécifiquement pour peupler le territoire par un gouverneur qui avait lui-même du sang noir, a été occultée par l'histoire.

Si le propos du documentaire est intéressant et a le mérite d'approfondir une réalité qui mériterait d'être mieux connue, il manque parfois de précisions quant aux références historiques des événements. Et, on doit sans doute s'en réjouir, il donne au téléspectateur l'appétit d'en savoir plus sur certains pans de l'histoire noire au Canada.
«Ken Scott : I am Québécois»
Marc Cassivi
La Presse (Montréal)
Le mardi 4 mars 2008
Hyperlien : http://moncinema.cyberpresse.ca/nouvelles-et-critiques/entrevues/entrevue/3325-Ken-Scott--I-am-Quebecois.html

Ken Scott me rejoint au Tapeo, rue Villeray. L'ex-acteur et humoriste (Les Bizarroïdes) devenu scénariste (La grande séduction, Maurice Richard), réalisera bientôt son premier long métrage, Les doigts croches, qui vient de recevoir l'aval de la SODEC et de Téléfilm Canada. Il travaille aussi à l'adaptation pour le cinéma d'un roman jeunesse sur l'Holocauste, Hana's Suitcase, qui sera tourné en anglais. Discussion sur le bilinguisme.

Marc Cassivi: On parle beaucoup en ce moment de bilinguisme. Je m'y intéresse depuis longtemps. J'ai grandi dans le West-Island. C'était un peu comme vivre en Ontario. La force du nombre fait en sorte qu'on s'assimile facilement à la culture dominante. Quand j'étais jeune, tout se passait en anglais. Même à l'école, entre francophones, on parlait en anglais. Je comprends très bien la nécessité de protéger sa langue lorsqu'on est minoritaire.

Ken Scott: Mon père est anglophone et je suis sûr qu'il me considère d'abord comme francophone, même en ce qui concerne la politique. Je fais sans doute exprès pour entretenir le doute sur mes convictions politiques dans ma famille, question de nourrir les discussions. Mais parmi mes amis francophones, ce qui est drôle, c'est que je suis considéré comme l'anglo et probablement, parce que je ne me prononce pas clairement là-dessus, comme un fédéraliste. J'aime entretenir le mythe.

M.C.: C'est drôle de pouvoir jouer sur cette double identité, qui est à la fois une richesse. Je suis peut-être naïf, mais je m'étonne d'entendre Victor-Lévy Beaulieu dire qu'il n'est pas bilingue par choix. C'est un geste politique, évidemment, mais je trouve aussi que c'est un geste borné.

K.S.: C'est comme se construire soi-même une prison. Je ne parle pas seulement d'apprendre l'anglais, mais d'apprendre l'espagnol et d'autres langues. D'être ouvert à communiquer avec un maximum de gens. La planète se mondialise et si on est uniquement capable de parler le québécois, on ne sera pas de la partie. Il faut se donner les outils pour protéger notre culture, mais ce n'est certainement pas en se refermant sur nous-mêmes qu'on va pouvoir le faire.

M.C.: Il faut protéger nos acquis. On est tous d'accord là-dessus. Je ne suis pas d'accord avec VLB. Mais je comprends ses craintes. J'ai pratiquement vécu l'assimilation. Il y a un réel danger à être assimilé à une culture dominante.

K.S.: C'est clair. Si on ne prend pas les moyens de protéger la langue française, elle va disparaître. C'est sûr. Mais ce n'est pas en se refermant qu'on va la protéger. Au contraire, c'est en s'ouvrant sur le monde, en s'exportant, en faisant des oeuvres qui sont appréciées ailleurs. C'est aussi une façon de protéger notre culture. Ça ne veut pas dire de ne pas apprendre l'anglais.

M.C.: Je comprends les appréhensions de ceux qui craignent pour l'avenir de notre langue, mais la peur obsessive de certains vis-à-vis de l'anglais me semble symptomatique d'autres maux. Je trouve que c'est d'une certaine manière une question générationnelle. Je ne sens pas autour de moi, chez les gens de ma génération, de complexes liés à la langue. On s'intéresse à d'autres cultures, on écoute de la musique et on voit des films qui viennent d'ailleurs, notamment des États-Unis. Pas parce qu'on est colonisés, mais parce qu'on a confiance en notre langue et notre culture. Ça ne veut pas dire qu'il ne faut pas protéger nos acquis.

K.S.: Aujourd'hui, le combat qu'on mène pour protéger la langue française n'est pas le même que celui qui était mené dans les années 40 ou 50, à l'époque de Maurice Richard, alors que les anglos étaient les patrons et les francophones étaient opprimés. Le Journal de Montréal a fait une série récemment sur le fait qu'il était difficile de se faire servir en français à Montréal. Ce n'est pas ma réalité, et je ne crois pas que ce soit la réalité de la majorité des Montréalais, sauf peut-être, comme tu le dis, dans le West-Island. Bien des progrès ont été faits depuis les années 50. De se révolter de la même façon qu'à l'époque, alors qu'on n'est plus rendus là...

M.C.: Ça peut paraître déphasé. On ne peut plus appréhender les choses de la même façon, même si le combat pour la langue reste constant. Il ne faut pas baisser la garde. C'est sans doute ce que veut dire VLB. Mais on ne peut pas non plus nier les résultats de la loi 101. Il y a une différence énorme entre le bilinguisme individuel et le bilinguisme d'État, que personne ne souhaite au Québec. Je trouve aussi qu'il y a beaucoup d'idées reçues sur la place de l'anglais à Montréal. Au coin de Peel et Sainte-Catherine, c'est vrai que ça se passe en anglais. Mais Montréal, ce n'est pas que ça. J'ai quitté le West-Island il y a 15 ans et depuis, ça s'est beaucoup francisé.

K.S.: Je suis né au Nouveau-Brunswick, mais j'ai grandi à Laval. Tout se passait en français.

M.C.: Aujourd'hui, il y a une jeune génération d'artistes québécois qui fait de l'art dans d'autres langues que le français. Ceux qui les considèrent comme des traîtres, des vendus ou des colonisés sont surtout, à mon avis, des gens d'une autre génération. Les jeunes sont décomplexés par rapport à la question linguistique. Ils ne sont pas atteints du syndrome «I want to pogne». On dira qu'ils sont insouciants, qu'ils ne reconnaissent pas les combats qui ont été menés pour eux par ceux qui les ont précédés. Je trouve que c'est un peu simpliste comme raisonnement. Tu prépares un scénario en anglais. Penses-tu qu'on va bientôt te le reprocher?

K.S.: Je ne l'ai pas encore entendu. Je suis bilingue. Pour moi, c'est organique. De pouvoir travailler en anglais, c'est évident que ça ouvre des portes. Si le Cirque du Soleil a un tel rayonnement international, si Guy Laliberté a autant de contrats à l'étranger, j'imagine que c'est aussi parce qu'il peut communiquer dans une langue qui est commune à bien des gens dans le monde. Est-ce qu'il aurait pu faire ça en parlant seulement le français? Il est un ambassadeur du Québec à l'étranger. Il fait travailler combien d'artistes québécois dans le monde? Le Cirque, c'est un tremplin hallucinant.

M.C.: Le nombre de metteurs en scène de talent qu'il a lancés sur la scène internationale...

K.S.: J'imagine que lorsqu'ils travaillent à Las Vegas, en Europe ou au Japon, ils doivent parfois se servir de l'anglais. Ça ne change rien au fait qu'ils soient québécois, qu'ils aient une façon de faire et de penser qui soit québécoise. Ils sont tous des ambassadeurs du Québec et de notre culture.

M.C.: Guy Laliberté pourrait facilement dire: «J'embauche la crème des metteurs en scène du monde entier, le meilleur metteur en scène japonais pour mon spectacle permanent au Japon», sans se soucier de mettre de l'avant les créateurs québécois. S'il continue de le faire, c'est parce qu'il croit en sa culture.

K.S.: C'est aussi ça, protéger sa culture.

«Les oubliées»

«Les oubliées»
Marie-Claude Lortie
La Presse (Montréal)
Le samedi 08 mars 2008
Hyperlien : http://www.cyberpresse.ca/article/20080308/CPOPINIONS05/803080935/6995/CPOPINIONS05

Quand Marie-Chantal Lepage a pris les commandes des cuisines du Manoir Montmorency, près de Québec, on lui a dit «Tu va tougher six mois.»

Elle y est restée 10 ans.

Quand on l'a invitée pour la première fois à participer à un banquet réputé, avec d'autres chefs, on lui a demandé de préparer le... granité.

«J'ai été tellement insultée! Mais apparemment, j'ai bien réussi parce que l'année suivante, ils m'ont demandé de choisir mon plat.»

Lepage est chef du Monte-Cristo, le restaurant du Château Bonne-Entente à Québec. Dans la capitale provinciale, elle fait partie des chefs qui comptent.

Dans quelques jours, elle s'envolera vers Dallas pour préparer un grand repas visant à donner envie à une clientèle américaine triée sur le volet de venir à Québec dans le cadre des célébrations du 400e.

La semaine dernière, elle était l'invitée de Montréal en lumière.

Bref, pas mal d'eau a coulé sous les ponts depuis ses débuts en 1982, quand on lui disait fréquemment: «Les femmes c'est bon en cuisine, mais à la maison.»

En fait, c'est tout le monde de la gastronomie qui a changé depuis. Ou, devrait-on dire, commencé à changer, car cet univers demeure très masculin.

Ainsi, il n'y a qu'une seule femme à la tête d'une table consacrée trois étoiles par le guide Michelin en France. C'est Anne-Sophie Pic, de la Maison Pic, qui a reçu le grand honneur au classement 2007. Elle est la quatrième Française à obtenir la distinction. Avant elle, il y a eu Eugénie Brazier et Marie Bourgeois en... 1933! Puis Marguerite Bise en 1951. En outre, une seule femme française a deux étoiles, Hélène Darroze.

En revanche, deux Espagnoles ont déjà eu droit à leurs trois étoiles - Carme Ruscalleda en Catalogne et Elena Arzac dans le pays basque - et trois Italiennes, Annie Feolde à Florence, Luisa Valazza dans le Piémont et Nadia Santini en Lombardie.

Au Québec, on aimerait se croire plus à l'avant-garde, mais ce n'est pas encore le cas.

En neuf ans, le festival Montréal en lumière n'a jamais choisi une femme comme présidente d'honneur et il ne corrigera pas cette aberration l'an prochain puisque la vedette invitée est Alain Passard, du restaurant parisien Arpège.

De façon générale, au Québec, les femmes chefs à la tête de leur cuisine se comptent encore presque sur les doigts de la main, en commençant par Racha Bassoul, de Bazaar; Anne Desjardins, de L'eau à la bouche; Denise Cornellier, traiteur; Alba Delgado, de Bu. Graziella Batista, que l'on connaissait bien du temps d'Il Sole et que l'on croyait disparue de la scène gastronomique, vient d'ouvrir Graziella dans le Vieux-Montréal... On pourrait aussi parler de Dyan Solomon, copropriétaire et chef pâtissière chez Olive & Gourmando; de Marie-Fleur St-Pierre, chez Tapeo; d'Elena Faita, qui dirige l'école de cuisine Mezza Luna. Et évidemment, je dois en oublier quelques-unes.

Ce qui a cependant beaucoup changé, c'est ce qui se passe dans les coulisses de la gastronomie. «Des femmes maintenant, on en voit partout, dans toutes les cuisines, dit Mme Lepage. Elles ne sont pas chefs, mais elles sont là.»

Ainsi, même si Daniel Vézina est le visage officiel du Laurie Raphaël de Montréal, c'est Cynthia Moreau qui en pilote la cuisine, tandis que Masami Waki fait des miracles en pâtisserie au Club Chasse et Pêche dans l'ombre du chef Claude Pelletier. Et près de la moitié de l'équipe du Monte Cristo est féminine. Et il ne faut pas oublier Cheryl Johnson, sous-chef de Normand Laprise.

Et c'est sans parler de toutes ces femmes qui gèrent les restaurants pendant que les gars donnent les entrevues et tournent des documentaires: Christine Lamarche, du Toqué!; Gaëlle Cerf, au Pied de Cochon; Suzanne Gagnon, au Laurie-Raphaël...

Et là encore, je suis certaine que j'en oublie. Pas étonnant parce que ces filles-là, on ne les voit pas. Ou plutôt on les voit partout, mais on les oublie quand même.

À vous toutes, joyeux 8 mars!

«Un dictionnaire visuel pour aller au-delà des langues»

«Un dictionnaire visuel pour aller au-delà des langues»
Martine Bouliane
La Presse (Montréal)
Le vendredi 22 fév 2008
Hyperlien : http://www.cyberpresse.ca/article/20080222/CPVOYAGES/802161089/1053/CPARTS02

Des pictogrammes simples. Voilà ce que préconise le Guide de communication universel, un outil ingénieux pour se faire comprendre en voyage sans parler la langue du pays.

Publié par les Guides de voyage Ulysse, le Guide de communication universel est tout petit. Ayant moins de 100 pages, il se glisse aisément dans un sac ou même dans une poche. Les thèmes abordés suivent en quelque sorte le parcours d'un voyageur, de l'aéroport à l'achat de souvenirs. «Le guide propose un langage visuel basé sur des pictogrammes. Dans plusieurs pays, en dehors des grands circuits, personne ne parle l'anglais et encore moins le français», note Nicole Janvier, coauteure du livre avec Guy Lassonde.

Une image peut correspondre à un mot. Les dessins expriment souvent des concepts. Ils permettent de pointer un élément qu'on souhaite avoir dans sa chambre, par exemple un ventilateur ou deux lits. Ou encore de demander la couleur d'un objet qu'on veut acheter. Ils permettent de commander un repas avec tel légume ou telle viande. Ou d'indiquer à son interlocuteur que le prix demandé est trop élevé. Tout ça sans parler la langue du pays.

Les seuls mots écrits à l'intérieur du guide sont les thèmes. Ils le sont en français, en anglais et en chinois. «On a choisi d'ajouter cette langue parce qu'avec les Jeux olympiques de Pékin cette année, il y aura beaucoup de touristes là-bas», souligne Mme Janvier.

Nicole Janvier et Guy Lassonde effectuaient un voyage de trois mois en Chine lorsqu'ils ont eu l'idée de ce dictionnaire visuel. Ils esquissaient eux-mêmes des dessins pour communiquer avec les populations locales qui ne parlaient pas anglais.

Les pictogrammes du Guide ont été réalisés par l'École des arts visuels de l'Université Laval. Ils sont à la fois beaux et simples.

Pour le lecteur d'ici, leur signification paraît bien évidente. Selon Mme Janvier, le Guide sera utile même dans des pays aux repères culturels qui semblent bien différents des nôtres, par exemple l'Inde ou la Chine.

Le couple, retraité, a aussi publié le guide La Chine en solo en décembre, chez le même éditeur. Ce livre propose des parcours détaillés à suivre, qui comprennent la visite des villes, sans oublier des suggestions d'hôtels et restaurants, le tout à petit prix. Ils travaillent maintenant à un livre sur l'Inde. Pensés tout d'abord pour les baby-boomers, ils s'adressent finalement à un public plus large, croit son auteure. «En vieillissant, les gens ont moins d'argent, mais plus de temps. Un tel guide est une sécurité pour des personnes qui voyagent de façon autonome. Il peut aussi être utile pour ceux qui ont une journée libre pendant un voyage organisé», dit-elle.
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Nicole Janvier et Guy Lassonde, Guide de communication universel, éditions Ulysse, 96 pages. Prix: 12,95 $.

«2000 pages d’histoire bientôt en librairie»

«2000 pages d’histoire bientôt en librairie»
Samuel Auger
Le Soleil (Québec)
Le lundi 03 mars 2008
Hyperlien : http://www.cyberpresse.ca/article/20080303/CPSOLEIL/80303014/1051/CPARTS02

Voilà une chose que les citoyens de Québec sont assurés d’obtenir à temps en 2008. La plus imposante synthèse historique de la région — un projet qui dure depuis 10 ans — sera bel et bien publiée d’ici quelques mois, a confirmé hier l’historien à la retraite Marc Vallières